BULLETIN
DE LA
r r
SOCIETE LINNËENNE
DE NORMANDIE
Les opinions émises dans les publications de la Société sont exclusivement propres à leurs auteurs ; la Société n'entend nullement en assumer la responsabilité (art. 23 du règlement intérieur).
La Société Linnéenne de Normandie ayant été reconnue établissement d'utilité publique, par décret en date du 22 avril 1863, a qualité pour accepter les dons et legs dont elle serait gratifiée.
BULLETIN
DE LA
SOCIÉTÉ LINNÉENNE
DE NORMANDIE
FONDEE EN 1823
Et reconnue d'utilité j>ul)li<|iie par décret du 22 avril 18fi3
C^-1^1 ^s>-^> -~
6e série,
9e volume
AX.1EE 1 î» 1 «
CAHN
E. LANIER, Imprimeur
31, Boulevard Bertrand, 31
\ 9 1 9
COMPOSITION DU BUREAU DE LA SOCIÉTÉ
l'our l'année iiM<»
Président MM. Corbière (L.).
Vice-Président Lignier (0.).
Secrétaire Bigot (A.).
Vice-Secrétaire Houard (G.).
Trésorier Chevrel (R.).
Bibliothécaire Lortet(M.).
Vice-Bibliothécaire . . . Mazetier (G.).
Archiviste Catois (Dr).
Sont Membres de la Commission d'impression pour l'année 191G :
MM. les Membres du Bureau; MM. Brasil, Lignier, Moutier (Drj, sortant en 1917 ; Chemin, Drouet, Lebailly (Dr), sortant en 1918.
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MEMBRES DÉCÉDÉS PENDANT L'ANNÉE 1915
MM. Boreux. membre honoraire depuis 1875. Noury (Dr), membre résidant depuis 189G.
Liste générale des Membres de la Société
AU 1" JANVIER 1916
MEMBRES HONORAIRES
Date de la nomination. MM. Barrois (Cli.), membre de l'institul, professeur à la
Faculté des Sciences de Lille (Nord) 18'J2
Bathek (F. -A.), conservateur au Drilisli Muséum (Natural History), South Kensington, à Londres, S.VV. . . . 1900
Capellini, professeur de géologie à l'Université de
Bologne (Italie) 1S78
Uouvillk, membre de l'Institut, professeur de paléonto- logie à l'École des Mines, boulevard Saint-Germain,
207, à Paris (VII«) 1883
5 Geikie (Sir Archibald), correspondant de l'Institut, ancien directeur général du Service géologique de Grande-Bre-
_ tagneet d'Irlande, Shepherd's Down, Haslemere, Surrey. 1908
Guillouard, correspondant de l'institul, professeur à la
Faculté de Droit, rue des Cordeliers, 9, à Caen. . . 1890
Miers, professeur à l'Université, Wetherby Gardens, '23,
Londres, S.W 1908
Moniez (H.), recleur de l'Université de Caen .... 1909
Nathorst, professeur à l'Académie de Stockholm (Suéde). 1907 10 Œhlert (U.-P.), correspondant de l'institul, directeur
du Musée de Laval (.Mayenne) 1897
Sauvage ([>'), directeur du Musée d'Histoire naturelle de Bouiogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) 1883
Scoti I). IL), East Oakley House, Oakley, liants, An- gleterre 1914
Sollas, professeur de Géologie à l'Université d'Oxford (Angleterre 1908
— 4 -
Date de la nomination
MM. de Toni, professeur à l'Université de Modena (Italie) . 15 Toutain, ancien maire de Caca, Juge honoraire au Tribu- nal de la Seine 1808
Vatin, ancien préfet du Calvados, Trésorier-payeur géné- ral, à Toulouse (Haute-Garonne) 1898
17 Woodward (A. Smith), conservateur des Collections paléontologiques du British Muséum (Natural History), South Kensinglon, à Londres, S.VV 1008
MEMBRES RÉSIDANTS
MM. Aubert-Champeuré, avoué, rue Cuillaume-le-Conquérant, 0. 1001 Belcour (J.), étudiant en médecine, rue Jean-Romain, 29. 1013 Bigot (A.), doyen de la Faculté des Sciences, Secrétaire,
rue de Geôle, 28 1881
Bigot (André), étudiant a la Faculté des Sciences, rue
de Geôle, 28 1913
5 Bourienne (D'), rue de Geôle, 70 1801
Brasil (L.), professeur-adjoint à la Faculté des Sciences, directeur-suppléant du Laboratoire de Bactériologie, rue
de Gaillon, 1 1893
Bugnon (P.), chef de travaux pratiques de botanique à la
Faculté des Sciences, rue Branville, 117 1013
Caillot, pharmacien de l'hôpital, roule de Ouistrebaai . 1890 Catois (Dr E.), docteur es sciences, professeur à l'Ecole
de Médecine, Archiviste, rue Eeuyére, 15 1870
10 Chemin (E.), professeur de Sciences naturelles au Lycée
Malherbe, rue de l'Eglise-St-Julien, 5 1011
Chevrel (B.), docteur es sciences naturelles, maître de conférences adjoint de zoologie à la Faculté des Sciences, professeur à l'Ecole de Médecine, Trésorier, rue du
Docteur-Bayer, 5 1882
Danjou, pharmacien de 1" classe, place Malherbe, 5. . 1008 M'" Dionot (M.), professeur de Sciences au Lycée de Jeunes
Filles, nie Richard-Lenoir, 6 1014
MM.Drouet, propriétaire, rue du Docteur-Raycr, 8. . . . 1801 lj Fréjiont (1)'), rue de Geôb-, Sri. 1913
Date de lu nomination
MM.Gai.lier, vétérinaire, rue Leroy, 2 1899
Gidon (Dr F.), docteur es sciences naturelles, professeur
suppliant à l'École de Médecine, rue Basse, 151 . . 1895 Gosselin (Dr), professeur à l'Ecole de Médecine, rue des
Carmes, 23 1878
Hollier-Larousse, à Louvigny (CalvadosJ 19|3
20 Houari) (C), professcur-adjoinl à la Faculté dus Sciences,
Vice-Secrétaire, rue Jean-Marot, 7 1912
Jouan (L.), libraire, rue Saint-Pierre, 98 1904
Lanier (E.), imprimeur, boulevard Bertrand, 3! . . 1892
Lebailly (Dr C), préparateur à la Faculté des Sciences,
rue Saint-Martin, 68 1906
Ledart (R.), rue Mélingue, 17 . 1895
25 Léger (D' P.), professeur à l'École de Médecine, rue
du Pont-Saint-Jacques, 7 1898
Le Moulec, ingénieur, rue de Geôle, 110 1913
Ligxier (0.), professeur de Botanique a la Faculté des
Sciences, Vice-Président, rue Richard-Lenoir, 4. . . 1887 Lortet (M.\ conservateur de l'herbier du Jardin des Plantes,
Bibliothécaire, rue de Geôle, 123 1906
Lucas (abbé), curé d'Hérouville (Calvados) 1913
30 Mabili.e (l)r), rue Saint- Louis, 6 1914
Marie (E.), professeur à l'Ecole primaire supérieure, rue
de Baveux, 119 1900
Maugeais (Dr), rue Sadi-Carnot, H 1911
Mazetier (G.), agent principal de la Caisse d'Épargne,
Vice-Bibliothécaire, rue de Bras, 9 1905
Moutier (Dr A.), professeur à l'École de Médecine, nie
Jean-Romain, 6 1870
35 Osmont (l)r), professeur à l'Ecole de Médecine, rue Jean- Romain, io . 1896
Pouettre, propriétaire, place de la République, 19 . 1901
37 Renémesnil (P. de), secrétaire général honoraire de la
Mairie, rue de l'Église-Saint-Julien, 12 1870
MEMBRES CORRESPONDANTS (1)
Date de la nomination
MM. "Antoine, répétiteur au Lycée d'Amiens (Somme) . . . 1904
Balle (É.), place Saint-Thomas, 14, à Vire (Calvados). . 1891
Bansard des Bois, Belléme (Orne) 1883
Barbé (Dr C), rue Cazault, 54, à Alençon (Orne). . . 1888
5 Barrabé (M.), préposé en chef de l'octroi, à Fiers (Orne) 1905
Barré, entomologiste, à Sées (Orne) 1914
Bazin (Dr;, à Condé-sur-Noireau (Calvados) 1913
Bedel, vétérinaire, à Dozulé (Calvados) 1904
Boudier (É.), correspondant de l'Institut, rue de Grétry,
22, à Montmorency Seine-et-Oisc; 1876
10 Bureau (Ed.), ancien professeur au Muséum, quai de
Béthune,24, à Paris (IV) 1858
"Chevalier (Aug.), explorateur, boulevard Saint-Marcel,
14, à Paris (V) 1894
Collignon (Dr), correspondant de l'Académie de Médecine,
à Cherbourg (Manche) • 1898
Corbière (L ), professeur au Lycée, Président, rue
Asselin, 70, à Cherbourg (Manche) 1887
Créances (J.-B.), principal honoraire de l'Université, rue
Blanchard, 12, à Fontenay-aux-Roses (Seine). . . . 1886
15 Damécourt, vétérinaire, à Cauraont-l'Evenlè (Calvados) . 1914 Dangeard, chargé de cours à la Faculté des Sciences,
rue Cuvier, 12, à Paris (V) 1883
Delainay-Lariviére, pharmacien, à Morlain (Manche) . . 1905 Delavigxe T.), pharmacien de 1" classe, rue Sainte-Gone-
viéve, 2, à Vernon (Eure) 1884
Denizot (G.), professeur au Collège de Pont-1'Évêque
(Calvados) 19i4
20 Dollfus (G.), ancien président de la Société géologique
de France, rue de Chabrol, i5,à Paris X*) . . . . 1873
-Dobanlo (Dr R.), à Mathieu (Calvados) 1911
( ) Ces Membres correspondants dont le nom est précédé d'un " sont ceu\ qui ont demandé à recevoir les Mémoires.
Date de la nomination
MM. Doucet (G.), pharmacien à Beaumont-le-Roger Eure i 1 » l r. Duboscq (Dr 0.), professeur ;ï l'Université de Montpellier
(Hérault) 1894
Duquesne (A.), pharmacien-chimiste, à Saint-Philibert,
par Monlfort-sur-RisIe Eure) 1 87.;
25 Durel (A..), professeur au Collège d'Avranches (Manche) . 1905 Duret, professeur à la Faculté libre de Médecine, boule- vard Vauban, 21, à Lille (Nord) 1870
Dutot, rue Montebello, 56, à Cherbourg (Manche). . . 1883 "Fauyel (P.), docteur es sciences naturelles, professeur à l'Université catholique, Villa Cœcilia, rue du Pin, 12, à
Angers (Maiue-et-Loire) 1894
Focet (H.), avoue, rue du Jeudi, 13, à Alençon (Orne). 1912 30 Fontaine, naturaliste, à la Chapelle-Gauthier, par Brogli<!
(Eure) 1881
"Formk.ny me La I onde (de), château de La Londe, à Bié-
ville-sur-Ornc (Calvados) . 1901
" Fortin (IL), rue du l'ré,24, à Rouen (Seine-Inférieure) . 1874 Foucuer, rue de la Véga, 17 et 19, à Paris (XIIe). . . 1871 Frémt (abbé), professeur de Sciences naturelles à l'Insti- tution secondaire libre de Saint-Lô Manche) . . . 1913 35 Gadeau de Kerville, correspondant du Muséum, rue
Dupont, 7, à Rouen (Seine-Inférieure) 18S8
Gerbaui.t (E.-L.), ancien juge, à Fresnay-s-Sarlhe Sarlhe) 1908 Godard (l,.), ingénieur en chef des Ponts et Chaussées,
rue d'Antin, 3, à Paris (IIe) . . 1905
Gtjillouard, instituteur, au Merleraull (Orne) .... 1909
Guirot (L.), pharmacien, à Mortrée (Orne) 1913
40 Hébert, ancien notaire, rue du Jeudi. 24, à Alençon (Orne) 1902
IIommey (Ur J.), à Sées (Orne) 18SI
Houel (P.), ingénieur des Arts et Manu'aclures, à Condè-
sur-Noireau (Calvados) 1890
Hut (abbé) rue de Cormeille, 104, à Levallois-Pcrrcl
(Seine 1894
Huet (Dr), rue Daruv 5, à Paris VIII' 187'.»
45 "Hussot T.), botaniste, à Caban, par Athis Orne . . 18ii'.
Jardin (E.), pharmacien, au Neubourg (Eure) .... 1898
Langlais, directeur des Services agricoles, à Alençon(Orne) 1883
— S —
Date de la nomination MM. Leboucher, ancien pharmacien, route du Mans, 118, à
Alençon (Orne) 1886
50 m Leclerc (G.), pharmacien de 1" classe, licencié ès- sciences, .chef de laboratoire à la Pharmacie centrale de
France, rue des Nonnains-d'Hyéres, 21, à Paris (IV) 1907
Lecœur, pharmacien, à Vimoutiers (Orne) 1880
M" I.ecœur, à Vimoutiers (Orne) 1891
Lecointe, professeur à l'Ecole normale, à Evreux (Eure). 1892
Lhomme (L.), éditeur, rue Corneille, 3, à Paris (VI*). . 1911 55 Lemée (E.), horticulteur-paysagiste, ruelle Taillis, 5, à
Alençon (Orne) 1896
Lemercier, pharmacien, rue Saint-Martin, à Argentan
(Orne) 1905
I.enoir, professeur au Lycée, rue du Général-Fromentin,
11, â Alençon (Orne) 1911
Le Roy (D' R.), avenue de Neuilly, 136 bis, à Neuilly-sur-
Seine (Seine) 1904
Le Sénéchal (R.), docteur en droit, Le Merlerault (Orne) 1883 60 "Letacq (abbé A.), aumônier des Petites Sœurs des Pauvres,
route du Mans, 151 bis, à Alençon (Orne) .... 1877
Mahot, pharmacien, à Sées (Orne) 1905
"Maire (R.), professeur à la Faculté des Sciences d'Alger. 1909 Martel (V.), directeur de l'École primaire supérieure et pro- fessionnelle, rueSaint-Lô, 22, à Rouen (Seine-Inférieure) 1891 Matte (H.), inspecteur d'Académie, Le Puy (Haute-Loire) 1898 65 Mazet (P.), propriétaire, château de la Haizerie, par Vaux-
sur-Aure (Calvados) 1913
Michel, agent voyer, à Évrecy (Calvados) 1887
Moisy, avocat, boulevard Hérbet-Fournet, 57, à Lisieux
(Calvados) 1896
Moutier (Dr F.), rue de Monceau, 95, à Paris (VIIIe). . 1899
Pelvet (Dr), à Vire (Calvados) 1883
70 Perdreau (Dr), Le Merlerault (Orne) 1905
Renault (C), professeur de Sciences physiques et naturelles
au Collège de Fiers (Orne) 1881
"ItoBiNE (l)r), à La Haye-dii-Puits (Manche) 1901
Saintanck-Savuuré. receveur-buralistfi, à Nonanl-le-Pin
(Orne) 1905
— 9 -
baie de la nomination
MM . "Tison (A.), maître de conférences à la Faculté des Sciences,
rue Marceau, 8, à Rennes (llle-et-Vilaine) .... \89~ï 75 Tolmer (L.), licencié es sciences, rue des Bouchers, 50,
à Bayeux (Calvados) 1908
Vallory (J.), professeur de Sciences au lycée de Casa- blanca (Maroc) 1907
"Vaullegeard (Achille), docteur ès-sciences, industriel,
rue Armand-Gasté, à Condé-sur-Noircau (Calvados) . 1891 78 Zurcher (P.), ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées. 181*3
LISTE DES SOCIÉTÉS SAVANTES
ET ÉTABLISSEMENTS
AVEC LESQUELS
LA SOCIÉTÉ FAIT DES ÉCHANGES DE PUBLICATIONS
France
1. Aube. Troyes. — Société académique d'Agricul-
ture, Sciences et Arts de l'Aube.
2. Bouches-du-Rhône. Marseille. — Musée Colonial,
Dr Heckel, 5, rue de Noailles.
3. Calvados. Caen. — Année Médicale de Caen.
4. id. Caen. — Académie des Sciences, Arts et
Belles-Lettres.
5. id. Caen. — Société Vétérinaire.
6. Côte-d'Oii. Dijon. — Académie des Sciences,
Belles-Lettres et Arts de Dijon.
7. id. Sc.'iiar. — Société des Sciences histo-
riques et naturelles de Semur.
8. CiiEusiî. Guéret. — Société des Sciences naturelles
et archéologiques de la Creuse.
9. Dkux-Sèvues. Pamproux. — Société Botanique des
Deux-Sèvres.
10. Eure. Évreux. — Société d'Agriculture, Sciences
et Arts de l'Eure.
11. Ciaud. Ni/nés. — Société d'étude des Sciences natu-
relles (le Mines.
12. Ci Aïs il \ ni: (Haute-). Toulouse. — Académie dis
Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse.
— 11 —
13. Garonne (Haute-). Toulouse. — Société des
Sciences physiques et naturelles de Toulouse.
14. id. Toulouse. — Société française de Bota-
nique.
15. Gironde. Bordeaux. — Société Linnéenne de Bor-
deaux.
16. id. Bordeaux. — Société des Sciences phy-
siques et naturelles de Bordeaux.
17. HÉRAULT. Béziers. — Société d'étude des Sciences
naturelles de Béziers.
18. id. Montpellier. — Académie des Sciences et
des Lettres de Montpellier.
19. Ille-et- Vilaine. Rennes. — Société scientifique et
médicale de l'Ouest.
20. Isère. Grenoble. — Société de Statistique, des
Sciences naturelles et des Arts de l'Isère.
21. Loire-Inférieure. Nantes. — Société des Sciences
naturelles de l'Ouest de la Fiance.
22. Maine-et-Loire. Angers.-- Société d'Agriculture,
Sciences et Arts d'Angers.
23. id. Angers. — Société d'Études scientifique»
d'Angers.
24. id. Angers. — Société Industrielle d'Angers. 23. Manche. Cherbourg. — Société nationale des
Sciences naturelles et mathématiques de Cherbourg.
20. Saint-LÔ. — Société d'Agriculture, d'Ar-
chéologie et d'Histoire naturelle du département de la Manche.
27. Marné Reims. — Sociélé d'étude des Sciences naturelles.
— 12 —
28. Marne. Vitry-lc- François. — Société des Sciences
et Arts de Vitry-le-François.
29. Meurthe-et-Moselle. Nancy. — Société des
Sciences de Nancy (Ancienne Société des Sciences naturelles de Strasbourg).
30. Meuse. Verdun. — Société Philomatique de Ver-
dun. 3L. Nord. Lille. — Société Géologique du Nord.
32. Orne. Alençon. — Société Historique et Archéolo*-
gique de l'Orne.
33. Pyrénées (Hautes-). Bagnères-de-Bigorre. — So-
ciété Ramond.
34. Pyrénées-Orientales. Perpignan. — Société Agri-
cole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales.
35. Rhône. Lyon. — Société d'Agriculture, Histoire
naturelle et Arts utiles de Lyon.
36. id. Lyon. — Académie des Sciences, Arts et
Belles Lettres de Lyon.
37. id. Lyon. — Comité des Annales de l'Uni-
versité de Lyon (Bibliothèque Univer- sitaire, quai Claude Bernard).
38. id. Lyon. — Société Linnéenne de Lyon.
39. Saône (Haute). Gray. — Société grayloise d'Ému-
lation, i, place Stanislas.
40. Saône-et-Loire. Maçon. — Académie de Màcon.
41. id. Autun. — Société d'Histoire naturelle
d'Autun.
42. Sarthk. Le Mans. -- Société d'Agriculture, Scien-
ces et Arts de la Sarthe.
43. Seine. Paris. — Société Zoologique de France
(28, rue Serpente, vie).
|
44. |
Seine |
|
45. |
id. |
|
40. |
id. |
|
47. |
id. |
13 —
Paris. — Sociélé Botanique de France
(84, rue de Grenelle). Paris. — Société Géologique de France
(28, rue Serpente). Paris. — Fcole des Mines. Paris. — Sociélé Philoinatique de Paris
(7, rue des Grands-Augustins).
48. id. Paris. — La Feuille des Jeunes Natura-
listes (35, rue Pierre-Charron).
49. id. Paris. — Muséum d'histoire naturelle.
50. id. Paris. — Ministère de l'Instruction pu-
blique. — Revue des Travaux scienti- fiques.
51. id. Paris. — Ministère de l'Instruction pu-
blique. — Bulletin des Bibliothèques et des Archives.
52. Seine-Inféiueuhe. Le Havre. — Société Géolo-
gique de Normandie.
Rouen. — Académie des Sciences, Belles- Lettres et Arts de Rouen.
Rouen. — Sociélé centrale d'Agriculture de la Seine-Inférieure.
Rouen. — Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen.
Elbeuf. — Sociélé d'étude des Sciences naturelles d'Elbeuf.
57. Somme Amiens. — Société Linnéenne du Nord de
la France.
58. Vienne (Haute-). Limoges. — Revue scientifique
du Limousin (dir. M. Le Gendre).
59. Vosges. Sainl-Dié. — Sociélé Philomathpie Vos-
gienne.
|
58. |
id. |
|
54. |
id. |
|
55. |
id. |
|
50. |
id. |
-- H —
60. Yonne. Auxerre. — Société des Sciences histo-
riques el naturelles de l'Yonne.
Algérie
61. Algeh. Société d'Histoire naturelle de l'Afrique
du Nord (à la Faculté des Sciences].
Tunisie
02. Tunis. Institut de Garthage.
Alsace-Lorraine
03. Metz. Académie de Metz.
04. id. Société d'Histoire naturelle de Metz (25,
rue de l'Evêché).
Allemagne
05. Beiîlin. Berliner entomologische Zeitschrilt.
fit». id. Neues Jahrbuch fur Géologie und Miné- ralogie, Johachirnsthalerstrasse, 11, Ber- lin W.
K. Preussische Akademie der Wissen- schaflen.
Deutsche Geologische Gesellschafl , Invali- denslrasse, 44.
Musée de Zoologie.
70. Brème. Naturwissenschaftlicher Verein zu Bremen.
71. Dahle.m (Berlin-Lichterfelde). Just's Boianischcr
Jahresbeiicht (Dr F. Fedde, Dir.).
|
07. |
id. |
|
08. |
id. |
|
69. |
id. |
r
72. Francfou t-suR-Mejn. Senckenb'ergische Natùrfor- schende Gesellscbaft, Bléîchslrasse, 59.
TA. FrancfôRT-s-Oder. Naturwissenschal t lie lier Verein fur den Regierungsbezirk Frankfurt a.
Oder.
74. Fribourg-en-Brisgau (G. I). de Bade). Naturfor-
schende Gesellschah.
75. Giessen. Oberhessische Gesellscbaft fur Natur-und
Heilkimde.
76. Hambourg. Naturwissensch.aftlicher Verein zu
Hainburg.
77. Iexa. Ienaiscbe Zeitschrift fur Naturwissensehaft. 7<S. Kœnigsberg. K. physikalisch-ôkonomische Ge-
sellscliaft zu Kôniffsbera:.
79. Leipzig. Zoologische Anzeiger (Dir. I)1' Carus).
80. Munich. K. Bayerische Akaderaie der Wissen-
scbaften zu Miincben.
81. id. Bayerische botanische Gesellscbaft.
82. Munster. Westfalischer Provinzialverein lùr Wis-
senscbaft und Kunst.
83. Stuttgart. Veiein fur vaierlandische Naturkunde
in Wurtemberg.
Australie
84. Adélaïde. Royal Society of South Australia.
85. Sidney. Department of Mines.
86. id. Linnean Society of New South Wales.
Autriche-Hongrie
87. BitùN.v. Naturforschender Verein in Brûnn.
88. Budapest. K. Ungarische geologische Anslalt.
[6
89. Prague. K. Bohmische Gessellschaft der Wis-
senschaflen.
90. Vienne. K. K. Akademie der Wissenschaften.
91. id. K. K. Naturhistariscb.es Hofmuseuin.
92. id. K. K. Geologische Reichsanstalt.
93. id. K. K. Zoologisch-bolanischeGesellschaft
in Wien, Wollzeile, 12.
Belgique
94. Bruxelles. Académie R. des Sciences, des Lettres
et des Beaux-Arts de Belgique.
95. id. Société R. de Botanique de Belgique.
96. id. Société R. Malacologique de Belgique.
97. id. Société Entomologique de Belgique.
98. id. Société belge de Microscopie.
99. id. Société belge de Géologie, Hydrologie et
Paléontologie (Bibliothèque. — Au Pa- lais du Cinquantenaire).
100. Liège. Société Géologique de Belgique.
101. id. Société R. des Sciences de Liège.
Brésil
102. Para. Muséum d'Histoire naturelle. Caixa do
Correio 399.
103. Rio-de-Janeiho. La Escola de Minas de Ouro-
Preto. Muséum nacional do Rio-de- Janeiro.
Canada
104. Halifax. Nova Sootian Institute ol Sciences.
— 17 —
Chili
105. Santiago. Société Scientifique du Chili (Casilla
12 D).
Espagne
106. Madrid. Sociedad espanola de Hisioria nalural.
107. id. Real Academia de Giencias exaclas lici-
cas y naturales.
Etats-Unis
108. Buffalo. Society of natural Sciences.
109. Boston (Mass.). Society of natural History.
110. id. American Academy of Arts and Sciences.
111. Cambridce (Mass.). Muséum of comparative
Zoology at Harward collège.
112. Ghapel-Hill (North Garolina). Elisha Mitchel
scientific Society.
113. New-Haven. Gonnecticut Academy of Arts and
Sciences.
114. New- York. The New-York Academy of Sciences.
115. Philadelphie. The Academy of nalural Sciences
dI Philadelphia. 110. id. The Wagner Free Institute of Sciences.
117. Rochester. Rochester Academy of Sciences.
118. Si Louis du Missouri, 'lhe Academy of Sciences
of Si-Louis. 11'.). id. Missouri botanical Garden.
120. San-Francisco. Galifornia Academy of Sciences.
121. Topeka (Kansas). Kansas Academy ol Sciences.
2
— 18 —
122. Washington. Smithsonian Institution. *
123. id. United States Geological Survey.
124. id. National Muséum of Nalural history.
125. id. département of Agriculture.
Hollande
126. Amsterdam. Académie des Sciences d'Amsterdam
(Ivoninkligde Akademie van Weten- schappen).
127. Rotterdam. Nederlandsche entomologisehe Ve-
reeniging (D. van der IIoop, Secrétaire, Mathenesserlaan, 252). 138. Harlem. Nederlandsche Botanische Vereeniging (Dr A. H. Blaauw).
Iles-Britanniques
129. Cardiff. Naturaliste Society.
130. Dublin. Royal geological Society of Ireland.
131. Edimbourg. Royal physical Society of Edinburgh.
132. Glascow. Geological Society of Glascow.
133. Liverpool. Biological Society.
134. Londres. Linnean Society ofLondon (Burlington
House, Piccadilly, London W).
135. id. Geological Society of London (Burling-
ton House, Piccadilly, London W).
136. id. Zoological Society of London (Librarian
of), 3 Hanover Square, London W.
137. id. Royal Society, Burlington House, Lon-
don W. 13S. id. Geologisl's Association, St-Martin's public Librarv, Sl-Martin's Lane. London W.C.
- I!l —
13!). Manchester. The Manchester Iitterary and philo- sophical Sociél v.
140. id. Manchester Geological Society.
Indes Anglaises
141. Calcutta. Geological Survey of India.
142. id. Asiatic Society of Bengal.
Italie
143. Bologne. 11. Acadernia délie Scienze dell' Istitulo'
di Bologna.
144. Florence. Societa Enlomologica Italiana.
145. id. Sociela Botanica Italiana.
146. id. Bibliollieca nazionale centrale di Firenze
(Bollelino dellf publicazioni italiani).
147. Gènes. Museo civico di Storia naturale diGenova. 14(S. id. Malpighia (0. Penzig, à l'Université).
149. Modena. Nuova Nolarisia (de Toni, au Jardin
botanique de l'Université).
150. Rome. R. Instiluto botanico di Rotiia.
151. id. Societa rornana per srli Studi Zooloarici.
152. id. R. Comitato Geologico d'Italia.
153. id. Reale Académie dei Lincei.
Japon
154. Tokio. Université.
Luxembourg
155. L'JxicMiJouiiG. Institut Grand-Ducal de Luxem-
bourg.
156. id. Société de Botanique du Grand -Duché de
Luxembourg.
- 20 —
Mexique
157. Mexico. Sociedad cientifîca Antonio Alzale.
158. id. Observatorio meteorologico central
159. id. Instituto geologico.
Norwège
160. Christiania. Université.
Portugal
161. Coïmbhe. Sociedada Broteriana.
162. Lisbonne. Commisao dos trabalhos geologicos
de Portugal.
163. Porto. Annaes de Sciencias naturaes (Dir. Aug.
Nobre).
Russie
164. Hei.singfobs. Société des Sciences de Finlande
(Finska Vetenskaps Socieleten).
165. id. Societas pro Fauna et Flora fennicae.
166. Kiew. Société des Naturalistes de Kiew.
167. Moscou. Société impériale des Naturalistes de
Moscou. 16S. Odessa. Société des Naturalistes de la Nouvelle- Russie.
169. Saint-PÉteksboukg. Académie impériale des
Sciences.
170. id. Comité, géologique.
— 21 —
Suède
171. Luxd. Universitas Lundensis.
172. id. Botaniska Notiser (Dr Nordstedt).
173. Stockholm. Kœngliga Svenska Akademien.
174. id. Entomologiska Foreningen (94, Drott-
ninggatan).
175. Upsal. Societas Scientiarum Upsalensis ( K.
Wetenskaps Societet).
176. id. Université.
Suisse
177. Berne. Schweiz. Naturforschende Gesellschaft.
178. id. Société entomologique Suisse.
179. Chambézy (près de Genève). Herbier Boissier
(M. Autran, conservateur).
180. Genève. Société de Physique et d'Histoire natu-
relle.
181. id. Jardin Botanique.
182. Lausanne. Société vaudoise des Sciences naturelles.
183. Neufchatel. Société des Sciences naturelles de
Neufchâtel.
Uruguay
184. Montevideo. Museo nacional (Dir. Arechavaleta).
LISTE CHRONOLOGIQUE DES VILLES
OU SE SONT TENUES LES
SEANCES PUBLIQUES ANNUELLES
DE LA
SOCIÉTÉ LINNÉENNE DE NORMANDIE depuis l'origine du Bulletin (1856-1914)
1856 H arc ou rt (Calvados).
1857 Beaumoni le -Roger
(Eure).
1858 Yimont (Calvados).
1859 Argentan (Orne).
1861 Liltry (Calvados).
1862 Arromanches (Calva-
dos).
1863 Trouville-sur-Mer
(Calvados).
1864 May-sur-Orne (Calva-
dos).
1865 Falaise (Calvados).
1866 Vire (Calvados).
1867 Bagnoles-de-1'Orne
(Orne) 1869 Alençon (Orne).
1870 Valognes (Manche).
1871 Ronfleur (Calvados).
1872 Chambois (Orne).
1873 Condé-sur-Noireau
(Calvados).
1874 Cherbourg (Manche).
1875 Bernay (Eure). iSll Lisieux (Calvados).
1878 Alençon (Orne).
1879 Bayeux (Calvados).
1880 Coutances (Manche).
1881 Laigle (Orne).
1882 Isigrfy (Calvados).
1883 Caen (Calvados).
1884 Cherbourg (Manche).
1885 Yimoutiers (Orne).
1886 Falaise (Calvados).
•>:\
1887 S t- Sauveur- le- Vicomte
(Manche).
1888 Bellème (Orne).
1890 Le Havre (Seine-Infé-
rieure).
1891 Granville (Manche).
1892 Bagnoles-de-rOrne
(Orne).
1893 C ondé-su r-Noi reau
(Orne).
1894 Caen (Calvados).
1895 Yalognes (Manche).
1896 Louviers (Eure).
1897 Domfront (Orne).
1898 Cherbourg (Manche).
1899 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1909 1910 1911 1912 1913 1914
Li:-ieux (Calvados). Alençon (Orne). Caen (Calvados). Mortain (Manche). Argentan (Orne). Vire (Calvados). Mamers (Orne). Laigle (Orne). Coutances (Manche). Pont-AudernerlEure)" Fltrs (Orne). Caen (Calvados). La Haye-du-Puits (Manche).
PROCES-VERBAUX DES SEANCES
TRAVAUX ORIGINAUX
Section d'Alençon
SÉANCE DU 27 JUILLET 1915
La section d'Alençon de la Société Linnéenne de Normandie s'est réunie le 27 juillet 1915, à la maison d'Ozé, dans une des salles du Musée d'Histoire natu- relle ; la séance, ouverte à 15 heures, a été levée à 17 heures
Présents : MM. Langlais, Leboucher, Lemée et l'abbé Letacq, membres de la Société ; MM. Bouvier-Desnos et l'abbé Langlais, invités.
M. Lemée est nommé président de séance, et M. l'abbé Letacq, secrétaire.
Les Linnéens alençonnais n'ayant pas eu de séance depuis le 9 octobre, M. le Présid3nt leur souhaite la bienvenue et exprime le regret, partagé par tous, de l'absence de notre zélé collègue, M. Focet, qui avait provoqué cette réunion, mais a reçu ces jours derniers son ordre de mobilisation. M. le Président demande en outre que malgré les événements actuels, qui nous privent de plusieurs de nos collègues, nos séances soient plus fréquentes à l'avenir; cette proposition est adoptée et on décide de se réunir à nouveau à la fin de septembre.
OBSERVATIONS DIVERSES
ZOOLOGIE
Vesperugo noctula et serotinus. — M. l'abbé Letacq annonce la capture de deux espèces de Chauves-
28
Souris rares dans nos régions, dont les exemplaires lui ont été remis : Vesperugô noctula Schreb. (Ves- périen noctule), une femelle adulte tuée le 8 sep- tembre dans les futaies d'Hauteclair près d'Alençon et Vesperugô scrolinus Schr. (V. sérotine), deux mâles adultes capturés le 9 octobre dans le clo- cher de Neufchâtel-en-Saosnois (Sarthe).
Mus rattus. — M. l'Abbé Letacq a observé dans la ville d'Alençon trois variétés du Rat noir, en outre du type {Mus rattus L.j, qui reste assez fréquent. Ce sont :
1° Mus rattus-alexandrinus A- de l'Isle (Rat fauve à ventre blanc) pris plusieurs fois au piège par M. Leboucher, dans sa propriété de la rue du Mans et tué récemment près du Château d'Haute- clair ;
2° Mus rattus-intermedlus Ni ni (Rat gris) devenu très commun dans différents quartiers de la ville, en particulier à Montsort et dans la Barre; cette variété se présente sous deux formes ; parfois les parties supérieures sont grises et les inférieures blanches, telles que les décrivent les auteurs, plus souvent l'animal est uniformément gris ; ce der- nier ne serait-il pas un métis du type et de la forme précédente ?
3° Mus rattus-ater Millais, The Zoologist, 1915, IX, p. 205; Dr Trouessarl, Mammif. d'Europe, 1910, p. 143 Cette variété décrite pour la première fois sur des exemplaires trouvés à Londres a été capturée l'hiver dernier dans le quartier de Lan- crel, où elle s'est multipliée un peu trop au gré des habitants : elle fut presque certainement intro-
— 29 —
duitc dans notre ville lors du passage et du séjour des troupes anglaises an début de la guerre.
Oiseaux. — M- Lebouciieh signale un couple de Huppes [Upupa epos L.) qui depuis sept ans niche dans le même trou d'arbre-
M. L'Abbé Letacq dit qu'une troupe de Sizerin boréal (IJnaria borealis Vieill ), espèce à peine connue dans le Maine et la Basse-Normandie, s'est abattue en décembre dernier dans les futaies du paix- d'Hauteclair, et que plusieurs exemplaires ont été tués et naturalisés.
Insectes. — M. l'Abbé Letacq présente plusieurs insectes capturés par ses correspondants ou par lui-même.
Coléoptères :
Osmoderma eremita, Alençon
Anoxia villosa, Le Mans (M. Henry).
Cerambyx héros, Sougé-le-Ganelon (Sarthe) (M. Ed. Rommé).
Lépidoptères :
Dicranura erminea, Alençon,
Spilosoma mendica, Alençon.
Euchloris vernaria, Champfleur (Sarthe) (M. Lan- glais).
Orthoptères :
Baclllas gallicus Charp. , Fresnay- sur- Sarthe (M. Gerbault).
Au sujet du Bacillus gciLlicus très répandu dans la France méridionale et centrale, M. Letacq fait observer que cet insecte a déjà été capturé à Fresnay et aux environs, et môme à Alençon, qui
30
paraît être la limite nord de son habitat. Cfr. Bail. Soc. des Amis des Se. nul. de Rouen. 1899, p. 1 57 et 1903, p. 4; Bail. Soc. d' Agr. Se. et Arts de la Sarthe, tome XXXVII (1900), p. 460.
BOTANIQUE
Récolte de plantes. — M. Bouvier Desnos rend compte d'une excursion qu'il a faite ces jours derniers dans les marais de Moutiers-au-Perche (Orne), déjà explorés en 1901 par M. l'Abbé Letacq, Bail. Soc. des Amis des Se. nat. de Rouen, p. 194. Il fait passer sous nos yeux les plantes les plus inté- ressantes recueillies dans cette station ou au voi- sinage :
Parnassia palustrisL.
Cicendia filiformis Del.
Lobelia urens L.
Verbascum nigro-lychnitis Schied.
Pinguicula vulgaris L.
P. lusitanica L.
EpipacLis pahistris L.
E. latifolia Ail.
Spiranlhes œslivalis Ricb.
Juncus tenuis Willd.
Schœnus nigricans L.
Rhyncospora alba Wahl.
Polypodium Pbegopteris L.
Hypnum commutatum Hedw.
H. lycopodioides L.
H. uncinalum Hedw.
M. Bouvieii-Desnos montre encore de beaux échantillons de Ranunculus gramineus L et de
= 31 —
Sesleria cœrulea Ard. provenant des environs de Chambois, ainsi que des exemplaires d'Inala sali- cina L., qu'il a recueillis en abondance sur la bulle de Crennes à Béthon, non loin d'Alençon, localité nouvelle pour une de nos plantes les plus rares.
Plantes rares. - M. Bouvier-Desnos communique ensuite, de la part de M. Focet, plusieurs espèces rarissimes récoltées dans le Maine et la Haute- Normandie.
Anémone ranunculoides L. — bouviers. Helianthemum canum Dunal. — Rouen. Lathyrus sphœricus Retz. — Aubigné (Sarthe). Vicia varia Host — Aubigné. Peucedanum carvifolium Vill. — be Mans. Buplevrumrotundifolium b. — Aubigné. B. protractum bink. — Aubigné. bonicera xylosteum b. — Aubigné.
Champignons. — M. l'abbé bETACQ donne commu- nication des observations mycologiques qu'il a faites dans la région alençonnaise en juin et juillet, bes pluies persistantes de cette dernière période ont beaucoup favorisé la croissance des Champignons, et on a vu apparaître en quantité un certain nombre d'espèces, qui d'ordinaire ne se rencontrent qu'à l'automne, en particulier des Lactaires, des Russules et des Bolets. Il cite Lnc- tarius piperatus Scop., L. Zonarius Bull., L. azonites Bull., L. pyrogalas Bull., — Russala chamseleoniina Fr., R. pectinala Bull , R. virescens Sch., Il ochra- cea A . et S. , — Corlinarius cinnabarinus Fr , C. maco- aus Bull. — Coprinus diaphanus Q. — Bolckis flavus
— 32 -
With., B. radicans Pers., B. sublomcntosus L. — Hydnum melaleucum Fr.
M. l'abbé Letacq expose un certain nombre de champignons recollés par lui, la veille, dans les bois de la Noë-de-Gesnes et donne, sur chaque espèce, des indications concernant son organisa- tion, ses affinités et ses effets utiles ou nuisibles dans L'alimentation. Ce sont : Collybia fasipes Bull-, C. butyracea Bull., Clilocybe brumalis Fr., Cantha- rcllas aurantiacus Wulf., Laclarius piperatus Scop., L. pyrogalas Bull., Russula LinnœiFr-, R.pectinata Bull., R. nigricans Bull., Inocybe rimosa Bull., /. prœtervisa Q.
COMMUNICATION
Abbé LETACQ- — Excursions à Fresnay-sur- Sarthe.
Les excursions botaniques décrites ici ont été effectuées le 14 juillet 1915, aux environs de Fres- nay, en compagnie de notre collègue, M. Geu-
BAULT.
Dans la matinée visite des coteaux du Bourg- Neuf qui présentent, dans leurvégétation horticole, un caractère méridional des plus accentués.
Ce sont d'abord les restes des anciens vignobles cultivés là pendant de longs siècles (1), qui, bien
(1) A. Le Guicheux, Chroniques de Fresnay, Le Mans, 1877, in-8°, p. 200.
— 33 -
que totalement négligés depuis cinquante ans, montrent que la localité leur est extrêmement favo- rable en se maintenant sur les rochers et les pe- louses, où ils n'ont d'autre taille que la dent des moulons.
Ce sont ensuite des arbres de la région méditer- ranéenne, tels que l'Amandier et le Grenadier, qui y prospèrent et chaque année mûrissent leurs fruits, — des arbustes ou arbrisseaux comme Clematis flammula L., Syringa vulgaris L., Jusmi- inun officinale L., Jasminum fraticans L., bien naturalisés sur les rochers, où le dernier se montre très envahissant et occupe de grands espaces, — des plantes médicinales, Saponaria officinalis L., Fœniculum officinale L., Borrago officinalis L , Tanacelam vulgare Sm., Mentha viridis L., — des plantes ornementales, Iberis sempervirensh, Arabis verna Ster. , Godetia Lindleyana Sp., Nardosmia fra- grans Reich , Cenlranthus ruber L. (très commun autour de Fresnay), Iris gerrnanica L., qui persis- tent malgré l'abandon de leur culture.
Les parterres cultivés avec tant de soin devant chaque maison enjolivent au printemps ce petit coin du Bourg-Neuf et charment les visiteurs par les tons multiples du feuillage, la variété des formes et les nuances du coloris des fleurs. On y remarque :
Adonis aestivalis L. Anémone japonica Sieb. et Zucc. Escholtzia- californien Cham. Aubrietia dolloidea DC Lychnis coronaria Desv.
3
— 34 -
Linum grandiflorum S Pelargonium zonale L'Hérit. Deutzia crenata Sieb et Zucc. Deutzia scabra Thunb. Weigelia rosea Her. Gampanula latifolia L. Tradescantia virginiana L. Tritonia (Montbretia) crocata Ker. Canna indica L.
Les Fuchsias passent l'hiver en pleine terre au Bourg-Neuf et un pied de Romarin (Rosmarinus offic'malis L.) y prospère comme dans la région méditerranéenne ; il mesure lm30 de hauteur totale; le tronc sans branches a 10 centimètres de diamètre et 1 mètre d'élévation.
La flore spontanée nous présente aussi plu- sieurs espèces qui ont leur centre de dispersion dans l'Europe moyenne et australe : Althsea hir- suta L., Kentrophyllum lanatum DC, Tcucrium chamsedrys L., Brunella alba Pa 11., Melica nebro- densis Pari, et Ceterach officinaram Willd.
L'après midi fut consacrée à une excursion au Guéliand, village de la commune de Moitron, situé sur la rive droite de la Sarthe. Après avoir examiné au milieu de la rivière la belle touffe de Villarsia nymphoides Vent, signalée par Desporles dès 183S (1), MM. Gerbault et Letacq ont étudié au
(I) N. Despoutks, Flore de la Sarlhe cl de la Mayenne, Le Mans, Richelet, 1838, in-S°, p. 102.
- 35 —
bord de la route de Fresnay la flore d'un petit affleurement de grès arrmoricain, qui contraste d'une façon si frappante avec celle des sols calcai- res qui L'entourent. A côté d'espèces vulgaires, telles que Teesdalia iber is DC, Ornilhopus perpa- sillus L., Montia fontana L . Potentilla argentea L., Planlago coronopus L., 4' /Va prœcox L., plusieurs autres, non moins caractéristiques, méritent par leur rareté une mention spéciale : Myosurus mini- ums L., Tillœa muscosa L , Limosella aquatica L., Trifolium strictumWald.', elles exploitent jusqu'aux derniers éléments gréseux, mais s'y arrêtent; pour employer une expression connue, on dirait une force mystérieuse qui les retient dans des limites fixées d'avance. Mais ce qui montre davantage encore l'influence des conditions chimiques du sol sur la dispersion des végétaux, c'est la présence de Brunella alba Pal L entre Teesdalia iberis et Aira pvœcox : il a suffi de quelques parcelles de carbo- nate de chaux amenées par les eaux pour faire paraître sur cet îlot siliceux une de nos plantes calcicoles des plus décidées- Cucubalus baccifer L. et Lathyrus nissolia L. recueillis non loin de là relèvent aussi de la présence de l'élément cal- caire.
La présence du Potentilla argentea L. observé peu après sur les calcaires siluriens situés au- dessous de la Promenade de Fresnay est un exem- ple non moins concluant da L'influence minéra- logique du sol. Ces calcaires très durs, à peine sensibles à l'action des agents atmosphériques, forment pour la plante un support inerte, mais
— 36 -
los poussières des routes apportées par le vent dans les creux du rocher suffisent au bout d'un certain temps pour fournir aux espèces les plus franchement silicicoles, les éléments nécessaires à leur nutrition.
\
Section d'Ale\çon
SÉANCE DU 29 SEPTEMBRE 1915
La section aleneonnaise de la Société Linnéenne de Normandie s'est réunie le 29 septembre 1(J15, de 10 heu- res à midi.
Présents: MM. Lwglais, Leboucher, Lemée, Letacq, membres de la Société; Bougt, étudiant en pharmacie ; Croisé, secrétaire général de la Société d'Horticulture, l'abbé Lvnglais, de Morel, Dr Prince, médecin de l'Asile départemental, invités.
M. Lemée estnommé président de séance et M. l'abbé Letacq, secrétaire.
Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.
OBSERVATIONS DIVERSES
ZOOLOGIE
Anchonemus sex-punctatus. — M. l'abbé Langlais présente un Coléoptère peu commun dans nos régions, qu'il vient de capturer à Alençon, V An- chonemus sex-punclalus.
Sphinx ligustri. — M. Croisé présente un exem- plaire de Sphinx ligustri, beau papillon pris ces jours derniers dans un jardin à Alençon, sur le Symphoricarpos racemosa .
M- de Morel dit qu'il a observé à plusieurs re-
— 38 —
prises, aux mois de juillet et d'août, cette espèce dans les jardins du Lycée.
Limax fulvus. — M. l'abbé Letacq, lors de ses dernières excursions mycologiques, a trouvé dans les bois de la Noë-de-Gesnes sur des Lactaires, et à la Butte Chaumont sur des Cortinaires, le Limax fulvus Norm., mollusque inconnu dans le Maine et très rare en Basse-Normandie.
BOTAMQUE
Galles du Chêne. — M. Lemée présente deux galles de Chêne, l'une sur un rameau de Quercus cerris L., due au Cynips argentea, recueillie à San- Salvador (Italie), l'autre produite par le Cynips calicis sur le gland du Quercus pedunculata L., trouvée à Laigné-en-Belin (Sarthe), par M. Roquet, instituteur II les décrit brièvement et nous donne des indications sur leur réparti lion géographique. La première, répandue dans toute l'Europe méri- dionale se voit aussi en Kabylie ; la seconde excessivement rare en France est, par contre, très commune en Hongrie, Slavonie, Bosnie, Herzé- govine, Serbie, Grèce et Asie Mineure. On utilise cette dernière galle pour le tannage après l'avoir moulue et elle est pour 1rs régions où elle abonde, une source considérable de revenus.
Silphium perfoliatum. - - M. Lemée a apporté plu- sieurs tiges fleuries de Silphium perfoliatum L., belle Composée américaine introduite en France en 1706, et encore rare dans nos cultures, bien
— 30 —
qu'elle y soit parfaitement rustique. On l'appelle aux Etats-Unis le réservoir- aux-oiseaux à cause de ses feuilles amplexicaules, qui forment poche autour de la tige, et conservent toujours un peu •d'eau, ou encore la plante-boussole, car à l'état jeune ses feuilles sont dirigées du Sud au Nord.
Phacelia tanacetifolia. M. Lemée montre des
échantillons desséchés de Phacélie (Phacelia tana- celifolia Benth.) de la famille des Hydrophyllées, qui s'est multipliée l'année dernière dans les jar- dins du Lycée.
Celte plante, originaire de L'Amérique du Nord, dont la fleur bleu-clair et longuement tubulée rappelle de loin celle du Myosotis, fut d'abord introduite en Europe à litre ornemental, mais elle a été depuis lors reconnue comme mellifère, très bonne à cultiver près des ruchers ; on peut même l'utiliser comme fourrage.
M. l'abbé Letacq dit qu'il a adressé à ÏAlmanack de l'Orne, pour 1916, une note détaillée sur la Phacélie et ses emplois en économie rurale.
Tératologie. -- M. Lemée présente des fasciations de Laurier rose (Neriam oleander L.) et de Genista tinctoria L ; il montre aussi sur le Dracunculus vulgaris une lige bifiorc moitié moins longue qu'à l'état normal, où elle ne porte qu'une seule fleur.
Maladies des plantes. -M. Lemée signale une mala- die observée en juin sur les feuilles du Rosa indien; elle débute par de petites taches brunes à la face supérieure des feuilles, qui se recouvrent
- AO —
plus tard d'une substance blanche; la cuticule se brise alors pour laisser passer les spores et les folioles se détachent de la tige.
Plantes adventices. - - M. l'abbé Letàcq signale sur le sommet de la Butte Chaumont deux plantes adventices qu'il a eu l'occasion de revoir lors d'une excursion faite le la septembre avec notre Collè- gue M. Gerbault ; ce sont : As'arum europaeamh. et Origanam vulgare L. , presque certainement intro- duits du temps de l'Ermitage, c'est-à-dire il y a au moins deux siècles, à cause de leurs propriétés médicinales, si prisées dans l'antiquité et au Mo\ en âge. Le premier est spontané et très com- mun sur les collines jurassiques de l'Est de la France; quant à l'Origan, connu aussi sous le nom vulgaire de ( Marjolaine », il est bien indi- gène chez nous, mais comme on ne le rencontre jamais que sur des sols calcaires, ou du moins contenant des éléments calcaires, il ne peut qu'être introduit sur les grès armoricains de Chaumont. Ces deux plantes se trouvent au sommet de la montagne sur l'emplacement des anciennes constructions, et s'y maintiennent par suite de la présence du carbonate de chaux pro- venant de la démolition des vieux murs.
M. Letacq a vu également sur la butte deux autres plantes médicinales: Verbascam Thapsus L. et Sedum telephium L-, mais qui peuvent y èlre spontanées, car on les trouve, bien qu'assez rare- ment, sur les terrains siliceux.
Les premières éditions de la « Flore de Norman- die » indiquaient encore sur la Butte Chaumont
il
l'Alisier blanc [Sorbiis aria Cr ) ; il ne s'y voit plus. C'est d'ailleurs un arbre des hautes régions mon- tagneuses, qu'on ne pouvait regarder comme indigène- Récolte de plantes. M. Leïacq fait passer sous nos yeux les échantillons des espèces et variétés suivantes, rares ou peu communes dans l'Orne ou aux environs d' Alençon.
Myosurus minimus L. — Frcsnay sur-Sarlhe
Cucubalus baccifer L. — Fresnay-sur-Sarthe,
Dianthas prolifer L. — Igé.
Althœa hirsuta L. — Igé
Trifolium strictum L — Frcsnay-sur-Sarthe.
Lathyi'us sylvestris L- — Vauncise.
Porlalaca oleraceah. — Àlençon : rue Odulant- Desnos (M. Langlais).
Ttllsea muscosa L. — Alençon : abondant en 1915 dans les allées du parc de la préfecture; Fresnay-sur-Sarthe.
Buplevrum frulicosum L. — Ecorches près de Trun; abondamment naturalisé dans un bois au bord de la route de Trun à Vimoutiers.
Chondrilla junceah. — Igé.
Monofropa hypopiiys L. — Vaunoise.
Gentiana amarella L. — Abondant sur des pelou- ses calcaires à Aneinnes, près de Champ-Chariot, à 1500 mètres au nord de Bourg-le-Hoi.
Ilippuris vulgaris L. — Fossés dans les prairies des bords de l'Orne à Courlandon, Sarceaux, Fon- tenay près d'Argentan.
Amaranlus silveslris Desf. — Alençon : bords
— 42 -
du chemin d'Hauteclair; près de la gare du tram- way à Assé-le Boisne (adventice1!.
Goodyera repens R. Br. — Montmerrei(M. Guirot).
Epipaclis violacea Dur. Duq. — Bois de Malèfre à Arçon nay.
Ànacamptis pyramidalis RLch. - Ecorches, près de Trun.
Cephalanthera pallens Rien. - Ecorches, près de Trun
Juncus compressas Jacq. — Le Ménil-Brout (M- Desnos); Bords de la roule près du parc de Béarnais à Hesloup.
Setaria verlicillata P. B — Frcsnay -sur-Sarlhe.
Dlgitaria sanguinalis Scop. — Alençon : rue des Champs.
Alopecurus fulrtis Sm — Abondant dans les fossés près de la ferme du Clos à Hesloup.
Hépatiques. — M. Letacq présente des échantil- lons de trois espèces intéressantes pour la région: Plagiochila spinulosa Dum , Ptilidium ciliare Nées, Lejeunea calcarea Lih.
Les deux premières hépatiques viennent des Gâtées, où elles avaient élé signalées par de Bré- hisson dès 1826 : P. spinulosa est abondant sur les rochers aux endroits frais et ombragés; l'autre ne se voit que sur un espace très restreint au som- met des roches de Yignage, presque à l'angle des routes de Saint Nicolas et du Chêne au Vcrdicr. M- Lelacq l'a l'ail récolter au mois de juin 1913 à M. Husnot et cette année mémo à M Bouvier- Desnos, mais malgré des recherches multiples.
«
on n'a pu le retrouver ailleurs. La plantation assez récente de Conifères qui ombragent les rochers ou les recouvrent de Leurs aiguilles a pu modifier la végétation, mais comme le /\ ciliare s'accommode également des rochers secs, des bruyères humides et même des tourbières, il est probable qu'aux Gâtées il fut toujours limité au coin de rocher, sur lequel nous l'observons aujourd'hui.
Le Lejeanea calcarea, espèce montagnarde comme le P. ciliare, mais encore plus rare dans nos régions, fut recueilli sur les calcaires dolomi- tiques de la Bulle de Folton à Assé-le-Boisne (Satihe); c'est dans le Nord Ouest son unique localité connue; il y a été récemment découvert par M. Douin. professeur au Lycée de Chartres. M. Letacq le montre parasite sur les tiges d'une belle mousse Neckera crispa Hedw. abondante à Fol Ion près des touffes classiques de Buis indi- gène.
La plante de Folton semble, par l'absence du stylet à la base du lobule, moins le type qu'une déviation vers L. Flosseltiana C. Mass., élevé d'abord au rang d'espèce, mais aujourd'hui regar- dé comme une forme à tendinces méridionales du L. calcarea. Le L. Rosselllana a été observé dans la "Sienne et aux environs de Paris Aussi, M. Lelacq pense qu'il doit se rencontrer sur d'au- tres points de notre légion et il engage les bota- nistes à examiner avec soin les tiges des grandes mousses, surtout d'Hypnum alopecurum L., crois- sant sur les parois fraîches des roebes calcaircs;
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c'est là qu'ils auront le plus de chance de décou- vrir L. calcarea ou quelques unes de ses formes.
Champignons. — M. Letacq rend compta des ob- servations mycologiques qu'il a faites en août et en septembre aux environs d'Alençon : il a visité, soit en compagnie de MM. Langlais, Gerbaull ou Bougy, soit seul, les bois de l'Isle et des Aulnais, à Saint-Germain-du Corbéis, de Maléfre et de la Noë-de-Gesnes en Arçonnay,les futaies dcCerisay et la Butte de Follon à Assé le-Boisnc, la forêt de Bourse, le bois du Tertre à Bérus, la Butte Chau- mont; il cite les espèces et les variétés les plus intéressantes recueillies au cours de ces excur- sions. Il expose une série de Champignons récoltés la veille dans le parc boisé de Malèfre à Arçonnay sur un sol calcaire et argilo-calcaire \Tricholoma sejanctum Sow., T. scalp turalum Fr., T. sulfuream Bull., T. acerbutn Fr , T. slrialum Sclueff., T. us- laie Fr,, Hygrophorus niveus Scop., Collybia dryo- phila Bull., Myeena galericulata Scop.. Cantharellus carbonarius Alb et Sehw. , Laclarius aridus Fr., L. deliciosiis L., L. azonites Bull.. Russula emelica var. Clusii GUI., var. fallax Sclueff., var. fragilis Pers., Russula lepida Fr., R. sanguinea Bull.. R. rosea Schœff' , R. xerampelina Sclueff., Enloloma liriduni Bull., E. simialum Fr., Pholiota mutabilis Sehacff . Corlinarius calochrous Pers., C. purpuras- cens var. violascens Gill , Inocybe geophila Bull, cl var. vlolacea Nol., Hebeloma sinuosus Fr , (loin phidius viscidus L., G. roseus Fr., Cyathus hirsulus Schspff.
Section i>" \u.\< •>>
SEANCE DU 2 DECEMBRE .915
La section d'Alençon de la Société Linnécnnc de Normandie s'est réunie le 2 décembre 1915, de 14 heu- res à 15 heures et demie.
Présents : MM. Leboucher, Lemée, Letacq. membres de la Société; CnoisÉ, secrétaire général de la Société d'Horticulture, le lieutenant Dupont, élève de l'École des Mines de Saint-Etienne, l'abbé Langlus. de Morel, invités.
M. Lemée est nommé président de séance et M. l'abbé Letacq, secrétaire.
Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.
OBSERVATIONS DIVERSES
ZOOLOGIE
Vesperugo noctula. — M- l'abbé Letacq annonce qu'on lui a remis un exemplaire femelle adulte du Vespérien noctule (Vesperugo noctuta Schreb.), lue le G octobre dernier dans les futaies d'IIaute- clair.
Arvicola subterraneus. — M- Letacq présente un exemplaire malc adulte du Campagnol soulerrain ( irvicola sublerrancus Sélys) pris dans le jardin de la Chevalerie à Areonnay. Ce Campagnol d'au- tant plus difficile à caplurcrqu'il ne quille jamais
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ses galeries, devient de plus en plus commun dans la région alençonnaise, au grand détriment de l'Horticulture. Il n'est pas d'ailleurs le seul à causer des dommages aux jardins : le Campagnol roussâtre [Arvicola subferraneus Pall.j, qui habite les bois, est souvent 1res nuisible aux cultures voisines de sa demeure. Ainsi, celle année même les jardins de Vervaines et de Chauvigny silués au milieu de parcs boisés ont eu beaucoup à souffrir de ses déprédations.
M- Letacq ajoute qu'il vient de publier dans le Bulletin d'Agriculture, Sciences et Arts de la Sarthe (tome XLV, 1915-16, 1er fasc, 16 p.) une Note sur les Campagnols des environs d'Alençon.
Mollusques. -- M. Letacq montre un certain nom- bre d'exemplaires du Limax arborum Bouch.- Chant, pris la veille sur des troncs d'arbres dans la futaie d'Hauteclair. Cette espèce constatée dans les bois de Fyé, en Ecouvcs et en Perseigne par M. Letacq, et encore regardée comme rare dans nos régions, y est de fait assez commune 11 suflit pour la trouver en abondance de la chercher en hiver dans les bois, au moment où elle quitte sa retraite, c'est-à-dire quand une température douce et pluvieuse succède à d'assez fortes gelées, comme cela a eu lieu ces jours derniers.
M. Letacq cite en outre plusieurs mollusques qu'il a observés sur les champignons :
Limax falvus Norm. — Butte Chaumont; Bois de la Noë-de Gesnes ; bois autour de l'étang du Mortier.
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Zonites radialulus Gray in Tint. - Butte Chau- mont.
Avion ru fus Mill. — G-
Arion ater Mich. - Parc de Vervaines
Arion s ub fuse us Fer. — AG.
Arion flavus Leh. - Butte Chaumont; Bois de Malèfre à Arçonnay ; Bois de Vaux à Bénis.
Arion tenellus Mill. — Forets d'Ecouves, d'An- daiue et, de Perseigne.
Arion inlermedius Norm. — AC.
Arion Bourguignati Mab. — AG.
Hélix rotundataMiiU.. — Bois delaNoë-de-Gesnes ; parc de Beauvais à Iïesloup.
Hélix pygtnœa Drap. - Bois de Malèfre à Arçon- nay.
Hélix nemoralis L. — Bois de la Noë-de-Gesnes.
M. Letacq présente enfin plusieurs mollusques testacés peu répandus dans nos régions :
Hélix unifasciata Poir — Champfleur : abon- dant dans les carrières de Groutel.
Hélix UmbataDvap. — Crouttes près de Vi mou- tiers.
Clausilia laminala Turt. Ecorchcs près de
Trun ; bois au bord de la route de Vimoutiers.
Planorbis nilidus Mull. — Le Chevain : fossés communiquant avec la Sarlhe
Planorbis naulileus Desh. var. cristatus Drap. — Mares à Vaunoise (Orne) et au Chevain (Sarlhe).
Pisidium Ilenslowiantun Leach. - Fossés de la Gravelle à Saiut-Germain-du Gorbéis.
Toutes ces indications sont à ajouter au ('.(liai.
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des Mollusques de l'Orne, par MM. Leboucher et Letacq, Bull. Soc. Linn. Norin., 1002, p. 180 22!; au Calai des Limaciens des env. d'Alençon, par M. Letacq, Congrès Soc. sav.. 1011, p. 104-100; et au Manuel pour servir à l 'élude des Moll. du Maine et de la Basse-Normandie, par le même, Bull. Mayenne-Sciences (en voie de publication).
BOTANIQUE
Conifères - M. Lemée présente des cônes et des feuilles des arbres suivants ; Pinus pinea L., P. Sabiniana Dougl., P. Coulleri D. Don, Arauca- ria imbricala Pav., Abies nobilis-glauca Hort., et donne les détails les plus circonstanciés sur l'or- ganisation de chaque espèce, sa répartition géo- graphique, ses conditions de propagation et son degré de rusticité sous nos climats. Il nous fait connaître ensuite par quel procédé il a pu avec le vernis blanc, garder depuis 15 ans des cônes de Sapin dans un état de conservation parfaite.
Champignons. — M. l'Abbé Letacq entretient ses collègues des excursions mycolGgiques faites depuis la dernière réunion ; Bourg4e-Roi, la Butte-Chaumont, les bois des Aunais, de l'Isle et de la Noë-de-Gesnes, les bois de Vaux à Bénis, de la Garenne à Champfleur, ceux autour des étangs du Mortier et des Bablais, les parcs de Yervaines, de Beauvais et d'Ilauteclair ont été l'objet de recherches assidues. Les Hyménomycètcs et les Gastéromycètes reconnus par M. Letacq aux envi- rons d'Àtençon s'élèvent au chiffre d'environ
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350 espèces ou sous-espèces, qu'il faudra plus que doubler pour arriver à une connaissance satisfai- sante de notre flore mycologique. Il se propose, du reste, de continuer dans notre Bulletin le tra- vail commencé Tannée dernière. Mais les fortes gelées de la mi novembre, en arrêtant la végéta- tion des Champignons, ne vont pas lui permet- tre de prolonger ses recherches comme les années précédentes.
Jl expose les espèces suivantes: Dsedalea quercina L. Ecouves) ; Polyporus resinosus Fr. (bois d'Hau- teclair); Trameles gibbosa Pers. (forêt de Bourse) ; Scleroderma vulgare FI. et Lycoperdon gemmaium FI. dan. (Hauteclairj ; Geaster hygrometricus Pers. (parc de Vervaines) ; Ecchyna faginea Er. (Haute_ clair). Le Polyporus resinosus et ÏEcchyna faginea n'avaient pas encore été signalés dans le Maine et la Basse-Normandie.
GÉOLOGIE
Mélanges. — M. Lenoir expose deux petits coraux rameux, auxquels adhèrent quelques individus de Palella, recueillis près des Iles Chausey.
M. Lenoir montre ensuite une pierre de nature schisteuse trouvée dans la grauwacke de Granville, dont les assises régulières pourraient, d'après lui, fournir des indications utiles sur l'orientation des roches au moment de leur solidi- fication.
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COMMUNICATION
E.-L. GERBAULT. — Une Cymbalaire fasciée hémipéloriee.
Divers botanistes et notamment Chavannes, dans sa Monographie des Antirrhinées. ont déjà noté l'irrégularité phyllotaxique, tellement géné- ralisée chez la plupart des Linaires, qu'elle semble avoir la valeur d'une anomalie taxonomique.
Chez la Cymbalaire (Linaria Cymbalaria M i 1 1 . ) cet affolement phyllotaxique semble intéresser spécialement le développement des entre-nœuds, de sorte que sur une même plante, souvent même sur un même rameau, on rencontre des feuilles alternes et des feuilles opposées. Souvent, ces feuilles opposées sont l'origine d'une ramification en fausse dichotomie, très curieuse.
En général, à l'aisselle de chaque feuille naît une fleur. Quand deux feuilles sont apposées, il naît le plus souvent deux fleurs au même nœud.
Depuis plusieurs années, j'observe avec atten- tion quelques stations de Cymbalaire réparties dans le Maine et la Basse-Normandie: jamais, sauf dans le cas que je décris plus loin, je n'ai rencontré de ces fleurs, nées au même nœud, et dont les pédicelles fussent cohérents. Et je crois ne pas m'aventurer en affirmant que la concres- cence des pédicelles, avec les phénomènes mor- phologiques qui en peuvent découler, ne résulte
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pas de cette seule cause : l'opposition foliaire due au seul raccourcissement des entre-nœuds.
Pour que celle concrescence ait lieu, il faut autre chose : il faut la fasciation aplatie, attribuée en général, on le sait, à un mode particulier et anormal du cloisonnement cellulaire dans le cône végétatif.
J'ai observé en 1912 et 1913, à Mayenne, sur deux vieux murs, en accotement de terres fortement fumées, plusieurs pieds de Cymbaiaire qui, indé- pendamment du dérèglement ordinaire dans la disposition foliaire, présentaient des signes mar- qués de fasciation : de temps à autre apparaissait un rameau plus ou moins aplati.
Chez ces plantes, lorsque deux feuilles étaient opposées, la plupart du temps les pédicelles des fleurs du même nœud n'étaient pas concrescents. Mais plusieurs fois ils le furent.
Cette concrescence présente divers degrés. Je trouvai des fleurs normales dont les pédicelles étaient plus ou moins concrescents à la base. Je trouvai deux fois des pédicelles aplatis portant au sommet deux fleurs normales : puis, d'assez nombreuses fleurs anormales, plus ou moins pléiomères, avec 2 éperons ou 3 éperons. Et enfin je trouvai quelques fleurs, à pédicellc arrondi, en pélorie parfaite à 5 éperons.
Des pélories éperonnées ou sans éperon ont été plusieurs fois signalées chez la Cymbaiaire. On trouvera la littérature du sujet dans Penzig « Pflanzen-ïeralologie », vol. 2, p. 189 et 190.
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Mais, je ne sache pas que des observations aient été faites concernant la valeur génétique de l'ano- malie.
Bien que je n'aie pas cultivé la Cymbalaire de Mayenne, j'ai tout lieu de'croire qu'ici l'anomalie est au moins partiellement héréditaire.
Les pieds de la Cymbalaire que j'ai observée se trouvaient en effet sur deux murs différents, dis- tants de plusieurs mètres et séparés par une ruelle. Eu supposant que tous les pieds d'un même mur pussent procéder les uns des autres par propagation apogamique, la transmission n'avait certainement pu se faire d'un mur à l'autre que par graine ou par pollen.
Le fait n'a au surplus rien de bien surprenant, car on sait que les génétistes contemporains, et notamment Hugo de Vries, ont établi par leurs cultures que les plantes fasciées constituent sou- vent des races et des demi-races.
Il était surtout intéressant, dans le cas présent, de constater la relation existant entre la fasciation aplatie et l'hémipélorie.
C'est une contribution à la théorie gamogem- mique de Vuillemin pour l'explication des pélo- ries, tout au moins chez les Linaires.
21 octobre 1915.
SÉANCE DU 10 JANVIER I9I6
Présidence de M. Drouet, ancien président
La séance est, ouverte à 17 heures et demie el levée à 18 heures 45 mi nu les. Assistent à la séance : MM. Bigot, Chevrel, Drouet,
HOUARD, LlGMER, MAZETIER.
Le procès-verbal de la séance du 6 décembre est lu et adopté sans observations.
En ouvrant la séance le Président adresse les vœux et les sympathies de la Société à nos nombreux collègues qui combattent aux armées.
Les ouvrages reçus depuis la dernière séance sont dé- posés sur le Bureau.
Le Secrétaire attire l'attention sur une publication, élégamment présentée et richement illustrée, qui cons- titue le tome cinquième des Actï Horti Bergiani. M. Lignier demande le 'dépôt de cette publication à l'Institut botanique ; il se charge de faire les démar- ches nécessaires pour obtenir les quatre premiers volu- mes de celte collection.
Correspondance. — Parmi les pièces tle la correspon- dance, le Secrétaire signale une lettre de notre collè- gue, M. E. Jardin, mobilisé à Saint-Àubin-sur-Mer, et une lettre de M. Durel, qui demande en communica- tion un volume de la bibliothèque de la Société Lin- néenne.
Échange de Publications.— M. Lignier demande L'échan- ge des publications de la Société avec la Société Lin- néenne de la Seine Maritime, qui a envoyé une partie
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de ses publications et plusieurs échantillons scientifi- ques, destinés aux collections de la Faculté. La Société accorde l'échange,
Budget- — Le Trésorier présente son compte de ges- tion pour l'année 1915 et l'exposé de la situation finan- cière de la Société au 1er janvier 1916.
Une Commission, composée de MM. Lignier et Maze- tier, examine les comptes du Trésorier qui sont re- connus exacts. Sur la proposition de M. Lignier, la Société adresse ses félicitations et ses remerciements à M. Chevrel pour son dévouement et son excellente gestion.
La Société adopte le projet de budget suivant pour l'exercice 1916 :
Recettes :
Cotisations 1 000
Subvention départementale 400
Intérêt des fonds placés 450
Total. 1.850 Dépenses :
Impression du Bulletin 1.000
Indemnité au Bibliothécaire de l'Université
pour la Bibliothèque 250
Frais de Bureau (convocations, afi'ianchisse-
ments, etc.) 100
Trésorier (impressions, recouvrements, etc.) 100
Total. 1.450 Excédent des recolles sur les dépenses. . . 400
Une somme de 200 francs sera consacrée, comme précédemment, à la reliure des livres de la Bibliothè- que, si les disponibilités le permettent en fin d'exercice.
— .).) —
Élections — Il est procédé aux élections pour le re- nouvellement du Bureau et d'une partie de ta Com- mission d'impression.
Sont successivement élus :
Président MM. Corbière.
Vice-Président Lignier.
Secrétaire Bigot.
Vice-Secrétaire ; Houahd.
Trésorier. ..;;.... Chevrel.
Bibliothécaire Lortet.
Vice-Bibliothécaire Mazetier.
Archiviste Dr Catois.
Membres de la Commission d'impression, pour deux ans : MM. Chemin, Drouet et Dr Lebailly.
Bibliographie. — Le Secrétaire lit une analyse de M. Bugnon sur un travail de M. Chemin « Aspect de la végétation des Floridtes marines sur les côtes du Cal- vados, en avril 1914 », paru dans le Compte Rendu de la 43e session de l'Association française pour l'Avance- ment des Sciences (Congrès du Havre).
Divers. -- Le Président présente aux membres de la Société le cliché sur cuivre du portrait de M. Jouet, qui a servi à illustrer la, notice nécrologique consacrée par M. Lignier à notre ancien collègue, et qui paraîtra dans lé Bulletin de l'année 191(1 Le cliché sera déposé à l'Institut botanique.
0. LIGNIER. - Charles Joret, botaniste.
Portrait (Planche I)
Pierre-Louis-Charles-Richard Joret est un hel exemple de ce que peut un travail persévérant au service d'une solide intelligence dans un corps plutôt débile. Il était en effet d'origine modeste, étant fils de gendarme, ce qui ne l'empêcha pas, malgré une santé souvent chancelante, d'arriver à être professeur à l'Université d'Aix, puis, en récompense de travaux remarquables, membre correspondant de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, et enfin membre de cette même Académie.
Il naquit, le 14 octobre 1829, à Formigny (Calva- dos (1). En octobre 1844 il entra au collège de Baveux, puis, en octobre 1850, au lycée de Caen. Il avait d'abord dirigé ses études vers les mathé- matiques, mais des raisons de santé le ramenèrent à la littérature. En 1853, ayant été chargé d'une classe de latin au collège de Falaise, il n'y resta que peu de temps et prit un préceptorat qui déter- mina sa carrière en le dirigeant vers l'étude des langues vivantes. C'est cette étude qui l'amena à
(1) Ou mieux à Angranville, commune du Calvados qui fut. en 1858, réunie partie à celle de Formigny et partie à celle de Trevières.
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Paris vers la fin de 1859, puis de là en Allemagne, à Heidelberg et à Bonn en 1859-1800.
En 1800, il fut nommé au collège de Saint-Hilaire- du-Harcouët et, en 1802, professeur au Lycée de Chambéry. Licencié ès-lettres en 1803, agrégé d'allemand en 1800, il fut appelé au lycée de Vanves en 1808, puis au lycée Charlemagne en 1870. Enfin, après avoir suivi les cours de l'École des Hautes-Études, il obtint, en 1874, le titre d'élève diplômé de celte Ecole, fut reçu docteur en 1875, puis de suite chargé du cours des littératures étrangères à la Faculté des Lettres d'Àix. C'est en 1887 et en 1901 qu'eurent lieu ses deux nomina- tions à l'Institut.
Charles Joret est décédé à Paris le 29 décembre 1914; il avait donc 83 ans. Depuis plusieurs an- nées, il était devenu complètement aveugle et n'avait pu continuer ses recherches que grâce à l'aide de sa femme dévouée.
N'ayant été mis en relation avec M. Joret que vers la fin de sa longue carrière et n'ayant guère, dans les courts entretiens que nous avons eu ensemble, parlé que de l'exécution de certains de ses derniers désirs, non de son passé, je ne puis avoir la prétention de montrer ici sa pensée intime en ce qui concerne la botanique, ni décrire avec certitude les fails qui l'ont conduit à étudier cette science, non plus, du reste, que les condi- tions dans lesquelles il continua à s'en occuper concurremment avec la philologie et l'histoire.
Je me bornerai donc, après avoir parcouru ses ouvrages et étudié des notes manuscrites, malheu-
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reusement trop peu nombreuses (1), et en utilisant quelques souvenirs personnels, ainsi que ceux de M. Lortet, Conservateur des collections botani- ques, à présenter la vie botanique de M. Charles Joret telle qu'elle me paraît s'en dégager. Je m'ef- forcerai, en outre, de mettre en lumière les ser- vices importants que ce chercheur savant, patient et avisé a su rendre à la Botanique.
En tête d'un de ses manuscrits, celui «. Comment s'est fait mon herbier », Charles Jouet écrit mo- destement : « Je ne suis pas botaniste, mais j'ai beaucoup herborisé dans ma jeunesse et à plu- sieurs époques de ma vie... ». Certes, il n'a jamais étudié spécialement ni la morphologie ni l'anato- mie générale ou comparée des plantes, pas même la systématique proprement dite. Mais il a su, dès sa jeunesse, reconnaître les plantes, les comparer entre elles, étudier leurs stations, et il n'est pas bien certain que, dès cette époque, la biologie de certaines espèces qui lui étaient familières, ne l'ait pas préoccupé. J'ai même lieu de croire,
(1) C'est à l'extrême obligeance de M"' veuve Joret que je dois d'avoir pu consulter ces ouvrages et ces notes. Je tiens à lui adresser à ce propos mes plus vifs remerciements en même temps que mes respectueux hommages.
D'autres renseignements m'ont été fournis par M. Grenat, principal du Collège de Bayeux et par M. Buhot, professeur au même Collège. Qu'ils reçoivent ici le témoignage de ma sincère gratitude.
Enfin, je me suis encore servi de la notice donnée par le Dictionnaire biographique illustré du Catvados et de la Manche-
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d'après les souvenirs que m'ont laissé quelques conversations, qu'il avait trouvé là une source d'observations curieuses (j'ai été surpris de n'en avoir rencontré aucune trace écrite). En outre, ainsi que je vais le montrer, certains de ses ouvrages de l'âge mûr renferment des pages que ne renierait aucun botaniste de profession. Que de botanistes, réputés comme tels, n'en ont pas fait autant !
Il est vrai que la grande importance prise par les herborisations, dans la jeunesse de Charles Jouet, a été considérablement diminuée puis même finalement presque supprimée dans la seconde partie de son existence. Mais pendant toute sa vie les piaules ont retenu son attention, ont passionné son existence. Pendant toute sa vie, les éludes philologiques et historiques qui avaient, finalement, accaparé son temps, ont été puissamment inlluencées par son amour des plantas Elles ont, en grande partie, pris une allure très spéciale qui est résultée de l'attirance qu'avait pour lui la connaissance des plantes et de leurs propriétés. Du reste, ses maîtres, en particu- culier Louis Havet, avaient profité de ces heu- reuses dispositions pour le pousser, eux-mêmes, dans cette voie fructueuse.
Charles Jouet ne s'est donc pas borné, comme il le dit si modestement, à herboriser partout où les hasards de l'exislcnce ont porté ses pas. Il a voulu encore rechercher dans le passé linguistique des peuples, l'histoire de ses chères plantes. Il s'est efforcé de retrouver les liens qui les ont, aux
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divers âges, rattachées à notre humanité, la façon dont elles ont été amenées à concourir au progrès des civilisations antérieures.
. Quoique à L'état d'ébauche, le manuscrit « Com- ment s'est fait mon herbier » donne de précieuses indications sur le début de la vocation botanique de Charles Joret.
Ce fut, peut-être, au collège de Baveux, où il entra en octobre 1844 il avait alors 15 ans —, qu'il prit l'amour des plantes, et c'est peut-être l'enseignement reçu dans cet établissement qui le poussa à faire un herbier. En tout cas celui-ci semble avoir été commencé dès 1846, et, dès cette époque, Charles Joret reçut de divers amis quel- ques plantes qui devaient y prendre place. Pen- dant les années suivantes, 1847-50, c'est encore aux environs de Bayeux qu'il continua à herbori- ser. Toutefois, à l'époque des vacances, retourné au pays natal, c'est-à-dire à Formigny. il en profi- tait pour visiter les régions voisines, et surtout le littoral entre Collcville et Englesqueville Ce fut dans ces circonstances qu'entre ces deux localités il eut le bonheur de découvrir Ylnula crifhmoides L. et le Spergularia rupestris Leb., plantes jusque- là non signalées dans le Bessin.
En 1849 son herbier s'accrut de doubles donnés par Rexou et qji provenaient des environs de Caen. L'année suivante, en 1850, Charles Joret accompagnait Hardouin dans une excursion aux environs de Cherbourg et il avait la joie d'y récol- ter YOtanthus maritimus Link (Diotis condidis-
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sirna Desf ) A celle époque son herbier comptait déjà huit carions.
Lorsqu'en octobre 1850 il entra au lycée de Cacn, ce lui fut une occasion de faire connaissance, autour de cette ville, avec la flore des terrains calcaires. Vers la même époque, il semble avoir en outre exploré Littry, Juayc, "ïrévières, Bcrnesq, Monceaux, elc.
Retourné à Formigny, pendant les vacances de 1851, il y entreprit peut être de remanier complè- tement son herbier ou. au moins, il le compléta par l'adjonction de Cryptogames inférieurs et, cette adjonction, il la continua pendant quatre années.
Lorsqu'en 1853 il vint à Falaise, il y fit la con- naissance de de Brébisson 11 herborisa aux envi- rons de cette ville, puis à Signy, près de Meaux(l), et, d'une façon générale, en Seine-et-Marne jusque dans l'Aisne. Son herbier renferme des plantes qui y ont été récoltées pendant les années sui- vantes et jusqu'en 185G.
C'est vers celte époque que la nécessité de se spécialiser dans l'élude des langues vivantes (alle- mand, anglais, italien, espagnol), commença à accaparer davantage le temps de Charles Joret et à le détourner peu à peu des herborisations, sur- tout de 1857 à 1859, années pendant lesquelles il
(1) Il s'agit probablement de Signy-Signats, canton de La Ferté-sous-Jouarre ^Seine-et-Marne), et c'est vraisemblable- ment son préceptorat qui avait amené Charles Jorut dans cette localité.
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vint terminer ses études à la Sorbonne. Ce ne fut plus qu'à l'époque des vacances, passées encore à Formigny, qu'il put continuer à en faire et dans les environs de cette localité, et sur les rivages voisins.
Un séjour en Allemagne, à Heidelbergetà Bonn, en 1859 et en 1800, l'amenèrent à faire dans ce pays quelques herborisations fructueuses. En effet, bien que ce séjour eut pour but exclusif la con- naissance de la langue et de la littérature alle- mandes, il ne sut pas se priver de suivre les cours les plus divers. C'est ainsi qu'il se laissa entraîner à prendre part aux herborisations organisées par les professeurs de ces Universités. En 1859, il explora les environs de Ileidelberg, Mannheim, Carlsruhe, Baden, etc., puis, en 1800, ceux de Bonn et la vallée de l'Abr avec le professeur Ilill, et même quelques localités du Wurtemberg.
En lui apportant l'attrait du renouveau, ces excursions en pays allemand avaient réveillé en Charles Joret le vieil amour de l herborisation. Aussi, rentré en Fiance et installé pendant deux années à Saint Hilaire du Ilarcouët (Manche), en profila-t-il pour explorer avec soin la flore assez pauvre des légions avoisinanles et pour faire même quelques excursions jusqu en Bretagne (Bennes, Saint-Malo).
Lorsqu'il fut ensuite envoyé à Chambéry, il y continua de faire des herborisations qui le mené rent dans les Alpes et furent particulièrement fructueuses. Certaines d'entre elles au moins eurent lieu en compagnie du Dr Permeh, et
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M. Lortet se souvient encore de descriptions enthousiastes que Charles Joret lui fit, vers 1900, de certaines localités végétales. Elles témoignaient d'une singulière puissance de mémoire en même temps que d'une passion toujours brûlante.
Entre temps, peut-être fit-il également quelques excursions auprès de Paris, car son herbier ren- ferme des plantes du Bourget, récoltées par lui en 1864
Mais, de nouveau, vers 1 807, peut être même auparavant, la nécessité d'études plus approfon- dies pour arriver au grade de docteur semble avoir arraché Charles Joret au charme que pro- cure la recherche des plantes. Pour combien de temps ? Ses notes sont muettes à ce sujet. En tout cas, il bien certain que ce ne fut que pour un temps limité.
En effet, dans une lettre qu'il écrivait en 1903, il me dit avoir herborisé aux environs d'Aix à son arrivée dans cette ville, c'est-à-dire en 1876 et 1877. D'après son herbier, il explora l'Auvergne (Mont- Dore et La Bourboule) en 1877. puis les Basses- Alpes et la Corse-
D'autre part, bien que ses notes n'en fassent aucune mention, j'ai le souvenir d'une conversa- lion dans laquelle il me dit avoir recueilli des plantes en Espagne. Et, en effet, son herbier en contient une centaine Quand eut lieu ce voyage!' Je n'ai pu l'établir, mais il est probable que ce fut assez tardivement- Charles Joret fit de même, en 1882, un voyage en Suède et Norwège, qui lui permit d'accroître
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son herbier de plusieurs centuries. M Lortet se souvient parfaitement d'une conversation dans laquelle il lui en parla et lui exposa les délicieux souvenirs qu'il en avait conservés.
Il y a mieux. M. Emile Châtelain, dans son allo- cution nécrologique prononcée le 14 janvier 1915, à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (1), rappelle, qu'en 1905, Charles Joret assistant au Congrès archéologique d'Athènes, profilait des promenades pour l( recueillir des échantillons de la Flore hellénique ».
Ainsi, grâce à ces renseignements même bien incomplets, nous avons la preuve que la période des herborisations actives de M Charles Joret a duré au moins une vingtaine d'années et qu'ulté- rieurement, alors même que sa vue fut déjà bien affaiblie, il conserva le goût des herborisations.
On peut dire que l'herborisation fut en réalité pour lui une véritable passion et que s'il cessa finalement de s'y adonner d'une façon continue, ce ne fut pas sans regrets, mais pour obéir aux nécessités de sa carrière.
Cependant si ces dernières l'obligèrent ainsi à cesser de s'occuper de son herbier, elles ne purent détourner sa pensée de s'occuper des plantes. On peut même, rien qu'en parcourant la liste de ses publications, affirmer que l'amour des plantes et" de tout ce qui les concerne imprima, de très bonne heure, à une grande partie de ses recherches his- toriques et philologiques, une direction très spé-
1) Bull, <l<\s Insc. et B.-L., janv.-fév. MU5.
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ciale, de telle sorte que, toute sa vie, il demeura autant botaniste que philologue et historien.
Du reste, lui-même, clans sa charmante et savante Introduction à la Flore populaire de la Normandie et dans celle des Plantes dans V Antiquité et aa Moyen âge, nous faisant pénétrer jusqu'au fond de sa pensée, nous met bien à même de comprendre pourquoi il se laissa si souvent entraî- ner vers l'histoire des plantes. C'est qu'elles furent toujours mêlées intimement à la vie des peuples : « L'esprit religieux des premiers hommes, dit-il « dans la première, avait produit la croyance aux « arbres sacrés; l'esprit superstitieux des généra- le tions postérieures produisit, sous forme de sur- « naturel, la croyance aux herbes magiques », p. xx. .< Celte croyance.., elle se retrouvait par- « tout et les savants n'y étaient pas moins attachés « que les ignorants », p.xxi. Les plantes n'ont-elles pas en outre, dès les époques les plus reculées, fourni de la nourriture, des instruments et des remèdes à l'homme? En somme, les plantes s'étant intimement mêlées au développement de l'huma- nité, retrouver leur histoire vraie ou légendaire c'était, en réalité, aider à faire l'histoire du déve- veloppement de la société humaine aux époques antérieures. Et c'est ainsi que Charles Joret se trouva entraîné à étudier l'histoire et à employer la philologie sans abandonner ce qui avait fait la passion de sa jeunesse et qui restait la joie de son âge mûr, utilisant même largement les connais- sances qu'il avait déjà acquises en botanique- Certes, Charles Jouet a fait d'autres travaux
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philologiques de premier ordre que ceux dans lesquels il s'occupe de plantes et cependant il semble bien que ces derniers, qui l'entretenaient dans des souvenirs heureux, aient conservé sa prédilection jusqu'à la fin de sa longue et labo- rieuse existence. Ce sont eux qui ont fait l'objet des plus importantes parmi ses dernières publica- tions et celles-ci nous laissent le vif regret que la cécité puis la mort soient venues les interrompre-
C'est vers 18SG qu'il commença ses publications de linguistique végétale. Il le fit par deux analyses. La première [1] est celle d'une étude du Dr Sajnt- Lager sur les anciens « Herbaria »; la seconde [2] est l'analyse critique excessivement serrée d'une édition de manuscrits anglais faite par J.-L-G. Mowat (1).
Dès la même année (ou peut-être seulement l'année suivante) il se chargeait en outre d'identi- fier les noms des plantes que renferment certaines recettes médicales citées dans le manuscrit 23 d'Évreux et publiées par Paul Meyer [3]. Son étude, pleine de renseignements intéressants, sert de glossaire à ce mémoire.
Mais ce qui démontre bien combien les con- naissances en botanique, acquises pendant la jeu- nesse, continuaient à préoccuper Charles Joret
(1) Les chiffres italiques placés entre crochets renvoient à la Liste des Publications botaniques de G. Joret, donnée page 80.
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devenu philologue, c'est la publication, en 1887, de sa Flore populaire de Normandie [4], En effet, sous le couvert de ce titre modeste, il y glissa une Introduction, à laquelle j'ai déjà fait allusion, qui le montre, dès cette époque, plein d'une érudition remarquable sur l'histoire générale des plantes et de la botanique. Il y énonce que ce sont « les légendes des plantes qui avaient fait le fond des traités d'histoire naturelle de l'Antiquité et du Moyen âge, et que, dans son livre Des Plantes {de Planlis, libri vi, Florentiae, 1583, in-4°), Andréa Gesalpino a fait « le premier traité de botanique digne de ce nom ». Alors seulement, dit encore Charles Joret, la botanique « devint une science ayant son domaine propre et déterminé », ce qui du reste n'empêcha pas certains auteurs de conti- nuer à s'occuper spécialement des légendes popu- laires et même d'étendre celte étude aux races indo-européennes.
Une deuxième partie de cette longue Introduc- tion est consacrée à l'historique des ouvrages dans lesquels on retrouve les noms populaires des plantes, non seulement en Normandie et en France, mais aussi dans toute l'Europe. Il y indi- que en outre la manière employée par lui pour mener ce travail à bien et il rend justice à ses nombreux collaborateurs ; d'abord aux auteurs des ouvrages antérieurs ; ensuite aux nombreux instituteurs qui lui ont fourni des renseignements par l'intermédiaire de l'Inspection académique; enfin aux botanistes trop peu nombreux qui,
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s'intéressant aux noms vulgaires, ont répondu à son appel.
Dans quelques notes manuscrites j'ai pu retrou- ver la trace de tout ce travail et j'ai pu constater le soin avec lequel Charles Joret s'efforçait de contrôler les renseignements reçus toutes les fois qu'un cloute pouvait exister. Si des difficultés spé- ciales l'empêchaient de reconnaître la plante dési- gnée par le nom populaire, il se la faisait envoyer afin d'arriver à la certitude.
C'était Louis Havet qui lui avait donné l'idée de réunir ainsi les noms des plantes épars dans son Dictionnaire des patois du Dessin (1881).
La Légende de la Rose [7], parue en 1890 dans un groupe de mémoires dédiés par ses élèves à Gaston Paris, n'est, en quelque sorte, qu'un chapitre déta- ché du beau volume [8] sur La Rose dans l'Antiquité et au Moyen âge que Charles Joret publia en 1892 et qui est un ouvrage d'une érudition remarquable en même temps que d'une lecture captivante.
Dans ce dernier il démontre tout d'abord que la Rose à cent feuilles est originaire du Caucase, qu'elle gagna d'abord la Phrygie, puis que, de là, par les soins du roi Midas. elle passa en Macé- doine. C'est de cette dernière province qu'elle fut importée dans toute la Grèce et en Italie où sa culture devint un art. Il nous montre également quelles furent, au début, les méthodes de culture des roses, surtout chez les Romains qui étaient parvenus à en produire a peu près toute l'année.
D'autres chapitres sont consacrés aux usages anciens de cette admirable fleur et au rôle qu'elle
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joua dans la poésie et les Légendes grecques et italiennes.
Mais delà Phrygie la culture des roses ne s'était pas répandue que vers l'Occident. Elle avait égale- ment gagné l'Asie Mineure, puis la Mésopotamie et la Perse où elle fut particulièrement chantée par les poètes et souvent associée au rossignol comme llcur symbolique du printemps; enfin elle pénétra dans L'Inde elle-même.
D'autre part elle s'étendit en Egypte et en Cyré- naïque où se formèrent des variétés qui ont joui d'une véritable réputation.
Dans Le même ouvrage, Charles Joret nous expose ensuite l'influence néfaste exercée sur la culture des roses en Occident par les invasions barbares et aussi par la proscription. dont elle fut l'objet de la part de certains pères de l'église chré- tienne. Ce fut alors qu'au contraire, sous la domi- nation de l'Islam, la rose devenue en quelque sorte la ileur sacrée de Mahomet prit une impor- tance considérable dans la vie de tout l'Orient.
Mais la diminution de la culture de la rose en Occident ne dura pas. Elle reprit d'abord en Espa- gne sous l'influence des Arabes- Puis, favorisée par Charlemagne et les Carlovingiens, elle gagna même la Germanie et, de là, les Pays Scandinaves. Cette fleur était alors presque inséparable du lis D'abord emblème de la vertu religieuse et de la candeur, elle y devint rapidement celui de l'amour et c'est comme tel qu'elle fut chantée par les poètes.
Cette partie médiévale de l'histoire de la rose
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est de beaucoup la plus développée, car les docu- ments abondent. Elle comprend de nombreux renseignements sur les méthodes de culture de cette fleur, tant en Orient qu'en Occident, sur l'importance qu'elle prit dans les poésies et les légendes de cette époque, surtout clans les légendes chrétiennes.
Ensuite sont exposés les usages de la rose dans la vie ordinaire du Moyen âge, dans son culte, son art, sa pharmacopée et même dans sa cuisine.
Dans l'Introduction de son grand ouvrage Les Plantes dans l'Antiquité et au Moyen âge [14 et 18], Charles Joret indique que c'est au lendemain même de la publication de sa Flore populaire de la Normandie qu'il en avait établi le plan. Il y tra- vailla pendant dix ans avant que le premier volume ne vit le jour, et nous savons, hélas! que cet ouvrage ne fut pas terminé-
Mais les deux gros volumes publiés sous ce titre ne sont pas — cela est évident — les seuls résultats des longues recherches de leur auteur. On peut hardiment affirmer que presque tous les travaux de la Liste des Publications, qui terminent cette notice, en sont sortis, à commencer par la Légende de la Rose [7] et La Rose dans l'Antiquité et au Moyen âge [8] dont il vient d'être question.
C'est à cette série également que se rattachent Les Jardins dans l'ancienne Egypte [9], ouvrage documenté par l'élude des textes anciens et par celle des peintures dans les tombeaux. Il nous y fait d'abord connaître l'organisation des jardins
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pharaoniques et les plantes principales qui y étaient cultivées au moins à leur origine. Les arbres fruitiers les plus fréquents y étaient alors le dattier, le sycomore (figuier), le caroubier, la vigne, le figuier, le grenadier, le jujubier, etc. Mais, plus tard, vinrent s'y ajouter des arbres introduits : l'arbre à encens, l'amandier, le mûrier, le pêcher, le cerisier et divers arbres d'ornement et d'utilité. Puis, plus tard encore, un certain nombre de plantes herbacées, avant même que les Arabes n'aient importé des plantes de l'Inde.
Dans une petite note [11] Charles Joret établit avec beaucoup de perspicacité que le palmier dénommé xôïç, y.oj/.ar et xouxîocpopov par les auteurs grecs, est le doum des Arabes.
Ailleurs |/:?et 13], il démontre pourquoi les représentations égyptiennes du papyrus sont très différentes de l'inflorescence adulte des Cyperus Papyrus et ont pu être comparées aux fleurs du Lotus- C'est qu'en réalité la difficulté de représen- ter l'inflorescence adulte a amené les artistes égyptiens à les figurer jeunes et non encore ouvertes.
Pour lui, d'autre part [15], le -Épsstov que Posi- donius signale en Syrie, ne serait autre que le pêcher, originaire du Turkestan, qui venait d'y être introduit (au début de notre ère), à peu près en même temps (pie l'abricotier originaire de l'Iran.
Son étude sur La Flore de Huile d'après les écri-
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vains grecs [17] est une sorte de « relevé » critique des espèces végétales indigènes ou cultivées dans l'Inde avant le début ou tout à fait au début de l'ère chrétienne et qui ont été cités par les auteurs grecs. Il y a là un essai « de les identifier aussi exactement que le permettent les descriptions trop souvent incomplètes » qu'ils nous ont laissées.
Mais toutes les notes précédentes, malgré leur intérêt, ne sont rien en comparaison de son grand ouvrage Les Plantes dans l'Antiquité et au Moyen âge [7 4 et /S]. C'est ce travail magistral, malheu- reusement inachevé, qui représente réellement la somme des connaissances accumulées par quinze années et plus d'un labeur énorme. Ecrit en partie en 1888, il fut remis sur le chantier en 1897, époque où parut le premier volume. Mais le deuxième volume fut encore refait plusieurs fois., et ce ne fut qu'en 1904 qu'il sortit des presses, alors que la cécité menaçait déjà sérieusement Charles Joret.
Comment analyser d'une façon succincte ces deux gros volumes si pleins de détails admirable- ment groupés en un ensemble harmonieux? Je ne le tenterai même pas et me bornerai à exposer le plan suivant lequel ces livres ont été établis.
Dans son premier volume [là], c'est tout d'abord en véritable botaniste que Charles Joret décrit la flore indigène actuelle de chacun des pays étudiés (Egypte, Asie Mineure, Syrie, Méso potamie, Arabie) et qu'il en expose les particula- rités géographiques, œcologiques et biologiques. Il nous montre ensuite quelles furent les plantes
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agricoles (céréales, fourragères et industrielles) et les plantes horticoles (potagères, fruitières, d'or- nement et d'agrément). Enfin il expose comment les habitants les utilisaient pour leur nourriture ou leurs boissons, pour leurs usages domestiques ou industriels (textiles, ustensiles de ménage, outils, instruments aratoires, papier, constructions de meubles, de bateaux, etc.).
Cette première partie est surtout complète en ce qui concerne l'Egypte à laquelle est consacrée la moitié du volume, mais elle est encore fortement documentée pour la Chaldée, l'Assyrie, la Judée et la Syrie.
Elle est ensuite continuée par l'étude du rôle qu'ont joué les plantes dans l'art, la poésie, les mythes, le culte et les fêtes profanes, puis parleur emploi dans la pharmacopée, la droguerie et les funérailles. Et cette seconde partie du programme, quoique encore beaucoup plus longuement trai- tée en ce qui concerne l'Egypte, s'étend cependant, elle aussi, autant qu'il est possible, aux peuples de l'Asie antérieure (Chaldéens, Assyriens, Juifs, Phéniciens, Hittites).
Le deuxième volume [18] ne s'occupe que de l'Iran et de l'Inde, qui y sont étudiés séparément, et il est établi sur un programme analogue au précédent Mais quel luxe de détails intéressants pour le botaniste autant que pour l'historien ! Quelle profusion de connaissances admirablement groupées !
C'est ce deuxième volume qui a demandé le plus de travail à Charles Jonur et surtout sa
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deuxième partie, celle consacrée à l'Inde. C'est celle-ci toutparticulièrementqui lui demanda plus de seize années de labeur.
Il ne m'appartient pas déjuger la valeur intrin- sèque de ce grand ouvrage au point de vue philo- logique et historique; d'autres l'ont fait (1). Mais ce que je puis affirmer c'est le profond intérêt que le lecteur ne peut manquer d'y prendre, car la lecture en est absolument passionnante
Bien que dix ans se soient écoulés entre l'appa- rition du deuxième volume et le décès de Charles Joret, le troisième volume qui, dans sa pensée première, devait compléter l'ouvrage, n'a jamais vu le jour. C'est que Charles Joret, déjà très souffrant, devait bientôt complètement perdre la vue et que par suite les recherches nécessaires lui étaient devenues absolument impossibles. La nécessité d'une pareille renonciation dut lui être cruellement pénible ! (2).
(1) Emile Châtelain, lue. cit.
(2) S'il dut renoncer aux très complexes recherches qu'eut nécessité la terminaison de cet ouvrage, il ne faudrait cependant pas croire que Charles Joret ait consenti à res- ter inactif. J'en appelle, à ce sujet, au témoignage de ses collègues de l'Institut. M. Emile Châtelain (l. c, p. o dit en effet : « Depuis quatre ou cinq ans, accablé d'infirmités et « privé de la vue, il donnait un bel exemple de courage « et d'endurance... il montrait qu'une âme de savant est « maîtresse jusqu'au bout du corps qu'elle anime. Recourant « au service de plusieurs secrétaires, tantôt il se faisait lire « les volumes utiles a ses recherches, tàntôl il dictait des « articles... Peu de professeurs ont profilé autant que lui « des collections de la Sorbonne. Dans sa longue existence « ce chercheur infatigable n'aura perdu (pie sa dernière « semaine, terrassé par la maladie ».
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Qu'il me soit permis, pour compléter renoncia- tion des titres de Charles Joret à la reconnaissance des botanistes, de signaler encore quelques opus- cules indépendants de la série précédente.
D'abord une petite note parue en 18S4 [5] dans laquelle il montre que, contrairement aux opi- nions antérieurement émises, l'auteur du Livre des Simples devait être Bas-normand et qu'il fut peut-être le même que celui du Tractatas de lier- ais, qu'en tous cas ce dernier a été écrit en une ville de France appelée Bourg- Dans une autre [6] il expose que chez toutes les nations indo-européennes sans exception, il existe des incantations d'après la nature desquelles on doit penser que les plantes ont été autrefois l'objet d'un véritable culte. Il en fut particulièrement ainsi chez les Hindous
Ailleurs [70] il identifie les plantes mentionnées par Peiresc clans quatre listes adressées en 1605 à Charles de l'Ecluse.
Enfin dans une note parue en 1913 [19], utili- sant ses connaissances spéciales des espèces, il s'attaque à un problème de la nomenclature végé- tale de Pline. Il démontre, avec la dernière évi- dence, que le happa du livre XXI de Pline n'est pas celui du livre XXIV- Le premier représente la Bardane et correspond à l'i-av'vr, de Théoprasle, à l'âpxeiov et au TCpodwiuov de Dioscoride, à SpxTiov de Calicn et était également appelé Personacia, Per- sonata ou Persolata par les Latins. Le second, qui
s
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représente le Gratleron, correspond à l'dmapfvrj de Dioscoride et au Philanthropos de certains auteurs La façon dont est débrouillé l'écheveau de diffi- cultés inouïes, créées par les commentateurs de Pline, en ce qui concerne cette question, montre bien quelle a été la lucidité d'esprit dont a joui Charles Jouet jusqu'au seuil de la mort.
Et maintenant que j'ai rappelé, quoique bien imparfaitement, la jeunesse studieuse et les nom- breuses herborisations de Charles Joret, son enthousiasme de chercheur, ses qualités d'obser- vateur sur le terrain, la finesse de son esprit cri- tique pour la reconnaissance d'espèces douteuses; maintenant que j'ai analysé, quoique d'une façon très insuffisante, ceux de ses travaux qui inté- ressent la botanique et l'histoire des plantes dans leurs rapports avec l'humanité, que j'y ai signalé certains chapitres où la géographie et l'œcologie botaniques sont traitées de main de maître, il ne me semble plus possible de lui refuser la qualité de botaniste, simultanément avec celle d'historien et de philologue.
Comment donc alors Charles Joret a-t-il pu écrire lui-même : je ne suis pas botaniste? Ceux qui l'ont approché et qui ont pu, par suite, juger combien il était modeste, pourront'seuls arriver à le comprendre. N'était-ce donc pas un devoir de rétablir la vérité? Puissé-je y avoir réussi.
Charles Joret ne s'intéressait pas qu'à la P>ota- nique systématique et historique. Propriétaire et fermier, il avait également étudié les questions
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agricoles et s'y intéressait fort II ne dédaigna même pas de l'aire des conférences, en ISS"», ou Cercle Saint-Simon, à Paris, sur « la crise agri- « cole en Normandie » et, en octobre 1003, au pre- mier Congrès national antialcoolique, sur la ques- tion de « l'alcoolisme dans les campagnes » (1).
L'Université de Cacn a du reste eu la preuve de L'intérêt tout particulier qu'il portai ta l'agriculture, puisque c'est en raison des efforts tentés par elle pour établir un programme agricole, et afin de lui aider, qu'il lui a laissé sa ferme de Formigny et quelques autres libéralités.
Appendice I
Dès 1003, Charles Jouet avait donné à la Galerie Botanique de l'Université de Caen les Phanéroga- mes et les Cryptogames de son Herbier de Norman- die qui comprenait vingt-trois cartons. La majeure partie des pièces qui le composent ont été recueil- lies par lui même, et j'ai montré que dès 1840 cet herbier contenait déjà huit cartons presque entiè- rement formés de plantes de la région de Bayeux.
Cet Herbier de Normandie est précieux pour la localisation des espèces et, du reste, il a déjà été employé par H.vudouin, Renou et Leclerc dans l'établissement de leur Catalogne des Plantes vas- culaires du Calvados.
Un nouveau don, fait en 1905, mettait la Galerie Botanique en possession de treize nouveaux car-
I) Emile Châtelain, loc. cit.. p. 6.
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tons d'herbier dans lesquels ne se trouvaient que des plantes étrangères à la Normandie, mais qui toutes avaient été récoltées de la main de Charles Jouet. Elles provenaient des Alpes, d'Allemagne, d'Espagne (une centaine seulement) et de Suède et Norvège.
Enfin, en 1908, le reste de l'herbier, comprenant trois carions de Mousses et Lichens de Normandie, vint rejoindre les précédents. La plupart de ces échantillons proviennent des environs de Baveux, et ont été récoltés par Charles Jouet lui-même. Beaucoup ne sont pas déterminés, et ceux qui le sont l'ont d'ordinaire été par Haudouen, Renou et Lecleuc (d'après les souvenirs de M. Loutet).
Appendice II
Afin que le lecteur puisse se rendre compte de l'extrême activité déployée par Charles Jouet herborisant, j'ai cher- ché à reconstituer autant que possible, d'après ses notes éparsrs et certainement bien incomplètes, le tableau de ses herborisations pour certaines années.
En 1831 : 22 avril, Trévières ; 13 mai, prairie de Caen et bords de l'Orne; 18, bords de l'Orne et Maladrerie; 9 juin, bords du Canal; 12, bords du Canal; 15, Berncsq; 16, prairie de Caen; 19, prairie de Caen; 22, bords du Canal, dopée; 6 juillet, avenue Bagatelle à Caen (Galium anglicumj; 22, coteaux d'Allemagne; 2 août, Aignerville, Trévières; 3, Aignerville; 4, Colleville, St-Laurent; 7, Formigny; 10 et II, Formigny; 13, Grandcamp, Fontenay, lsigny ; M, Aignerville; 16, Saint- Laurent, Viiiville, Formigny; 17, Formigny; 22, Vierville. Saint-Laurent ; 25, Bernesq bruyères et marécages , Aigner- ville; 31, Monceaux, Castillon, Balleroy, forêt de Ccrisy, Lit-
7iJ
tiy ; 4 septembre, Groissan ville ; •">. Croissanville ; 15, Tré- vières, Engrouvillc ; 16, Formigny. En 1852 :
16 avril, Bernesq; I-. Bellefontaine ; 20, Vierville, Saint- Loup à Bayeux; 12, Bernesq; I" juin, Gloppéc; 4, château cl • Montaigu ; 5, environs de Caen ; 7, Feuguerolles, Eter- ville. Mallot ; 17, Cloppée, Golombclles ; ["juillet, Maltot, Saint-André-de-Fontenay ; 10 août, Formigny, Colleville; 21, Formigny, Colleville ; 20, Gaumont ; 30, Molay. Bel nesq ; 1" septembre, embouchure de la Vire; 6, Fosses du Souci; 14, Englesqueville ; 26, Viervilleet Formigny. En 1859 :
Avril, Buthcn, Moulbronn; mai, Heidelberg, Friedrichs- feld, Wolfsbraun ; juin, Heidelberg, Moulbronn, Friedrichs- feld, Ilandschusheim ; juillet, Mannheim, Friedrichsfeld, Retrishaus, Heidelberg, Neckarsteinach, Ilandschusheim ; août, Heidelberg, Moulbronn, Schwelzingen, Friedrichsfeld, Carlsruhe, Weinheim, Baden. En 1860 :
En Wurtemberg : Moulbronn, Sternenfels.
En Rheinland : mai, Bonn, Venusberg, Kreutzberg. Sieben- gebirge, Obercassel, Buel -Juin, Bonn, Landskrone, Altcnahr, Remagen, Poppelsdorf, Ippersdorf, Venusberg, Obercassel, Siegburg, Benel, Dottendorf, Siebengebirge, Lowcnburg ; juillet, Siegburg; septembre, Paris. En 1801 :
Février, Saint-Hilaire ; avril, Saint-Hilaire ; mai, Saint- Hilaire, Yiret. Moulines ; juin, Saint-Hilaire, Moulines, Les Loges; juillet, Saint-Brice, Saint-Hilaire, Moulines, Mortain ; août, Granville. En 1802 :
Juin, Sainl-Hilaire, Rennes, Saint-Malo, l'ontorson, Fou- gères, Avranchcs: juillet, Granville; août, \ icrville. Littry. Formigny, Russy ; septembre, Formigny ; octobre, Anibé- rieux, Cham béry.
Nota. — Quelques notes sans date semblent indiquer que Charles Johet s'occupa aussi un peu d'entomologie.
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LISTE DES PUBLICATIONS BOTANIQUES
de Charles Joret
1. Recherches sur les anciens « Herbaria », par le Dr Saint-Lager, Paris, 1880. Analyse parue clans la Romania.
2. Anecdota Oxoniensa. Texts, documents and extracts, chiefley from manuscrits in the Bodleian and other Oxford libraries. Médical and mordern séries, Vol. I, P. II. Alphila éd. b. J.-L.-G. Mowat, Oxford, 1887. Analyse par Ch. Joret.
3. Glossaire des noms de plantes, G pages insérées à la suite des Recettes médicales en français, publiées d'après le manuscrit 23 d'Évreux par Paul Meyer (Romania).
4. Flore populaire de Normandie, 239 pages, Caen, Delesques, et Paris, Maisonneuve, 1887.
5. Le Livre des Simples, inédit de Modène et son auteur, 22 pages (Bulletin des Antiquaires de Nor- mandie, 1888).
G. Les Incantations botaniques des manuscrits F. 277 de la Bibliothèque de l'École de Médecine de Montpellier et F. l'J de la Bibliothèque acadéndque de Breslau, 20 pages (Romania, t. XVIII, 1888 .
7. La Légende de la Rose au Moyen âge chez les nations romanes et. germaniques, 24 pages (Etudes romanes dédiées à M. Gaston Paris le 29 décembre 1890 par ses élèves, Màcon, 1891).
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S. La Rose dans l'Antiquité et au Moyen âge. His- toire, légendes et symbolisme, 483 pages, Paris, Em. Bouillon, 181)2.
0. Les Jardins dans l'ancienne Egypte, 19 pages, Le Puy, Marchesson, 1894.
10. Liste des noms de Plantes envoyées par Peiresc à Clusius — Charles de l'Écluse, 8 pages, avec une page manuscrite d'errata ou de compléments (Rev. des Langues romanes).
11. Les noms du Palmier xô't£, x5xa<; et xouxiotpopov, 3 pages.
12. De la représentation du Papyrus sur les monu- ments de l'Egypte ancienne, Mâcon, 1893-
13. Le Papyrus et sa représentation sur les monu- ments de l'ancienne Egypte, 8 pages (Mél. de Philo- sophie romane de Wahlund, 1896).
14. Les Plantes dans l Antiquité et au Moyen âge. ire partie : Les Plantes dans l'Orient classique. I. Egypte, Chaldée, Assyrie, Judée, Phénicie, 504 pages. Paris, Em. Bouillon, 1897.
15. Le Ttépcretov de Posidonius, 5 pages (Revue des Études grecques, 1898)
16. L'Abricotier et le Pécher, 8 pages (Mém. de PAc. des Se, Agric, Arts et B.-L. d'Aix, 1899;.
17. La Flore de l'Inde d'après les écrivains grecs, 55 pages, Paris, Em. Bouillon, 1901.
18. Les Plantes dans l'Antiquité et au Moyen âge. lre partie : Les Plantes dans l'Orient classique. IL
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L'Iran et l'Inde, 657 pages, Paris, Em. Bouillon, 1904.
19. La Lappa chez Pline et ses équivalents chez Théophraste et Dioscoride, 6 pages (Rev. de Philol., de Littér. et d'Hist. anc, t. XXXVII, p. 241, 11)13).
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0. LIG1NIER et M. LORTET.— Liste des Plantes vasculaires que renferme l'Herbier géné- ral de l'Université et de la Ville de Gaen (suite) (i).
HERBIER LENORMAND
DICOTYLEDONES
POLYPETAL.E
Ordo LXXVI — MELASTOMAGE.E
N°" du class'
Trihus I. llicrolioicœ
2355-2.- Eriocnema
1. falva Naud. - Brésil,
Claussen.
2358-5. Cambessedesia
2. aspera D C . — ( de Li m- ' minghe).
2 bis, aspera D. G. var. genui- na Berg. — Brésil, Claussen.
3. corymbosa D. C sil, Claussen.'
Bré-
N<" du class'
1. mcmbranaceaGardn. —
Brésil, Hooker.
2359-6. Pyramia
l. pityrophylla Cham. — Brésil, Claussen.
2361-8 Chaetostoma
1. pungensD.C, — Brésil, Gomes.
2362-9. Micro licia
4. alsinefolia D. C. — Bré- sil, Claussen.
3. brevifolia D. C. — Ba- hia, Salzmann.
(1) Voir le détail de cette publication dans les vol. V, 1901, p. 132 : vol. \ 1. 1 1)02, i) 259 ; vol. \ II. mo:S, p. 138; vol. Mil, 1904, p. 191 ; vol. \. p. 10, de la 5' série el dans les vol. I, 1907, [>. 26; vol. II. 1908, p. 37; vol. III. 1908-09, p. 103 ; vol. IV, 1910-11, p. I2."i ; vol. \, 1912, p. 38 ; vol, \ I, 1913, p. 141: vol. VII, 1914, p. 169, de La G" série du Bulletin de la Société Linnéenne de Normandie.
84
N" du class>'
10. cordata Chain, sil, Claussen.
Bré-
11. crenulata Mari. -- Bré-
sil, Claussen.
12. cuspïdifolia Mart. —
Brésil.
9. fasciculata Mart.
Brésil, Claussen, Mo- ricand.
5. graveolens D. C. — Bré- sil, Claussen.
1. hirsuta Triana. — Bré-
sil, Claussen.
13. cuphorbioides Mart. —
Brésil, Claussen.
14. ionantha Berg ? — Bré-
sil, Claussen.
7. iso'phylla D. C. var. la-
tifolia Berg. — Brésil, Claussen.
8. Martiana Berg. — Bré-
sil, ex. Herb. Deles-
sert.
15. microphyUa Cogn. —
Brésil, Claussen.
2. oblongifolia Naud. —
Brésil, Claussen.
0. scoparia D. C — Bré- sil, Bicdel.
16. serpyliifolia D. Don. —
Brésil, Riedel.
N" du cla*sl
2363-tt>. Trembleya
3. heleroslemon D. C. —
Brésil, Claussen, Yau- thier. 2. Lychnitis D. C. — Bré- sil, Claussen.
1. phlogiformis D. C. —
Brésil. Claussen.
2361-11. Lauoisiera
2. cataphracta D. C. —
Brésil, Guebhard, Hooker.
4. centiformis Naud. —
Brésil, Claussen.
1. imbricataD. C. — Bré-
sil, Claussen, Biédel.
3. imbricata D. C. var.
xerocalyx Berg. — Brésil, Claussen.
5. lycopodioides Gardn. —
Brésil, Hooker.
8. nervulosa Naud. — Bré- sil, Moricand.
6. pulcherrima D. C —
Brésil, Claussen.
7. resinosa Mart. — Bré-
sil, Moricand.
2365-12. Rhynchanthera
2. dïcholoma D. C. — Bré-
sil, Martius; Rio-Ja- ro, Riedel.
1. grandiflora D. C — • Su- rinam, Holienacker.
85
N" du class'
5. fimosa D. C. — Brésil,
Claussen.
3. pentanlhera D. C.
Bahia, Salzmann.
4. ursina Naud. -- Brésil.
Claussen.
2306-13. Siphanthera
1. cordât a Pohl. -- Brésil, Claussen.
23(37-1 i. Centradenla
1. ro^a Lindl. — Cultâ, Buchinger, kickx.
Tribus II. Tiltoucliliica*
2369-1 '-. Acisanthera
5. hedyotoidea Triana. —
Bahia. Salzmann; (de Limminghe).
4. quadraia Juss. — Mar- tinique, Léman.
1. recurna Griseb. —
Guyane Fso, Sagot.
3. scrtutaria Berg. — Bré- sil, Claussen.
2. variabilis Triana. —
Brésil, Claussen.
6. sp. -- Bolivie. Mandon.
7. ,s-p. — Bolivie, Mandon.
2370-17. Heerla
1. macrostachya Triana. Oaxaca, Buchinger.
N" du class'
3. sublrip/incrvia Triana.
— Mexique, Schiede;
Culla, Iluguenin,
Thurel.
2. undulata Triana. — Oa-
xaca. Buchinger.
2371-18. Arthrostemmna
3. glomeratum Cham. —
Martinique, E. Jar- din.
2. parielaria Hort. Belg. - Culla, Hanry.
1. villmum D. C. — Bré- sil, Martius.Moricand.
2374-21. Nepsera
1. aqualica Naud. — Ba- hia, Salzmann; Bré- sil, Martius; Guade- loupe, Duchassaing, E. Jardin ; Guyane F8e, Deplanche ; Surinam, Kappler.
2375-22. Desmoscelis
i. vi/losa Naud. — Suri- nam, Buchinger.
2379-26. Macairea
1. adenostemon D. C. — Brésil, Claussen.
2382-21). P ter oie pis
1. glomerata Miq. — Mar- tinique, E. Jardin ; Su- rinam, Hohenacker.
— 80 -
N" du class'
15. 16.
hirsutissima Triana. — Brésil, Claussen.
Salzmannii Cogn. Bahia, Salzmann.
2383-30. Tiùouchina
adenostemon Cogn. — Brésil, Claussen.
arborea Cogn. — Rio- Janeiro, de Linimin- ghe.
4-29. aspcra Aubl. — Guya- ne Fse, E. Jardin; Surinam, Buchinger, Hohenacker.
19. cancscens Cogn. sil, Claussen.
Bré-
27. corymbosa Cogn. — Kio-Janeiro, Riédel.
18. dendroides Cogn Brésil, Claussen.
2 0 fis s i/wrciaCogn.— sil, Moricand.
Bré-
21. Fothergillse Cogn. — Brésil, Claussen.
1-14. granuhsa Cogn. — Brésil, Claussen, Mar- tius.
6. hieracioides Cogn. Brésil, Claussen.
17. holosericea Bai 1 1 . — Bré- sil, Gomer.
N" cl ii
class'
23 . L h otzkyana Cogn. Bahia, Salzmann.
25. Martialis Cogn. — Bré- sil, Claussen.
22. Martiusiana Cogn. — Brésil.
3-10. ornala Baill. — Gua- deloupe, E. Jardin ; Martinique, E. Jardin.
2. reticulata Cogn. — (Ilort. Paris.).
5. semidecandra Cogn. — Brésil, Claussen.
28. stenocarpa Cogn. — Brésil, Claussen.
11. stenopetala. - Pérou,
Leckler.
29*>«. tuberosaCogn. — Bré- sil.
25. urceolaris Cogn — Ba-
hia, Salzmann.
12. vi/losa. - Bahia, Salz-
mann ; Guyane F", Sagot; Surinam, Ho- henacker.
13. vu.lgo.ris var. - Brésil,
Claussen ; Minas Gé- nies, Biédel.
7. sp. — Brésil, Claussen.
8. sp. -- Bolivie, Mandon.
'.). sp. - Oaxaca, Buchin- ger.
26. sp. —Amérique du S.,
Kickx.
«S 7
N" du class'
30. sp. — (de Limminghe).
31. sp. — Brésil.
32. sp. — Bahia, Salzmann.
33. sp. — GuyaneFM,E. Jar-
din.
2:^84-31. Chastolepis
I. microphylla Miq. — Nclle Grenade, de Par- seval-Grandmaison.
2385-32-. Comolia
!. purpurea Miq. — Guya- ne.
238 >33. Fritzschia
1. punctulala Naud. Brésil, Claussen.
2387-34. Marcetia
5. denudata Naud. — Bré-
sil, Moricand.
3. janiperina I). C.
Mexique, Moritz.
6. scopariav&r. /«./;aBerg.
- Brésil, Claussen.
4. Sertularia D. C. — Bré-
sil, Claussen.
1. taxifolia 1). C. — Ba-
hia, Salzmann; Bré- sil, Claussen.
2. tenulfolia I). C. -- Bré-
sil, Moricand.
N" du Lclass*
2388-35. Actotis
5. anima Triana. - Ama- zone, Heuschel.
9. cireseifolia Triana. — Guyane, de Limmin- ghe.
1. dichotoma Cogn. — Su-
rinam, Kappler.
8. dichotoma Miq. -Su- rinam, Kickx.
2. discolor I). Don - - Mar-
tinique, Jardin.
7. dysophylla Triana.
Surinam, de Limmin- ghe.
4-10. fragllisCogn. — Guya- ne Fse, Sagot.
0-1 1. /axa Cogn. — Guyane, de Limminghe. Sagot i Surinam, Ilostmann et Kappler.
3. purpurascens Triana. —
Surinam, Kappler.
12. sp. — (de Limminghe).
Tribus III 4?s8i«'oku,«'
2389-30. Osbeckïa
3. angustifolla I). Don — Khasia, ex Ilcrb. Ind. Or.
7. aspera VA unie. — Cey- lan, Hooker, Thwai- tes; Java, K.ickx.
88
N°" du class'
9. aspera Blumc var. mi-
nor ïriana. — Ceylan, Thwaites.
10. aspera Blume var. —
Calcutta, Babington; Ceylan, Hooker, Thwaites.
23. buxifolia Arn. — Cey-
lan, Hooker, Thwai- tes.
24. buxifolia Arn. var. mi-
nor. — Ceylan, Hoo- ker, Thwaites.
20. canescens B. Grah. — Le Cap. Drège.
17. capitata Benth. — Kha- sia, Herb. Ind. Or.
1. chinensis Lin. — Japon, Maximowicz.Oldham.
16. crinila Benth. — Kha- sia, Sikkim, Herb. Ind. Or.
15. cupularis D. Don. — Maisor, Herb. Ind. Or.
19. Gardneriana Wight. — M1 Nilagiri, Hohenac- ker.
8. Kleinii Wight et Arn.
— Ceylan. Hooker, Thwaites.
6. LeschenauUiana D. C.
— Ceylan, Hooker,
N«* du class'
Thwaites; M' Nilagiri,
Hohenacker.
21. linearis Blume. — Mo-
luques, Kickx.
12. Moonii Tbw. — Ceylan, Thwaites.
4. nepalensis Hook. — In-
dia, Syme ; Rhasia, Herb. Ind. Or.
14. pulchellaBcnlh. — Ben- gal, Herb. Ind Or.
22. Rheedii Gardn. — Cey-
lan, Hooker, Thwai- tes.
26. rubicunda Arn. — Cey-
lan, Hooker. Thwai- tes.
18. scrialis Naud. — Mai- sor, Herb. Ind. Or.
5. speciosa D. Don. — In-
dia, Syme.
11. virgata D. Don.— Cey- lan, Hooker, Thwai- tes.
25. II alkcri Arn. — Ceylan, Thwaites.
13. Wightiana Benth. — M*.- Nilagiri, Hohenac- ker.
2. zeylanica Lin. — Cey- lan, Thwaites; T. Ca- nara, Hohenacker.
27. sp. — (Anderson).
89 —
N" du class*
2393-40. Tristemma
1. erectum Gui 11 et Perr.
— Sénégambie, E. Jar- din.
2. Schumacheri Guill. et
Perr. — Sénégambie. K. Jardin.
2397-44. Me la s to ma
1. denliculalum Labill. — NelIc Calédonie. De- planche et Vieillard.
3. Malabathrlcum Lin. —
Ceylan, Hooker, Thwaites; Kbasia, Herb. Ind. Or. ; Mala- bar, Herb. Ind. Or.; Philippines, Cuming.
5. myriosporoidep Steud.
— Philippines, Cu- ming.
9, normale Sims. — Sik- kim, Herb. Ind. Or.
6. polyanthum Blume. —
Java, Rickx.
7. polyanthum Blume var.
— Java, Kickx.
8. sanguinciim Sims. —
Bornéo, Kickx.
2. taltense D. C. — Feeje Islanrls, Harvey; Taï ti, Decaisne, Pancher etVieillard; Yiti.Yieil- lard.
N0' du class'
4. vimlnale Jack. — Phi- lippines, Cuming.
10. sp. — (Anderson).
Tribus IV. Khexieœ
2i01-4S. Rhexia
3. ciliosa Michx. — Caro-
line. Canby; Louisia- ne, Curtis.
4. glabe/la Michx. — Ca-
roline, Canby, Curtis.
6 lanceolala Walt. — Ca- roline, Curtis; Flori- de, Chapman.
5. lutea Walt. États-
Unis. de Franqueville; Louisiane, Curtis.
1. m arian a Lin. — Dela-
ware, Canby ; New- Jersey , Rnieskern ; Texas, Vinzent.
2. virginica Lin. — Mary-
land, Canby; New- Jersey, Tuckerman.
2402-49. Monochœtum
1 . Friedrichsthalianum
Berg. Guatemala, Friedrichsthal.
3. plumosum Naud. —
Oaxaca, Buchinger.
2. stellulo - pnbescens
Steud. — Oaxaca, Bu- chinger.
90
N" du class'
Tribus V. llorianioa*
2105-52. Huberia
1. ovàlifolia D. C. — Bré- sil, Ilohenaeker.
2 M 0-57. Meriania
1. calyptrata Triana. —
Bahia.
2. glabra Triana. — Bio-
Janeiro, Delessert.
Tribus VI. Oxysporca*
2416-63. Oxyspora
1 . pan le ulataD. C . — Si k-
kim, Herb. lnd. Or.
2. vagans Wall. — Khasia,
Herb. Ind. Or.
2423-70 Rousseauxia
1. arliculala D. C. - - Ma- dagascar, Boivin.
Tribus VII. Soneriloa?
2423-75. Sonerila
14. affinis Arn. -- Ceylan,
Hooker, ïhwailes.
16. argula B. Br. — Kha- sia, Herb. Ind. Or.
15. ArnotlianaThw.— Cey-
lan, Hooker, Thwai-
tcs.
5. begonidefolia Blume.— Sumatra, kiekx.
7. Gardneri Thw. - Cey-
N"' du class'
lan, Hooker, Thwai-
tes.
9. Harveyi Thw. Cey-
lan, Hooker, Thwai-
tes.
23. hirsutula Arn. - Cey- lan. Hooker.
22. Hookerlana Arn. — Cey- lan, Hooker, Thwai- tes.
1 0 . lanceola ta Thw. — C ey-
lan, Hooker.
2. maculata Roxb.-India. Syme; Khasia. Herb Ind. Or.
IL. pedunculosa Thw. — Ceylan, Thwaites.
19. purnila Thw. — Ceylan. Hooker. Thwailes.
6. sp. Calcutta, Wal-
lich; Singapore, Wal- kers.
7. sp. — Népaul,Walkers.
8. sp. — (Anderson).
2446-93. Amplectrum
1. myrtifolium Miq. — Philippines. Cuming.
2 i 5U-97. MediniUa
8. bracteata Blume.
Philippines, Cuming.
91
N" du clase'
7. Erythrophylla Lindl. Khasia, Herb. [nd. Or.
2-6. fuchsioides (îardn.
C e y 1 a ii , 1 1 o o k e r , Thwaites.
3. javanensis RI urne. —
Java, kickx
1-5. maculataG&rdn. — Cey- lan. Hooker, Thwai- tes.
4. Walkeri Gardn. — Cey-
lan, Thwaites,
2451-08. Pachycentria
1 . U 'alkeri Thw. — Ceyla n ,
Hooker.
Trilius X. lliconicte
2454-101. Leandra
2. angustifolia D. C. —
Brésil, Bongard.
1. scabraD. C. — Brésil,
Claussen.
3. villosa D C. — K<o-
Janeiro, Vauthier; Brésil, Martins.
4. sp. — Brésil, Martius.
5. sp - - Brésil, Martius.
6. sp. — Brésil, Martius, 2 159-100. Conostegia
2. calyptrata D. Don. -
Guadeloupe, Duchas-
N0' du class'
3. cornifolia Ser. — (Mar-
tinique).
4 . glabra 1). Don . — Taïl i .
Dccaisne.
1. subhirsuta D.G. — Gua- deloupe, de Franquc- ville.
5. xalapensis D. Don. —
Cuba, R. de la Sagra; Oaxaca, Buchinger.
2461-108. Tetrazygia
I. discolor D. C. - - Marti-
nique, E. Jardin.
2462-109. Miconia
II. alata D.C. — Surinam,
Holienacker.
20. anomala Steud. — Phi- lippines, Cuming.
6. argyrophylla D. C. —
Brésil, Claussen, Mo- ricand; Surinam, Bu- chinger.
13. auriculata D. C. -- Su- rinam, Buchinger.
12. calvescens D. C. — Bré- sil, Claussen.
7. fallax D. C. Brésil,
Hooker.
1. Fothergilla Naud. — Sagot. Guyane Fse.
2-8. holosericea D. C. — Bré-
92 —
N" du class'
sil.Martius.Moricand;
Bahia, Salzmann.
10. impetiolaris D, Don. — Cuba, R. de la Sagra.
18. Kapplerii Naud. —
Guyane Fse, Sagot.
15. Isevigala D. C. — Mar- tinique, E. Jardin.
23. Leschenaultiana Sagot.
— Guyane Fse. Sagot.
24. longistyla Steud. —
Guyane Fse, Sagot.
17. Lnzanensis Steud. — Philippines, Cuming.
27. milleflora Naud. — Bré- sil, Claussen
9. pericarpa D. G. — Bré- sil, Claussen.
5. pileata D. C. Bahia. Salzmann; Guyane F8% Deplanche, E. Jardin.
22. prasina D. C. — Guya- ne Fse, Sagot.
4. racemosa D. C.
Guyane Fsc, Sagot ; Su- rinam, Ilonenacker.
3. rufipila Triana. — Bré- sil, Marlius.
14. sepiaria I). C. — Bahia, Salzmann.
19. septuplinervia? Steud.
N" du class'
— Philippines, Cu- ming.
26. tome nt osa D. Don. — Guyane Fse, Sagot.
16. trichotoma D. C — Guadeloupe, Duchas- saing; Martinique, E. Jardin.
2!. tunicata Naud. - Pé- rou. Lechler.
25. verticilliflova Steud. — Guyane Fse, Sagot.
2166-1 13. Tococa
2. didymophysca Naud. — Brésil, Claussen.
1. guianensis Au ni. — Guyane Fse, Sagot.
2467-1 li. Microphysa
1. quadrialala Naud. — Pérou, Lechler.
2 i 68- 115. Maie ta
1. guianensis Aubl. — Guyane Fse, Sagot.
2. sealpta Vent. — Saint-
Domingue, Herh.Tur- pin.
247C-117. Clidemia
il. aurea Cham. — Boli- livie, Mandon.
10. biserrata D. C - - Ba- hia, Salzmann ; Brésil, Martius.
93
N°* du
class'
1S. brachyslachya D. C - Bahia, de Limniinghc.
5. bracteata D.C. — Guya-
ne Fse, Sagot; Suri- nam. Kick\.
8. cognata Sleud. — Suri- nam, Hohenacker.
3. conglomérats D. G.-
Guyane ¥"", Sagot.
7. elegans D. C. — Guya- ne Fse , De pi anche , Sagot ; La Havane, B. delà Paz; Martinique. E. Jardin.
6. fiirla D. Don. — Marti-
nique. E. Jardin.
4. involucrata D. C —
Guyane Fse, Sagot.
19. Kegelii Berg. — Guya- ne, Kegel.
1. lafifolia D. C. — Gua- deloupe, Du chas- sa in g.
14. marglnata D. C. -- Ba-
hia, de Limminghe; Rio-Janeiro, Riédel.
13. melanodesma Naud. - Oaxaca, Buchinger.
15. NiangaD.C - Bahia. de Limminghe.
2-20. rubra Mart. — Guya- ne, Deplanehe.
N- du class'
2bis. rubra Mari. var. —
(de Limminghe).
9. spicala D. C. - Cayen- ne, Guépin; Cuba, de Franqueville; Guya- ne F5C. Deplanehe; Rio-Janeiro, Vieillard.
16. subcordata Berg.
Brésil, de Limminghe.
17. trichodes D. C. — Guya-
ne F", Sagot.
12. xanthopogon Naud. — Rio-Janeiro, Riédel.
2472-119. Bellucia
1. Aubletii Seen». — Suri-
nam, Hostmann.
2474-121. Kenriettea
4. macu/a/aBerg. — Guya-
ne Fse, Sagot.
3. multiflora Naud. — Guyane Fse, Sagot.
5. Palrisiana D. C. — (de
Limminghe).
2. Sagoliana Naud.
Guyane Fsc, Sagot.
1-0. succosa D. C. — Guya- ne Fse, Deplanehe; Guyane, de Limmin- ghe.
— 94 -
N" du class'
Tribus XI. Blakcœ 2478-12'). Blakea
1 . laurifolia Nau cl . — Gua-
deloupe. E. Jardin.
2. ovalis D.Don, — Pérou.
Lechler.
4. quinquenervia Aubl. - Guyane Fso, Sagot.
3. repens D. Don.— Pérou,
Lechler.
Tribus XII. Asti'onleir
2481-128. Kibessïa
2. azuvea D. C. - Java,
Rickx.
3. cordata Korlh. — Su-
matra, Rickx.
1. cupularis Dcne. -- Phi-
lippines, Cuming.
4. subalata Blume — Su-
matra, Rickx.
Tribus XIII. lleiiiecj-Ieac
2484-131. Mouriria
8. abnormis Naud. — Guyane F'e, Sagot.
G. arborea Gardn. — (Hoo-
ker).
7. calva Gardn. — Brésil, Hooker.
2. guianensis Poir. — Su-
rinam. Buchinger.
N" du class'
1 . myrlilloides Poir. — Ja- maïque, de Franque- ville.
9. polyantha Miq. — Guya-
ne Fse, Sagot.
3. Princeps Naud.
Guyane Fs% Sagot.
5. Pusa Gardn. — Brésil, Hooker.
4. Sideroxylon Sagot. —
Guyane Fse, Sagot.
10. sp. - - Madagascar, Gi-
raudy.
2485-132. Axinandra
1. zeylanica Thw. — Cey-
lan. Hooker, Thwai- tes.
2486-133. Memecylon
11. acummatissimum Blu-
me. — Sumatra, Rickx.
10. amplexicaule Roxb. - Mangalor, Herh lnd. Or. ; Nilagiri, Hohe- nacker.
22. angustifolium Wight.— Ceylan, Thwaites.
2. Arnotlianum Wight. -
Ceylan. Hooker, Thwaites.
39. cœrulum Jack. — Ma- lacca, Cuming.
95
N- du
class*
à. Capense Ëckl. el Zcyh. — Le Cap, Ecklon et Ziw lier.
40. capitellatum Lin. — Cey- lan, Iïooker.
38. cordatum Dur. Ile Maurice, Hochstetter.
12. costatum Miq. -- Java,
Ivickx.
8. Cumingianwn Presl. - Philippines, Cuming.
27. cuneatum Thw. — Cey- lan, Iïooker, Thwai- tes,
37. edtile Roxb. — Ceylan, Hooker; Malabar, Herb. Ind. Or.
31. elegantulum Thw. — Ceylan, Hooker.
3 '. ellipticum Thw. — Cey- lan, Thwaites.
13. excelsum Blume. —
Java, Kickx.
l'i. floribundum Blume. - Java, Kichx.
24. fusccscens Thw. — Cey- lan, Thwaites.
15. gàrcinioides Blume. - Sumatra. Kickx.
i'>bis gàrcinioides var. elon- gatum Blume. — Su- matra. Kickx.
N01 du class1
16. heteropleurum Blume.
— Sumatra, Kickx.
35. HookeriTh av.— Ceylan,
Hooker, Thwaites.
26 jambosioides Wight. —
Ceylan, Hooker,
Thwaites. 42-45. laxiflorum I). C.
Ile Bourbon, ex Herb.
Mus. Paris., Monin.
19. leucanthum Thw . — Ceylan, Hooker, Thwaites.
7. lucidum Presl. — Phi- lippines, Cuming.
25. macrophyllum Thw. — Ceylan, Hooker.
17. olesefolium Blume. —
Sumatra, Kickx.
28. orbiculare Thw. — Cey-
lan, Thwaites.
36. ovatum Sm. - T. Ca-
nara, Ilohenacker.
29. ovoideum Thw. — Cey-
lan, Hooker.
34. parvifôlium Thw. — Ceylan, Thwaites.
43. ràmiflorum Pesr.— Cey- lan, Thwaites; Man- galor, Ilohenacker.
6. ràmiflorum Wight. — (Schmid).
21. révolution Thw. — Cey- lan, Thwaites.
— 96 —
N" du class'
20. rhinophyllam Thw. — Ceylan, Hooker.
23. roslralum Thw. — Cey- lan, Hooker.
3. rubro-c.eriileum Thw. — Ceylan, Thwaites.
41. sphœrocarpum D. C- 11c Bourbon, Giraudy; lie Maurice, Hochslet- ter.
18. sylvaticum Thw. — Cey- lan, Hooker, Thwai- tes.
33 Thomsoni Thw. — Cey- lan, Thwaites.
4i. umbellalam Burm. — Ceylan, Hooker, Thwaites.
9. umbellalam Presl. — Philippines, Cuming,
N- du class'
3.;. varians Thw. — Cey- lan, Hooker, Thwai- tes.
32bi*. varians Thw. var acu- minalum. — Ceylan, Hooker. Thwaites.
32'''''. varians r]hw. var. ro- tundaium. — Ceylan, Hooker, Thwaites.
1. Wightii Thw. - Cey- lan, Hooker.
4. sp. —
46. sp. — Ile Bourbon, Mo- nin.
47 sp. — Pondichéry, Per- rottet.
48. sp. — lie de France, ex
Herb. Mus. Paris.
49. sp. — lie Bourbon, Gi-
raudy.
Ordo LXXVII. - LYTHRARIE^
Tribus I. — Aiiamaiiiiica»
2487-1. Rotala
2. fîliformis Hiern. — Ita- lie, Léman; Piémont, de Nolaris.
1 . Roxbunjiana Wijdit. — Ceylan, Thwaites.
2i88-2. Ammannia
6. œgypliaca Willd. — Nubie, Kotschy.
23. attenuala Hochst. — Nubie, Kotschy.
20. auriculata Willd. — Abyssinie, Schimper; Nubie, Kotschy; Pan- jab, Herb. Ind. Or.; Perse, Hohenacker.
29. Dorœi Guép. — An- gers, Boreau.
8. boryslhenica D. C. —
— 97 —
N" du class'
Kiew, Hohenacker; Russie Mérid., Kiihlc- wein; Sarepta, ex Herb. Acad. Se. Pe- trop.
10. caspica Bieb. — Ilort. Paris. , Salle ; (ex Herb. Acad. Se. Petrop.).
25. cordata Wight et Ara. - Geylan, Thwaites.
31. crassicaulis Guill. et Perr. — Sénégal, de Franqueville.
15. densiflôra Rolh. — T- Canara, Hohenacker.
17. . diffusa Willd. - Hort. Paris., Salle.
7. etatinoides D. C. — Abyssinie, Schimper; Sénégal, Buchinger.
2. filiformis D. C. - Sé- négal, Perrottet.
38. jloribundaC. B.Glarke
— Malabar, Stocks.
33. glauca Wall. Ind. Or.).
(Herb.
9-13. humitis Michx. — Ba- hia, Salzmann; Dela- ware, Ganby; Illinois, Riehl ; Caroline, A. Curtis; Ohio, Frank.
4. indica Lam. — Ceylan,
N" du class'
Hooker, Thwaites; Ile
Bourbon. Monin.
12. latifolia Lin. — Guade- loupe, Sagot; Illinois, E. Hall; Martinique, E. Jardin ; St-Louis, Engelmann; Texas, Engelmann ; Hort. Paris., Salle.
5. microcarpa D. C. — Ile Bourbon, Monin.
16. multiflora Roxb. — Pan- jab, Herb. Ind. Or.
I. Nutlallii k.Gray.— Illi-
nois, E. Hall.
19. oc teindra Lin. — Gey- lan, Thwaites.
27. purpurea Lam. —
II. ramosior Lin. — Illi-
nois, Riehl.
18. roiiïndifolià Bue h. - Ham. — Bengal, Hoo- ker ; Formose, Old- ham ; Indes, de Fran- queville; .Nilagiri, Ho- henacker; T. Ganara, Hohenacker.
22. sag'dlala D. G. - Cuba, de Franqueville.
3. senegalensis Lam. — Fernambouc, Hoo- ker ; Sénégal, Perrot- tet.
7
- 98 —
N" du class'
21. subspicala Benth. ? —
Mangalor, Hohenac-
ker,
37. tennis C. B. Clarke. — Malabar, Stocks.
21. undulata C. A. Mey. — Nubie. Kotscby.
14. verticillata Lam. — Ita- lie, Zanardini; Véro- ne, Huguenin.
32. vesicaioria Roxb. — Bengal, Herb. Ind. Or.; Java, de Fran- queville; Maisor, Herb. Ind. Or.; Pan- jab, Herb. Ind. Or.
26. sp. - - Pondichéry, Per- rottet.
28. sp. —
30. sp. — (Giraudy).
34. sp. — (de Notaris).
35. sp. — Ile Bourbon, Mo-
nin.
36. sp. - Sénégal, Perrot-
tet.
2489-3. Peplis
3. alterniflora Bieb. — Kiew, Ilobenacker; Russie Mérid , ex Herb. Acad. Se. Pe- trop., Sarepla, Riihle- wein.
N°' du class"
2. biflora Sal/m. — Tan- ger, Salzmann.
4. hispidula Dur. — Oran, Balansa.
1. Portula Lin. — Bitche, Scbultz; Falaise, Lou- dière; Fontainebleau, Roussel ; Lusitanie, Wehvitsch;M.-et-Loi- re, Gènevier; Suède, Fries.
2490-4. Di cil pli s
1. linearis Rafin. — Illi- nois, Riebl.
2492-6. Quartinia
1. repens Endl. — Abys-
sinie, Schimper.
Tribus II. Lythreœ 2i94-8. Grislea
2. micropelala Hochst. et
Steud. — Abyssinie, Schimper; Ethiopie, Hohenacker.
4. mulliflura A. Rich. —
Abyssinie, Petit.
1. tomentosa Roxb. — Ceylan, TliAvaites; Bengal, Hooker.
3. sp. Maisor, Herb.
Ind. Or.
5. sp. — Brésil, Moricand.
|
- 99 — |
||
|
la |
du |
|
|
• |
ci |
|
|
Cuphea |
\ .-tralic-. Vieil] |
|
|
8. aeqaipetala Cav. |
Culta. J. Geffroi. |
|
|
I>- plan- |
. |
procumbens Cav. — |
|
che. |
Hort. Par:- . D |
|
|
apetala Hort. — Mexico. |
- ile. |
|
|
] 'a r re • - |
- |
pabiflora Ben th. — |
|
nona Cham. et |
II -aile; |
|
|
S hlecht. — Guyane |
=.\. |
|
|
1 . Sagot ; Martini- |
2; |
purpu Boi - lui- |
que, E. Jardin.
4. cyanea Moç.e - sse. —
\aca. Buchinger.
17. . 'egans klotzsch. — Co- lombie. Sond
27. —Cham . et
- hlecht. — Brésil. M ricand.
Spi _. — Bahia. Salzmann; Brésil. lus: Fernam- >uCj Hooker.
21. floribunda Lehm. — M rland:
T. lanceolala Ait. — Hort. Paris., De -ne: Cul- ta. Buchinger.
m iniata Brongn. — C u 1-
ta. J. GeiFroi.
Parsonsia R. Br. — St-
v Herb. Turpin.
■entra Ben th. —
ta .
3. secandiflora M . et Sess — < ixaca. Bu-
ching
18. sessïhj I] irt.— L
sil. Hcuschel.
11. silt ; Nées. — Me-
xic san; Bort.
Monsp., Dunal: Ja- de Gand. kirkx.
— I »axaca, Buchinger.
strigui - H. B. et K. — M \: pie. de Fran- queville.
ziana S - —
Cuba, de Franque- ville.
ma Ja —
Del
L :is. Riehl: Virginie. Ba
: . v — Bahia . Salzmann*
100
N" du class'
12. sp. — Martinique, ex
Herb. Sieber.
13. sp. - (ex Herb. Tur-
pin).
22. sp. — (Anderson).
26. sp. — Brésil, ex Herb. Mus. Paris.
28. sp. — Bahia, Moricaud.
29. sp. — (Moricand).
30. sp. — Australie, de
Franqueville.
31 sp. — Brésil, Moricand.
32. sp. — Brésil, B. Deles-
sert.
33. sp. - (C. Babington).
34. sp. — (Bolander).
2497-11. Lythrum
5. alalum Pursh. — Ala-
bama, Buckley ; Illi- nois, E. Hall; Missou- ri, Curtis.
bbis. alalum Pursh. var. lan- ceolatum Eli. — Texas, Lindheimer.
6. alalum Pursh. var. li-
nearifolium. — Texas, Lindheimer.
7. anomalum St-Hil. —
Fernambouc,Hooker.
3. bibracteatum Salzm. —
N" du class'
Eslramadure, Wel- witsch; Montpellier, Dunal, Loret;Sarepta, ex Herb. Acad. Se. Petrop.
12. flexuosumLag. — Alger,
Solier; Estramadure, Wehvitseh ; Tanger, Salzmann.
1 1 . graminiftorum Bertol. — (Salle).
10. Grœffcri Tenore — Es- pagne, Bourgeau ; Grasse, Giraudy; Ma- dère , G . Mandon ; Modon, Despréaux ; Saïda, Gaillardot.
8. Hyssopifolia Lin. — Le Cap, Drège; Estrada- mure, Wehvitseh ; Fa- laise, de Brébisson ; Modon, Despréaux; Montpellier, Dunal ; Sarepta, ex Herb. Acad. Se. Petrop.
4. lineare Lin. — Caroli- ne, Curtis.
13. myrtifolium Lodd. —
Culla, Thuret.
9 nanum Kar. et Kir. — Sarepta, ex Herb. Acad. Se. Petrop.
1. nummularisefuUum Loi- sel. — Egypte, Des-
toi
N°' du class*
préaux; Estradamure, Welwitsch; Montpel- lier, Dunal ; Var , Hanry.
18. rotundifoliiïm Ilochst. — Abyssinie, Schim- per.
14. Salicaria Lin. — Aus-
tralie. Syme ; Ar- gos, Despréaux; Ja- pon, ex Herb. Lngd. Batav. ; Sarepta, Drè- ge-
15. Salicaria Lin. var. —
Blois, Le Frou ; Liban, Gaillardot; Montpel- lier, Salle.
16. syriacum Boiss. ? — Da-
mas, Gaillardot.
2. Thymifolia Lin. — Abyssinie, Schimper ; Fréjus. Giraudy; Le- pina, Botleri ; Nar- bonne, Viala ; Pise. Durando; Sarepta, Kùhlewein.
17. virgatum Lin — Altaï,
Prescott; Vienne, Ko- vats.
ilbis. virgatum Lin. var. acuminatum Willd. — (ex Herb. Acad. Se. Petrop.).
N" du class'
2499-1:". Nesœa
5. erecta Guill. et Perr. — Sénégal, de Franque- ville.
8. floribunda Sonder — Le Cap, Drège.
'A. myrtifolia Desf. — Indes, Giraudy; Cul- ta, Thuret.
i. salicifolia IL B. et K. Mexique, Bcrlandier: Culta, Godron.
4. triflora H. B. et K. — Ile Bourbon, ex Herb. Mus. Paris. ; Ile de France, Commerson.
2. verticillata H. B, et K. — Maryland, Canby.
6. sp. — Chili, Bertero.
7. sp. — Chili, Bertero.
2302-16. Ginora
americana Lin. — Cu- ba, Despréaux, 1\. de la Sagra, Léman.
2503-17. Pemphis
acidula Fors t. — Cey- lan, Hooker; Ile Bour- bon, ex Herb. Mus. Paris.; Ile de France, Commerson; Nouv. Calédonie, Deplao - che, Vieillard.
— 102 -
N" du
class"
6. 7. 3. 1.
4.
5.
1.
2.
3. 1. 2.
2504-18. Diplusodon
deciissafas Gardn. — Brésil, Hooker,
ÏAicanasGardn.etField.
— Brésil.
microphyllus Pohl. — Brésil, Hochstetter.
virgatus Pohl. sil.
Bré-
sp. — Brésil, ex Herb. Mus. Paris.
sp. — Brésil, Claussen.
sp. — Brésil, Claussen.
2505-19. Lafœnsia
Vandelliana Cham. et Schlecht. — Brésil, Claussen.
2507-21. Laivsonia
alba Lam. — Bombay, Ralph; Ile Bourbon. Lamare-Piquot; Mar- tinique, E. Jardin.
ftavescens Zolling. ? — Java, Zollinger.
2510 24. Crypter 'onia
glabra Endl. — Khasia, ex Herb. Ind. Or.
leptostachys Endl. — Philippines, Cuming.
sp. — Brésil. Moricand.
N" du class'
sp.
Bornéo, Kickx.
4. 1.
2. 3.
3.
t.
sp. — Sikkim, Herb. Ind. Or.
251216. L agers trœmia
calycina Rœhne — Phi- lippines, Cuming.
indica Lin. — Chine, Samson; Ile Bourbon, Lamare - Piquot ; Ja- pon, Maximowicz; Louisiane, Bonjean ; Horl. Monsp., Dnnal.
reginœ Roxb. — T. Ca- nara, Hohenacker.
sp. — India, Syme.
2515-29. Sonneratia
acida Lin. — T. Cana- ra, Hohenacker.
leucantha Montrouz. —
Nouv.-Calédonie, De- planche.
2517-31. Olinia
capensis Klotzsch. — Afrique Auslr., Bur- chell.
Cymosa Thnnb. — Le Cap, Drège ; Nouv.- Calédonie, Sonder.
Cymosa Thunb. var. — Le Cap. Drège.
- 103
Ordo LXXVIII. — ONAGRARIEJ]
N- du class1
2520-1. Epilobium
31. algidum Bieb. — Elisa- bethpol, Ilohenacker.
15. alpestre Tloppe. — St- Hugon, Huguenin: Suisse, Guebhard,
7. alpinum Lin. — Albula, Meissner; Alpes, Lé- man ; Corse, L. Kra- lik; Ecosse, Gréville, Mont Cenis, Bouvier ; iNorvège, Boissier ; Vosges, Mougeot.
11. alsinifolium Vill. —
Ecosse , Babington , Gréville; Isère, Cha- bert ; Lautaret, de Parseval ; Pyrénées, Bordère.
1. angustifolium Lin. — Alpes, Huguenin ; Bel- gique, Thielins; Car- niole, l'illoni ; Suède. Anderson; Vire, Le- normand.
ibis, angustifolium Lin. var. brachycarpwn Leight. - Culta, Watson.
61. canescens — Hort. Pa- ris., Thuret; Culta, Huguenin.
N01 du class'
60, cinereum A. Rich. — Nu*-Zélandc, Lesson.
27. collinum C. C. Gmel. Alpes, Schultz; Isère, Jayet.
32. coloratum Muhl - - De- laware, Canby ; Nov. Mex., Fendler; Saint Louis, Riehl: Culta, Sa go t.
64. confertifolium Ilook. — Iles Auckland, Hooker.
43. davuricum Fisch. — Ir- cutie, Monin.
2. Dodonœi Vill. -- Lyon. Jordan; M' Cenis, Hu- guenin ; Tyrol, Ko- vats.
38. Duriœi J. Gay. - - (Fo- restier).
62. fissipelahun Steud. —
Abyssinie, Schimper.
i. Fleischeri Hocbst.
Alpes Bhé tiques, Meissner; Hlcs-Alpes. Schultz; Lanslebourg, Huguenin; Lombar- die, Ilusnot.
63. foliosiim Hocbst. —
\byssinie, Schimper,
104
N" du class'
16. gemmas cens C. A.
Meyer. — Htes-Alpes,
Schultz; Lautaret,
Boreau, Verlot.
57. glabellum Forst. — Nelle- Zélande, Lesson.
13-33. hirsiitum Lin. ■ M' Gara, Kotschy ; Mon- tand, Castagne ; Nor- mandie, Lenormand.
6. humile Willd. — Rus- sie, Monin.
28. hyper iclfolium Tausch. — Suède, Fries; Cul- ta, Boreau.
25. Lamyi Schultz. — re-
vienne, Lamy; Culta, Grenier.
22. lanceolatum Sebast. et Mauri. — Calvados, de Brébisson ; Valognes, Lebel ; Hort. Paris., Salle.
26. Laramberg ianam
Schultz. — Tarn, Schultz.
5. latifolium Lin. — Altaï, ex. Herb. Acad. Se. Petrop. ; Labrador, Van den Bosch ; Terre- Neuve, Despréaux; Unalaska, ex Herb. Acad. Se. Petrop.
N" du class'
40. lineareMuhl —Labra- dor, y an den Bosch; Norvège, Boissier et Reuter.
6\ linnseoides Hook. — Iles Auckland, Hooker.
53. hiteiim Pursh. — Una- laska, ex Herb. Acad. Se. Petrop.
55. magellanicum Phil. et Haussk. — Magellan, Philippi.
58. microphyllum A. Rich. Nale-Zél., Hooker, Lesson; Tasmanie,ex Herb. Chauvin.
9. minimum kubl. — Hort. Paris., Thuret; Culta, Huguenin.
23. minutnm Lindl. — Cul- ta, Bonjean.
46. molle Lam. — Hague- nau, Billot; Lyon, Aunier.
48. molle Torr. — Angle- terre, Kumlien; Nell°- Angleterre, Curtis
48W*. mollex&v. intermedium Mérat. Calvados,
Durand - Diiquesney.
17-20-39. monlanum Lin. — Angleterre, Babing-
— 105
N" du class*
ton; Col de Bal me, Du bourg d'Isigny; M' Cenis, Bonjean ; Suè- de, Areschoug; Tyrol, Schimper; Terre- Neuve , Despréaux ; Vall-d'Eynes, Monta- gne;Vire,Lenormand; Vosges, Mougeot.
19. montanum Lin. var. rivulare — Cambrid- ge, Babington.
18. montanum Lin. var. verticillatum — Li- sieux, Durand - D i - quesney.
8. nutans Sw. — Norvège, Boissier.
51. obscurum Schreb. — Autriche, Heuschel ; B'-Rhin.Schultz; Nan- cy, Monnier ; Prusse Orient., Kôrnicke ; Vendée, Gènevier.
10. origanifoliam Lam. — Grœnland, Nyman ; Isère , Chabert ; M' Cenis, Bonjean ; Sier- ra-Nevada, Boissier; Sikkim, Herb. Ind. Or.
1 ?. oriçanifo/ium La m . var. leucantha Boiss. — Perse Austr,Kotschy.
N°* du class*
lObis. origanifolium Lam .
var. pubescens Maxim.
— Japon, Maximo-
wicz.
36. palustre Un. — Oisans,
Chabert; (Anderson).
4t. palustre Lin. — Terre- Neuve, Despréaux.
42. palustre Lin. var. al- bescens Wahlbg. — Labrador, Van den Bosch.
37. palustre Lin. var. —
Norvège, Boissier ; Py- rénées, de Fran que- ville ; Sibérie, ex Herb. Acad. Se. Petrop.
45. parviftorum Schreb. —
(Anderson).
59. pubens A. Bich. — Ncl,e- Zélande, Hooker.
47. pubescens Roth. — Sa- repta, Drège.
29. purpureum Fries. — Danemark, Fries.
44. rivulare Wahlenb. — Upsala, Areschoug.
14. roseum Schreb. — An- jou, Guépin; Lisieux, Durand- Duquesney; Chambéry, Ilugue- nin; Suisse, Bonjean.
106 —
N" du
class'
3. rosmarinifolium Haen- ke. — Cbambéry, Hu- guenin; Jura, Socié- té Vogeso - Rhénane; Tiflis, Bongard.
49. squamatum Nutt. — New-York, ex Herb. Mus. Paris.
66. stereophyllum Fresen.
— Abyssinie, Schim- per.
30. sylvaticumBor.— Cher, Boreau.
58. tetragonum Lin.— Bas Rhin, Schultz; Japon, exHerb.Lugd.Batav.; M. -et- Loire, Gènevier ; ÎNancy, Godron ; Sik kim, ex Herb. Ind. Or
35. tomeniosnm Vent. — Damas, Gaillardot; Perse Austr. , Rotschy.
67. Tournefortli Miehal. —
Liban, Gaillardot.
5i. umbrosum Dum. — An- vers, Thielens.
34. villosum Thunb. - - Le Gap, Drège.
52. virgatam Lam. ? — An- gleterre. Babington ; Lisieux, Durand- Du-
qucsney; Norvège, Pries.
N" du class*
21. sp. — Swan-River, Cu-
ming.
24. sp. - Corse, Requien.
56. sp. NelIe-Hollande, ex Herb. Mus. Paris.
2521-2. Zauschneria
1. catifornica Presl. — Ca- lifornie, E. Jardin.
2522-3. J assista
12. acuminata Sw. — Mar-
tinique, E. Jardin.
4. af finis D. G. — Guyane Fse, Sagot.
27. alternifolia E. Mey. — Le Cap, Drège.
17-25-36. angustifolia Lam. — Babia, Salzmann ; India, Syme; Java, Zollinger; Khasia, Herb. Ind. Or.; Nelle- Calédonie, Vieillard.
16. Blumeana D. C. — Phi- lippines, Cuming.
13. costata Presl. Phi-
lippines, Cuming.
18. decurrens D. C. — Ca- roline. Canby, Curtis.
6. diffusa Forsk. — Egyp- te, Compt. d'Éch. de Strasbourg.
14. erecta Lin. — Guade-
- 107
N" du
class'
loupe. Duchassaing; Porto- Rico, de Jus- sieu.
15. erecta Lin. var. sebana.
- Guyane F3e, Sagot.
19. erecta Lin. ? —
26. fr at le osa D. C. — Cal- cutta, Syme.
5. grandi flora Michx.
Amérique du N., Lé- man; Hort. Monsp., Salle ; Hort. Paris., Dunal.
2. leptocarpa Nutt. — Ala- bama, Buckley.
13. linifoliaVahl. — Bahia, Salzmann.
29. longifolia Reichb . — Surinam, Buchinger.
10. natans Hum b. et Bon pi.
- Fernambouc, Hoo- ker.
20. nervosa Poir. — Guya-
ne Fse. Sagot; Suri- nam, Hohenacker.
28. nubica Hochst. — Sen- naar, Hohenacker.
32. occidentalis Nutt. — Texas, Engelmann, Lindheiiner.
24. octofila D G. - Bahia. Salzmann; lie Bour-
N01 du class'
bon, Vieillard; Gulla.
Sagot.
23. octonervia Lam. — Guyane Fse, Sagot; Martinique, E. Jardin.
3. pilosa IL B. et R. — Su- rinam, Hohenacker.
7-9. repens Lin. — Ceylan, Thwailes ; Cuba, R de la Sagra ; Ile Bour- bon, Giraudy; Ile de France, Léman; La Havane, Despréaux; Mexico, Parreyss; New-Jersey, C. F. Par- ker; Philippines, Cu- ming; Taïti, E. Jar- din.
11. sedoides Humb. et Bonpl. — Brésil. Hoo- ker, Moricand.
30. suffruticosa Lin. —
8. Swartziana D. C. — Bahia, Salzmann; Oaxaca, Buchinger.
1 . variabiîis Mey. ? - Guy a- ne Fse, Sagot.
22. v illosa Lam. — Ceylan.
Hooker, Thwaites; Malabar, Kerb. Ind. Or. ; T. Canara, Ho- henacker.
21. sp. — Brésil, ulaussen.
— 108
N" du
class*
31. sp. — Ile Bourbon, Monin.
34. sp. — Mangalor, Ilo-
henacker.
35. sp. — Ile Bourbon, Gi-
raudy.
37. sp. — Taïti, E. Jardin.
38. sp. — India, Syme.
2524-5. Ludwigia
12. alata Eli. — Caroline, Canby.
5. alternifolia Lin. — De-
laware, Canby; Saint- Louis, Engelmann.
9. arcuata Walt. — Caro- line, Curtis.
16. cylindrica Eli. — Ala- bama, Buckley; Flo- ride, Chapman.
8. hirtella Rafin. — Ala- bama, Buckley; Ca- roline, Curtis; Dela- ware, Canby ; Loui- siane, Curtis.
6. linearis Walt. — Ala-
bama, Buckley ; Ca- roline. Canby, Curtis; Texas, Vincent.
1. lythroides Blume.
Nle-CaIédonie,Deplan-
che. Vieillard.
N" du class*
17. microcarpa Michx. —
Caroline, Curtis.
13. natans E\L — Caroline.
Curtis.
11. palusttns Eli. — Angle- terre, Babington; Carlsruhe, Schultz ; Le Cap, Di ège ; Suisse, Gnebhard ; Vendée, Gènevier.
2. parviflora Roxb. —
Ceylan, Thwaites; Mangalor, Hohenac- ker ; Maisor, Herb. Ind. Or.
7. pilosa Walt. — Caroli- ne, Canby, Curtis.
4. planiflora Wight et Arn. — Ceylan, Thwai- tes; T. Canara, Hohe- nacker.
15. polycàrpa Short, et Pe- ter. — Illinois. E. Hall.
10. repens S\v. — Cuba, de Franqueville.
14. sphœrocarpa Eli. —
Delaware, Canby; _\e\\-York, Buckley.
3. spalhulata Torr. et
Gray. — Floride.
18. sp. — Nubie, Rotschy.
1 011
N" du class'
}9. sp. — Amérique du N., Watson.
2525-6. Clarkia
2. elegans Dougl. — Var, Haury ; Culta, de Bré-
bisson ; (Bolandcr).
1. pulchella Pursh. —
Hort. Paris., Dccais- ne.
2526-7. Gayophytum
2. racemosum Torr. et
Gray. — Amérique du N., E. Hall.
1. ramosissimum Torr. et
Gray — Montagnes Rocheuses, E. Hall.
2528-9. Œnothera
32. acaulis Cav. — Hort. Paris, Salle; Culta, Bataille, Dunal.
53. amœna Lehm. — Culta, Bataille , Buchinger , Guebhard.
26-27. biennis Lin. — Amé- rique Sept1", Despré- àux ; Caroline, Curlis; Caen, Morière ; Hague-
nan, Billot.
4. Chamissonis Link. — Hort. Paris., Salle.
2. cheiranthifolia Hor-
N0' du cImss'
nem. Hort. Paris., Salle.
25. chilensis D. Dielr. — Jard. de Gand, Kickx.
60. concinna D. Don. —
Culta, Buchinger.
9. coronopifolia Torr. et Gray Nouveau-
Mexique, Cuitis, Fen- dler.
29. cruciata Nu II. — Mis-
souri, T r é v i s a n ; Hort. Paris , Decaisne.
1. dentata Cav. — Hort. Paris.
61. Douglas ii Spach. —
Hort. Paris, Chauvin.
17. Drummondii Hook, — Texas, Engelmann; Culta, Buchinger.
30. dabia Hort. — Culla. 37. Fraseri Pursh. — Culta.
39. fruticosa Lin — Caro- line, Curlis; Delawa- re, Canby ; Culta, Hu- guenin; Saint-Louis, Engelmann, BiehI.
43. fruticosa Lin. ? — Hort. Paris., Salle.
46. graciliflora Hook. et Arn. — Sierras, Bo- lander.
— MO -
N0' du class'
40. incana Nutt — Améri- que du N., Syme
20. Jamesii Toit, el Gray. — Texas, Engelmann, Lindheimer.
50. Lindleyana Steud. — Hort. Paris., Chauvin, Decaisne.
4L. linearis Michx. — Caro- line, Buckley; Dela- ware, Canby.
10. lohgiflora Jacq. ? — Le Cap, Vieillard; Bue- nos -Ayres, de Fran- queville.
22. macrocarpa Pursh. — Hort. Paris , Thuret.
47. mendocinensis Gill. — ex Herb. Du m ont d'Urville.
3. micrantha Hornem. — Californie, Bolander; Hort. Paris.. Decaisne.
o.
minutifloraT). Dietr. Hort. Paris., Salle.
23. missouriensis Sims. — Missouri, Canby; Texas, Engelmann.
28. murleata Lin. — Col- mar.Buchinger; Hort. Cadom., Chauvin; Hort Paris .Decaisne.
N- du cli>ss'
15. nocturna Jacq. -^ Hort. Paris., Léman, Lesi- ble.
12. odorata Jacq, — Culta, Bataille, deBrébisson, Thuret.
8. p i n nal i fi da Nuit. — Nouveau -Mexiq ue , Curlis, Fendler.
48. prïmiiloides. —(Bolan- der).
44. pumila Lin. — Delawa- re, Canby; NUe-Angle- terre, Curlis ; Hort. Paris., Lesible, Salle.
58. purpurea Curt. — Ca- lifornie, Bolander.
56. quadrivulnera Dougl. — Culla, deBrébisson, Buchinger.
31. rhizoearpa Spreng. — (Culta).
21. rhombipetala Nuit — Illinois, E. Hall.
38. riparia Nuit. — Caro- line, Canby.
55. Romanzowii Lcdeb. — Chili. Herb. Ekarli; Culta, Chauvin, De- lisc, Huguenin
33. rosea Ait. — Cuba, de! Franqueville; Hima- laya, Herb 1ml Or.
III —
N- du class'
Ténérife, de la Pérau-
dière.
51 . rabicundaTorr. etGray. Pérou, de Fran- queville; Culta, Du- nal, Huguenin.
24. salicifoliaDesf.-^ Hort. Cadom . , Chauvin ; Culta, Le Frou.
42. serotinaLehm. — Ilort. Paris., Decaisne.
7. serrulata Nutt. — Hort. Monsp., Dunal; Hort. Paris., Thuret; Culta, Buclu'nger.
Ibis, serrulata Nutt. var. pi- nifoliaEngel. — Texas, Lindheimer.
18-19. sinuata Lin — Caro- line, Curtis; New- Jer- sey, Canby ; Texas, Lindheimer.
45. speciosa Nutt. — Texas, Engelmann, Lindhei-
mer.
11. 6.
13.
57.
striata Ledeb. - Paris , Thuret.
Hort.
strigulôsàTorr et Gray. — Hort. Paris,, Salle.
suaveolens Desf.'— Cul- tivé, Hanry.
tenella Cav. — Chili, Berlcro, Thuret; Val-
N" du class'
parais©, Bertero;
Hort. Paris.. Decais- ne.
59. te nui fol ia Cav. — Val- paraiso. Bertero.
34. tetraptera Cav. — Cul-
ta, Le Frou.
1 \. villosa Thunb. — Hort. Paris , Decaisne.
5i. vimineq Dougl. — Cul- ta, Buchinger.
52. vinosa Torr. — Hort. Monsp . Dunal.
49. Whitneyik. Gray. — Ca- lifornie, Bolander.
16. sp. — Culta, de Brébis- sou.
35. sp. — Himalaya, An-
derson; M' Nilagiri, Hohenacker.
36. sp. — Culta.
2529-10. Eucharidium
1. concinnum Fisch. et Mey. —Californie, Bo- lander.
2530- H. Fuchsia
6. arborescens Sims. — Oaxaca, Buchinger ; Culta, Aubert, Go- dron.
9. conica Liudl. — Hort. Paris., Thuret.
— 112
N" du class'
12. corymbiflora Ruiz. et
Pav. — Culta.
13. excorticata Lin. — Ve-
Zélande, Godey.
11. fulgens Moç et Sesse. — Culta.
7. gracllis Lindl. — Hort. Abrine, Bataille.
4. lycioides Andi\ — La
Malmaison, Léman ; Hort. Paris., Thuret.
5. macros te m ma Ruiz. et
Pav. — Chine, de Franqueville: Valdi- via, Lechler.
5. macroslemma Ruiz et Pav. ? — Culta, Du- bourg-d Isigny.
10. magellanica Lam. — Magellan, de Fran- queville.
2. me xicana — Culta,
Kickx.
1. microphylla H B. et K.— Oaxaca, Buchin- ger; Culta, Bataille, de Brébisson. de Ma- gneville, Godron.
3. thymifolia H. B. et K.
— Hort, Paris., Thu- ret.
N*' du cla^s*
£533*14. Lopezia
3. hirsuta Jacq. — Oaxa-
ca, Buchinger.
2. oppositifolia Lag. — Culta, Dubourg-d'Isi- gny, Sanson.
I. racemosa Cav, — Mexi-
que, Berlandier, Tré- visan.
4. sp. - Pérou, ex Herb.
Turpin.
2536-17. G aura
i. biênnis Lin. — Kentuc- ky, Curtis; Missouri, Engelmann; Ohio, Frank; Culta, Le Frou.
5. coccinea Nutt. — (Gur
tis).
12. Drummondii Torr. et Gray. — Texas, Engel- mann.
14. epilobioides H. B. et K. — Nouveau-Mexique, Fend 1er.
8. filipcs Spach. — Caro-
line, Curtis.
II. Lindheimerl Engelm.
et Gray. — (Salle).
9. loiujiflora Spach. —
Texas, Engelmann, Vincent.
M 3
N°" du class'
(>. mutabilisCav. — Hort.
Paris., Salle.
10. parviflora Dougl. — Texas, Engelmann.
3. sinuata Nutt. - - Texas,
Engelmann; Cul ta, Buchingcr.
7. suffrulescens Moç. et Sesse. - - Mexico, Par- reyss.
13. su [fui ta Engelm. — Texas. Lindheimer.
4. tripetala Cav. — Hort. Paris , Thuret.
2. undulata Desf. — Hort. Paris,, Thuret.
2540-21. Circœa
4-5. alpina Lin. — Hima- laya, Herb. Ind. Or. ; Khasia, Herb.lnd.Or.; M a n d c h o u r i e , ex Herb. Acad. Se. Pe- trop. ; Nlle-Angleterre, Curtis; Pensylvanie, Canby; Terre-Neuve, Bachelot, E. Jardin.
2. canadensis Muhl. — Philadelphie, ex Bot.
N°* du class'
Soc. of. London; S'-
Louis, Biehl.
6. inlermedia Ehrh. — An- gleterre, Kumlicu; Ecosse, Babinglon; Scandinavie, Fries.
1. lutetiana Lin. — Belgi-
que, Thielens; Car- niole. ex Herb. Equit. Pitloni; Corse, Solei- rol ; Mandchourie, Schrenk; Suède, An- derson.
3. lutetiana Lin. var. — Japon, ex Herb. Kew.
2541-22. Trapa
2. bispinosa Boxb. — Ben-
gal, Herb. Ind. Or.
1. natans Lin. — Hague- nau, Billot; Mand- chourie, EL Maack; Bennes, Dubourg-d'I- signy.
2542-23. Mon tinta
1. acrls Lin. — Le Cap, Drège, Hochstetter, Webb.
[A suivre).
8
SÉANCE DU 7 FÉVRIER 1916
Présidence de M. Drouet, ancien président
La séance est ouverte à 47 heures et demie et levée à 18 heures et demie.
Sont présents : MM. Bigot, Drouet, Houard et Mazetier.
Le procès-verbal de la séance du 10 janvier 1916 est lu et adopté.
Les ouvrages reçus depuis la dernière séance sont déposés sur le Bureau. Parmi ceux-ci le Secrétaire signale les deux premiers fascicules du Bulletin de la Société Linnéenne de la Seine Maritime.
Correspondance. — Le Secrétaire donne lecture de l'ex- trait suivant d'une lettre qu'il a reçue de M. Corbière : « Je vous prie d'être à nouveau mon interprète auprès de la Société Linnéenne pour lui exprimer toute ma gratitude du grand honneur qu'elle m'a fait en me conférant le titre de Président pour la présente année. Je suis profondément touché de cette précieuse marque de sympathie, et j'aurais vivement désiré me rendre au moins une fois aux réunions de la Société pour dire de vive voix à nos collègues ma reconnaissance ».
Dépôt de Travaux. —M. l'abbé A.-L.Letacq adresse un travail intitulé : « Excursions mycologiques aux envi- rons d'Alençon. Deuxième note ».
M. Bigot communique un mémoire sur l'Hydrologie de la Basse-Normandie. Ce travail destiné au Bulletin renferme les observations faites par l'auteur au cours
— 115 —
des quinze dernières années, à l'occasion des examens des projets d'alimentation en eau potable présentés par les communesdesdépartements de la Basse-Normandie.
OBSERVATIONS DIVERSES
Lépidoptères. — M. L. Guirot, deMortrée, signale la capture d'une Vanessa polychloros et d'un Rho- docera rhamni, le 22 janvier de cette année ; il fait remarquer combien il est rare d'observer ces es- pèces à cette époque de l'année ; peut être faut-il attribuer leur apparition à la douceur de l'hiver que nous subissons.
— 116
Abbé LETACQ. — Excursions mycologiques aux environs d' Alençon. Deuxième note (1).
Ce nouvel article résume les observations faites en 1915; elles surpassent en nombre et en impor- tance celles des années précédentes par suite d'une saison plus favorable et aussi de recherches plus assidues (2 .
(1) Cfr. Bull. Soc. Linn. Norm., G' série, T. VIII, 1915, p. 73-85.
2) J'ai fait une partie de ces excursions étant seul, les autres en compagnie de botanistes de mes amis, MM. Ger- bault, l'abbé Langlais et Bougy.
Les ouvrages dont je me suis servi pour l'étude de nos Champignons sont :
R. Bigeard et H. Guillemot, Flore des Champignons supé- rieurs de la France, les plus importants à connaître (comes- tibles et vénéneux), 1909.
Goore, Handbook of British Fnngi, 1870.
Corfec, Nomenclature des champignons récoltés aux envi- rons de Laval, 1903.
Corfec, Flore mycologique de la Mayenne (en voie de publication dans le Bulletin de Mayenne-Sciences).
Costantin et Dvvoun, Nouvelle flore des champignons, 4* éd. (s. d.).
E. Fries, Hymonomycetes europœi, 1874.
E. Fries, Monographia Hymenomycetum Siieciœ, Vol. 1 et 2, 1857-38.
Gillet, Les Hyménomycètes de France, 1874.
Légué, Catalogue des Basidiomycèles qui croissent autour de Mondoubleau (Loir-et-Cher), 1908.
Quélet, Les champignons du Jura et des l'osges, 1870-7'i.
Quélet, Flore mycologique de France, 1888.
117
* * *
Si la végétation fongique se développe surtout entre les solstices d'été et d'hiver, atteignant son maximum vers l'équinoxe d'automne, elle ne cesse pourtant à aucune époque de l'année; ainsi en janvier et février, où la température s'est mon- trée très clémente, sept jours de gelée à la fin de janvier et deux seulement en février, le 25 et le 26, je recueillais quelques champignons coriaces et subéreux, qui se montrent plus particulièrement en hiver :
Polyporus velutinus Fr.
Fomes applanatus Pers.
Lenziles betulina Fr.
Irpex lacteus Fr.
Stereum spadiceum var. lacerum Gill.
Corticium lœve Pers.
— ochraceum Fr.
Remarques
Polyporus velutinus, Irpex lacteus et Corticium lœve ont été recueillis sur de vieux bois dans un chantier à Alençon, les autres sur des troncs de chênes abattus à Arçonnay, près du parc d'Haute- clair. Corticium Iseve est nouveau pour la région ; l'hyménium de cette espèce n'est pas toujours « incarnat, pais chamois », comme l'indique Quélet(l); il peut revêtir diverses couleurs, rouge, violet, jaune, etc., habituellemeut assez pâles
(1) Flore mycologique de France, Paris, O. Doin. 1888, in-S°, p. 8.
— 118 —
J'ajoute à cette première liste plusieurs Agarici- nées observées en hiver ou au printemps :
Collybia velutipes var. epigeia Gill. — Bois de l'Isle à Saint-Germain-du-Corbéis sur des racines d'Ulex europœus L- (11 février).
Pleurotus ostrealas L. — Sur des troncs d'arbres à Alençon, au bord de la route du Mans, et à Arçonnay, près d'Hauteclair (février et mars).
Coprinns atramentarius Bull. — Dans un jardin à Montsort, Alençon (11 avril).
Coprinns micaceus Bull. — Dans un jardin à Arçonnay (19 mai).
Pholiota prœcox Pers. — Gazons près d'Haute- clair (20 mai).
Psalliota praiensis Sch. — Dans une prairie à Arçonnay (20 mai).
Tricholoma Georgii var. fuscescens Gill. — Forêt d'Ecouves, aux Gâtées (24 mai).
Coprinns domesticns Pers. — Pelouses près de la ferme d'Hauteclair (4 juin).
Remarque
Le Pleurotus ostreatus se [montre de septembre à mars, dès que le thermomètre se maintient au- dessus de zéro ; il ne disparaît que durant les fortes gelées.
* * #
En juin les pluies constantes des dix derniers jours, le temps couvert favorisèrent beaucoup la
119
végétation mycologique ; aussi diverses excursions me permirent de récolter pendant le mois suivant une série de champignons qui n'apparaissent d'or- dinaire que vers la fin de l'été.
Grogny* La Noë-de-Gesne, Beauvais (3 juillet)
Gramy est sur les Phyllades de Saint-Lô, la Noë-de-Gênes
air les grès armoricains, et Beauvais sur les schistes
à Calymènes
Scus les sapins et les chênes de Grogny :
Russula lutea var. citrina Gill. Boletus granulatus L.
— radicans Pers.
— tessellatus Gill.
Dans les taillis de la Noë-de-Gesnes :
Lepiota illinita Fr.
Cantharellus cibarius var. ramosus Sch.
Lactarius piperatus Scop. (abondant).
Russula lilacea Q.
Boletus edulis var. reticulatus Fr.
Sous les sapins dans le parc de Beauvais :
Boletus luteus L.
— flavusWith.
— subtomentosus L.
Remarques
Le Boletus radicans Pers est nouveau pour l'Ouest de la France; on ne le connaissait encore que des régions montagneuses. Il se distingue
120
facilement de ses congénères à sa chair jaune pâle, qui bleuit instantanément à l'air : Caro flava illico obscure cœrulescit (1).
Gillet, qui le premier décrivit Bolet us tessella- tus (2), le rapprocha très judicieusement du B. scaber, et il est admis au même titre par des auteurs récents (3). Quélet passe le B. tessellxtus sous silence dans sa Flore Mycologique, 1888, mais l'année suivante, Associât, franc., p. 5, il le ratta- chait au scaber comme var. flavescens, ce qui peu* être légitime par suite de la grande affinité de ces deux champignons, seulement le nom de faves- cens ne lui convient guère; il n'est pas en effet, comme il le prétend, jaunâtre dans toutes se» par- ties (pied, chapeau, pores). Si le pied et les pores sont d'un blanc jaunâtre et souvent très pâle, le chapeau est, comme le décrit Gillet « convexe tesselé, roux-pâle ou roux-olivâtre, les intervalles des tessellures laissant voir la chair du chapeau, qui est blanche ». Au reste ce qui caractérise le B. tessellatus est précisément son chapeau crevassé, craquelé, comme marqueté. Pourquoi dès lors changer une épithète, qui indique la principale note distinctive de la plante, et qui a pour elle le droit de priorité ?
(1) E. Fries, Hymenomycetes europœi, p. 504.
(2) Les Hymenomycetes de France, p. 636.
(3) R. Bigeard' et H Guillemin, Flore des Champignons supérieurs de la France, p. 376.
— 121 -
Bois de la Garenne à Arçonnay (9 juillet) Sables siliceux. — Châtaigniers
Amanita vaginatavar. fulva Gill. Cantharellus cibarius Fr. Lactarius azonites Bull. Russula delica Fr. Psalliota arvensis Schaeff. Boletus badius Fr.
— edulis Bull.
— castaneus Bull.
— scaber Bull. Polyporus adustus Willd.
Bois de Glatigny, commune de Cuissay (18 juillet) Grès armoricain. - Hêtres et Conifères
Armillaria bulbigera A. et S. Lactarius piperatus Scop. Cantharellus cibarius Fr. Russula delica Fr.
— nigricans var. densifolia Sécr.
— chamœleontina Fr.
Bois du Tertre à Bérus (20 juillet) Sables siliceux. — Châtaigniers
Lactarius pyrogalus Bull. Russula lepida Fr.
— virescens SchœfT.
— pectinata Bull.
— fœtens Pers.
122
Bois de Vaux à Gesnes-le-Gandelin (23 juillet) Grès armoricains. — Hêtres, chênes, châtaigniers
Laetarius zonarius Bull.
— piperatus Scop. Russula heterophylla var. livescens Guill
— virescens Schacfr. Marasmius rotula Scop. Psalliota arvensis Schœff.
* * *
Les champignons étaient devenus rares à la fin de juillet; on n'en trouvait plus çà et là que quelques exemplaires aux endroits ombragés et restés très humides malgré la sécheresse qui a caractérisé cette période. La pluie, qui tomba trois jours seulement, les 14, 16 et 22 de ce mois, ne fournit qu'une hauteur assez faible 29mm3, et d'ail- leurs insuffisante pour maintenir le sol dans un état d'humidité favorable au développement de nos végétaux. Mais en août, sous l'influence des douze jours de pluie, dont hait du 1er au 10, d'une hauteur d'eau de 91 mm, d'une atmosphère très char- gée d'humidité, avec une température de 17°, la terre se couvrit à nouveau de champignons. Voici le résultat de mes observations :
Bois de l'Isle à Saint-Germain-du-Corbéis
Grès armoricains. — Chênes, châtaigniers; çà et là des plantations de conifères
(3 août)
Amanita solitaria Bull. Laetarius theiogalus Bull.
— 123 —
Russula nigricans Bull.
— emetica Schœfî.
— ochracea A. et S. Boletus scaber Bull. Polyporus betulinus Bull. Hydnum melaleucum Fr.
(Il août)
Clitocybe infundibuliformis Sch. Mycena corticola Schum. Omphalia fibula Fr. Cantharellus cibarius Fr. Lactarius vietus Fr. Russula delica Fr.
— lilacea Fr. Cortinarius glaucopus Schaeff.
— mucosusBull.
— cinnabarinus Fr.
— cinnamomeus L.
— — var.croceusSch.(Cost.)
— decipiens Pers. Hypholoma fasciculare Huds. Hydnum nigrum Fr.
— zona tu m Batsch. Scleroderma verrucosum Bull.
Vers la même époque je récoltais dans les jar- dins à Alençon :
Lepiota cristata A. et S.
Galera ovalis Fr.
Psalhyrella disseminata Pers.
Coprinus diaphanus Q. (dans des pots de fleurs)-
— 124 —
Remarques
Cortinarius cinnamomeus abonde sur les débris de mousses, surtout des Polylrics; la zone jau- nâtre du bord du chapeau, que les auteurs donnent comme un des caractères de cette espèce, n'est pas visible sur les jeunes individus.
Coprinus diaphanus et Cortinarius decipiens sont des espèces nouvelles pour le Maine et la Basse- Normandie. La dernière cependant est indiquée à plusieurs localités autour de Mondoubleau (Loir- et-Cher) sur les limites de la Sarthe(l).
L'odeur de raifort, qui caractérise le Lepiota crislata, est encore très sensible le lendemain même de la cueillette du champignon.
Parc de Malèfre à Arçonnay (16 août) Sol argilo-calcaire. — Conifères et taillis
Laccaria laccala var. amethystina Vaill. Marasmius fœtidus Sow. Russula emetica Schaeff.
— lepida Fr. Inocybe piriodora Pers. Hebeloma sinapizans Paul. Boletus granulatus L.
Remarques
La chair de Y Inocybe piriodora prend à l'air une teinte d'un rouge rosé, mais au bout de quelques heures seulement.
(1) L. Légué, Catalogue des Basidiornycèles qui croissent autour de Mondoubleau dans les départements de Loir-et-Cher, de la Sarthe et d'Eure-et-Loir. Vendôme, 1908. in-8°, p. 101.
- 125 —
La Noë-de-Gesnes (1S apùt)
Amanita rubescens Pers. Collybia fusipes var. conlorla Gill. Laclarius pyrogalus Bull.
subdulcis Fr.
obnubilus Lascb. Russula citrina Gill.
— emetica Fr.
— nitida var. purpurochrascens Gill. Cortinarius vibratilis Fr.
— bolaris Pers. anomalus Fr.
— hinnuleus Sow. ïnocybe dulcamara Pers.
— lucifuga Fr. Coprinus micaceus Fr.
Boletus sanguineus var. genlilis Q.
— luridus Sch.
— calopus Fr. Lenzites flaccida Bull. Hydnum acre O.
— amicum Q. squamosum Schaefï.
— zona tu m Batsch. Clavara rugosa Bull. Peziza hemisphœrica HofT.
Verpa digitaliformis Pers. (sous une haie)
Bem ARQUES
Le chapeau du Collybia fusipes var. conforta mesurait 8 om de diamètre; la longueur du pied sans la racine était de 17cm.
— 126 —
Cortinarius bolaris; cortine rouge de feu; cha- peau de 3 à 6 *m moucheté de rouge; pied tacheté de rouge vif. La description de Quélet m'a paru très exacte (1); la figure qu'en donne Gillet est au contraire assez médiocre : le jaune du chapeau est bien trop accentué.
Cortinarius hinnuleus : odeur forte rappelant celle du radis; les dimensions habituelles du cha- peau sont de 3 à 6c,n et non de 2 à 3 comme le dit Gillet.
Le Bolelus sanguineus var. gentilis Légué (Gymno- pus gentilis Quel.) est nouveau pour la région.
VHydnum acre (Sarcodon acre Q.) a une chair poivrée avec une odeur de farine très prononcée, qui rappelle Clitopilus orcella. — Hydnum acre Q. et //. amarescens Q. sont-elles deux espèces nette- ment définies? Mes exemplaires ont bien la chair poivrée avec 1 odeur de farine, qui appartiennent au premier, mais leurs aiguillons châtains avec la pointe blanche les rapprochent du second.
Les auteurs décrivent Y Uydnam sqaamosum avec un chapeau écailleux; le mot pelucheux semblerait plus exact.
Futaie d'Hauteclair (30 août) Sables granitiques. -- Hêtres
Collybia radicata Rehl. — erythropus Pers.
(1) Flore mycologique de France, p. 149.
— 127
Clitocybe laccata Scop. Cantharellus cibarius Fr. Laclarius pipera tus Scop. Russula lepida Fr.
Assé-le-Boisne (31 août)
Grès armoricain. — Futaie de Beaurepos : Hêtres, chênes, conifères
Collybia velutipes Curt. radicata Rehl. Russula virescens Schaeff.
— emetica Schœff. Marasmius urens Bull. Nolanea rufocarnea Berk. Panœolus papilionaceus Fr. Boletus felleus Bull.
— versipellis Fr.
— versicolor Rostk.
— chrysenteron Bull. Daedalea quercina L. Polyporus nigricans Fr.
— zouatus Fr. Slereum hirsutum Willd.
Sur les calcaires dolomitiques de Folton : Boletus pachypus var. albidus Roques
Remarques
Les dimensions de Collybia radicala étaient : chapeau 7 cm de diamètre ; longueur du pied 10 "", de la racine 10 om.
Nolanea rufocarnea est nouveau pour la région.
128
* * *
Fries appelle l'automne le printemps de la végé- tation fongique; rien n'est plus vrai; car alors elle étale toutes ses richesses Les espèces charnues, avides d'eau et demandant une chaleur modérée, telles que les Agaricinées et les Bolets, qui forment les trois quarts de nos champignons supérieurs, apparaissent à cette saison ; c'est pour le mycologue le temps de la moisson- Cette année, les conditions météorologiques, si favorables en août à la crois- sance des champignons, se sont continuées en septembre et octobre- En septembre huit jours de pluie, dont quatre au commencement et quatre à la fin, 45mm d'eau tombée, une température moyenne de 14°; en octobre onze jours de pluie disséminés dans le mois à des intervalles inégaux, mais avec une hauteur d'eau moindre que le mois précédent, 28mm9; température moyenne 9°6. Ajoutons à cela des rosées abondantes, un temps souvent couvert surtout en octobre, des brouillards fréquents et vous vous expliquerez pourquoi les excursions mycologiques furent si fructueuses durant toute cette période.
Cependant certaines stations, d'ordinaire inté- ressantes au point de vue mycologique, inondées par les grandes pluies du mois d'août, restèrent en automne très humides, presque marécageu es, par suite d'une faible évaporation et de l'imper- méabilité du sol. Celles là n'ont donné que peu ou pas de Champignons. Ainsi s'explique la rareté ou même l'absence complète de plusieurs espèces,
— 129 —
entre autres d'espèces comestibles, telles que Psalliota arvensis et Marasmias oreades, en bon nombre de localités de nos sols argileux, où elles abondent durant les années un peu sèches.
Bois du Tertre à Bérus (6 septembre)
Claudopus variabilis Pers. Clitopilus orcella Fr. Inocybe tomentosa var. mutica Fr. Polyporus connatus Fr. Stereum hirsutum Willd.
Remarques
Inocybe tomentosa est nouveau pour les environs d'Alençon,
J'ajoute à cette liste Clitopilus undalus Fr. que j'ai recueilli le même jour sur des pelouses près du Château de Bois d'Efl're. Il est voisin de C. amarellus, mais il s'en distingue facilement par la couleur très rosée des spores; non signalé dans le Maine et la Basse-Normandie.
Forêt de Ménil-Broult (14 septembre)
Alluvions anciennes formées de sables ferrugineux avec galets de quartz et de silex. — Hêtres, chênes, bouleaux
Amanita phalloïdes var. alba Gill.
ïricholoma melaleucum var. phœopodium Gill.
Collybia fusipes Bull.
Lactarius piperalus Scop.
Kussula rosea Seluelï.
— 130 —
Russula lepida Fr. — lilacea Q.
emetica Schaeff. Clitopilus orcella Bull. Panus slipticus Bull. Nolanea incarnata Q. Pholiota mutabilis Schœff. Cortinarius clatior Pers.
— armeniacus Sch. Flammula alnicola Fr.
— carbonaria Fr. Naïicoriasobria Fr.
Galera Hypnorum var. sphagnorum Pers. Boletus edulis Bull. Polyporus perennis L. Trametes gibbosa Fr. Hydnum repandum L.
— var. rufescens Pers. zonatum var. scrobiculatum Fr. cyatbiforme Sch.
Clavaria coralloides L.
— aurea Sch. Craterellus cornucopioides L
Remarques
Nolanea incarnata Q. est nouveau pour nos régions. Il a été décrit d'abord par le Dr Quélet sur des échantillons provenant des bois arénacés des Vosges et trouvé depuis lors en plusieurs loca- lités des environs de Paris (1)
(1) Dr Quélet, Les Champignons du Jura et des Vosges, Paris, 1869, in-8°, I" partie, p. 228; Flore mycologique de la France, Paris, 1888, in-8, p. 169 (sous le nom de Rhodophyllus incarnatus).
ni
Butte Chaumont (15 septembre)
Grès armoricain. — Taillis de hêtres et de chênes; çà et là des plantations de conifères
Amanita verna Pers. — rubescens Fr. muscaria L. Lactarius torminosus Schœff. Russula nigricans Bull.
— lutea Huds. Glitopilus orcella Bull. Cortinarius glaucopus Schœff.
— violaceo-cinereus Pers.
— sanguineus Wulf.
— hœmatochelis Bull, lirmus Fr.
Hypholoma fasciculare Huds. Boletus luteus L.
— granulatus L.
scaber var. testaceus Gill.
C'est avec raison que le Dr Quélel(l), contraire- ment à l'opinion de Fries (2) et de Gillet (3), réunit C. hœmatochelis et C. armillatas ; leurs prétendus caractères distinctifs, feuillets plus nombreux chez le premier, — une seule zone rouge sur le
(1) Dr Quélet, Flore mycologique de France, p. 139.
(2) E. Fries, loc cil,
(3) G. Gillet, op. cit., p. 493. — M. -G. Cook, Handbook of British Fungi (1871) est sans doute de cet avis; il décrit, p. 120, C. arrnillalus sans mentionner C. hœmatochelis, mais sa description se rapporte plutôt à ce dernier.
- 132 -
pied d'haernaloçhçlis et deux ou trois dans armilla- tus, — chapeau d'armillatus rouge-brique, roussâtre sur hœmalochelis, n'ont absolument aucune fixité. Le C. hœmatochelis est abondant en Chaumont : or, on voit fréquemment sur le mêm,e individu le chapeau roussâtre à' hœmatochelis avec deux ou trois zones rouges sur le pied; d'autres fois c'est le chapeau rouge-brique d'armillatus avec une seule zone; quant au nombre des feuillets il est très variable sur des individus qui correspondent assez exactement à l'une ou l'autre des deux formes.
Bois des Aulnais à Saint-Germain-du-Corbéis
(20 septembre)
Kaolin. — Hêtres, chênes, bouleaux
Tricholoma murinaceum Bull. Cantharellus cibarius var. ueglectus Souche. Laclarius trivialis Fr. Kussula adusta Pers.
— rosea SchaefT. vesca Fr.
— carneicolor Bres.
— lilacea Q.
— violascens Q.
— heteropbylla Fr.
— ochroleuca Pers.
— fœtens Pers. nitida Pers.
Entoloma clypeatum L. Gortinarius caninus Fr.
glandicolor Fr. Hebeloma crusluluniforme Bull.
1 33
II y dn uni acre Q.
— amicum Q.
Rem.vrmjes
A. la même date, j'ai recueilli à Alençon, sur le bord de la route du Mans, Coprinas deliqaesc.ensYr . et C. micaceus Bull.
Le D'Quélet subordonne, avec raison, les Corii- narius caninus, anomalns et tnyrfillinus de Fries à C. azareus (1); ces champignons ont de telles affi- nités, qu'il est souvent difficile de les déterminer d'une façon précise, les caractères donnés par Quélet pour distinguer chaque variété ne sont pas eux-mêmes d'une netteté parfaite dans tous les cas; il y a souvent des nuances intermédiaires. C. azareus et C. myrtilliaas rappellent par leur aspect et leur teinte violacée Tricholoma nudum et T. sordidum: il faut constater la présence ou l'ab- sence de voiles aranéeux et, si ce caractère fait défaut, examiner la couleur des spores pour être bien fixé sur le genre du champignon.
Parc boisé de Malèfre-en-ArçonnaY (?8 septembre) Sol argilo-calcaire. — Conifères et taillis
Tricholoma sejunctum Sow.
— albo-brunneum Pers.
— ustale Fr.
— scalpturatum Fr.
— sulfureum Bull.
(1) Flore mycologique de France, p. 148.
— 134 —
Tricholoma acerbum Bull. Mycena galericulata Fr. Cantharellus carbonarius A et S. Lactarius uvoidus Fr.
— deliciosus L.
— azoni tes Bull. Bussula lepida Fr.
— rosea Schœff.
— sanguinea Bull.
— emetica var. Clusei Gill.
— — var. fallax Gill.
— xerampelina ScbajrT. Entoloma lividum Bull.
— sinuatum Fr. Tholiota mutabilis Schaeff. Cortinarius callochrous Pers.
— purpurascens var. violascens Gill. Inocybe geophila Bull.
var. violacea Big. Hebeloma sinuosus Fr. Gomphidius roseus Fr.
— viscidus L. Cyathus hirsutus Schaeff.
Armillaria mellea Wahl. (allée d'Hauteclair),
Bemarques
Les exemplaires d'Enloloma sinuatum recueillis à Malèfre sont très conformes à la description de Gillet, seulement je n'y trouve pas l'odeur de sucre brûlé qui, d'après Cordier, serait caractéris- tique, mais plutôt celle de farine fraîche, comme chez Enloloma lividum. Au reste les auteurs sont loin de s'accorder sur la valeur spécifique d'E.
— 135 —
sinuatum et E. lividum : Fries et Gillet les distin- guent; le Dr Quélet, qui les avait d'abord réunis (1), les sépara plus tard (2\ Récemment Gostantin et Dufour (3) ont décrit sinuatum comme var. de lividum; M. Légué, reprenant la première opinion de Quélet (4) fait sinuatum synonyme de lividum. L'opinion de Gostantin semble légitime, car si l'on peut relever quelques différences entre les deux formes, elles sont légères : marge du cha- peau recourbée, sinueuse, d'un blanc jaunâtre; feuillets plus nettement émarginés.
Les Gâtées dans la Forêt d'Eeouves (3 octobre) Schiste à Galymènes. — Hêtres et chênes
Amanila phalloïdes var. alba Gill.
— citrina var. mappa Q. Armillaria mcllea Wahl. Collybia fusipes Bull. Lactarius vietus Fr. Russula ochroleuca Pers. Pholiota aurea Sow. Cortinarius sanguineus Fr. — cotoneus Fr.
miltinus Fr. (•ci).
(1) Dr Quélet, Enchiridion Fungorum, 1886, p. 57.
(2) Flore mycolojlque, 1888, p. 179.
(3) Nouvelle Flore des Champignons, p. 75.
(4) Légué, Op. cit., p. 75.
(5) Champignons récoltés par M. E. Bougy. étudiant en pharmacie, qui me les a communiqués.
- 13(3 -
Bourg-le-Roi (5 octobre) Bois de Pins sur le calcaire
Tricholoma sulfureum var. coronarium Bull. Collybia dryopbila Bull. Hygrophorus agathosmus Fr. Mycena pura Pers.
capillaris Schum. Bussula cyanoxanlha Schœff. Inocybe umbratica Q. Hebeloma sinuosum Fr.
crustuluni forme var. bulbosum Légué. Hypholoma lasciculare Huds. Psathyrella gracilis Fr. Boletus granulatus L. Polyporus trabeus Rostk.
Remarque
La forme A'Hebeloma rrusliiluniforme, à pied fortement bulbeux, a déjà été signalée par M. Légué à Sargé (Loir-et-Cher). Sur les individus trouvés à Bourg-le-Roi, la longueur du pied, bien moindre que dans le type, ne dépasse pas le dia- mètre du chapeau; il perd en longueur ce qu'il gagne en épaisseur.
Butte Chaumont (11 octobre)
Amanita spissa Fr.
— citrina var. mappa Fr. Lepiota granulosa var. amiantina Batsch Tricholoma flavo-brunneum Fr.
— 137
Tricholoma cnista Fr.
leucocephalum Fr. terreum Sow.
— triste Fr. melaleucum Pers.
Clitocybe candicans Pers.
rivulosa var. pliyllophylla It. Laccaria laccata var. amethystina Vaill. Hygrophorus virgineus Wulf. Mycena galericulata Scop.
— stannea Fr. Omphalia ombellifera L. Lactarius pallidus Pers.
theiogalus Bull, pyrogalus Bull. SLibdulcis Bull. Russula nigricaus Bull.
— lilacea Q.
— virescens SchaeefF.
— ochracea A. et S. ochroleuca Pers.
— veternosa Fr. Entoloma helodes Fr. Cortinarius ochroleucus Schaefï*.
cinnamomeus L.
— hœmatochelis Bull, croceo-fulvus Fr. hinnuleus Sow.
— incisus Pers.
— firmus Fr.
Hebeloma longicaudus var. nudipes Fr. Flammula carbonaria Fr. Gomphidius viscidus. L. Coprinus digitalis Fr. Boletus scaber var. fuscus Gill.
— 138 —
Boletus œneus Bull.
— luteus L.
— variegatus Sw.
— luteus L. Polyporus adustus Willd.
. Clavariacoralloides L. Scleroderma vulgare Fr.
Dans la futaie de Glatigny, au pied de Chau- mont, j'ai recueilli le même jour :
Armillaria mellea Vahl.
mucida var. olivacea Giil. Stropharia œruginosa Curt. Hypholoma sublateritium SchœfF.
— fasciculare Huds.
— elœodes Fr.
Coprinus plicatilis Fr. — Alençon : route du Mans.
Bois et Bruyères de La Noë-de-Gesnes (18 octobre)
Glitocybe cyathiformis Bull.
— expallens Pers.
— ericetorum Bull. Hygrophorus virgineus Wulf.
— niveus Scop. coccineus Schaeff.
— conicus Scop.
— chlorophanus Fr. Collybia longipcs Bull.
— erythropus Pers. Lactarius uvidus Fr.
— torminosus ScluefT.
— 139
Russula heterophylla Fr.
— lilacea Q. Flammula gummosa Lasch. Galera pygmajoaffinis Fr. Paxillus involulus Batsch. Stropharia ceruginosa Curt.
Le même jour, clans le parc d'Hauteclair :
Amanita strobiliformis Vitt. Tricholoma pessundatum Fr. Lactarius scrobiculatus Scop. Cortinarius caninus Fr.
— cotoneus Fr. Lycoperdon saccatum FI. dan.
Et au bord de la route, près de Grogny :
Hypholoma fasciculare Huds.
— ela^odes Fr. Coprinus comatus FI. dan.
— atramenlarius Bull
— deliquescens Bull.
Remarques
Je rapporte à Hypholoma elœodes un champi- gnon trouvé à Grogny et un peu plus tard à Gla- tignyxcspiteux, sur la terre ou sur de vieux bois, distinct de //. fasciculare par son chapeau rougeâ- tre au centre, jaune à la circonférence, à bords recourbés et ondulés, ses feuillets olivâtres et son pied plein, gros, tandis que chez //. fasciculare il reste toujours grêle. Le docteur Quélet a réuni H. fasciculare et // elœodes. Cependant, si les
- 140 '—
caractères qui différencient ces deux champi- gnons sont peu importants, ils paraissent cons- tants; on pourrait donc conserver //. elœodes à titre de variété; c'est l'avis de Bigeard-et Guille-
min (1).
Bois de l'Isle (2 ) octobre)
Amanita citrina var. mappa Fr.
— vaginata Lam.
— praetoria Fr. Tricholoma ustale Fr.
— aggregatum var. decastes Fr.
— terreum Sch. Russula emetica Schœff.
— atro-rubens Q. Entoloma clypeatum L. Bolelus bovinus var. mitisFr.
Sur un fumier, à la ferme de l'Isle :
Panosolus fimipulris Bull.
Bois et bruyères autour des étangs du Mortier et des Rablais (24 octobre)
Grès armoricain; schistes à Galymènes. — Taillis ; çà et là des plantations de Conifères
Lepiola clypeolaria var. pantberina Gill. grannlosa var. amianthina Scop. Tricholoma flavo-brunneum Fr.
— spermatîcum Fr.
(1) Flore des Champignons supérieurs de la France, p. ."548.
III
Q3
Clitocyhe aebularis Batsch.
infundibuUCormis var cxumbonata G. hirneola Fr.
cyathiformis var. expallcns Fr. Hygrophorus agathosious Fr. livido-albus Fr. chlorophanus Fr. in i nia lu s Fr. ce race us Fr. — psitlacinus Fr.
Collybia dryophila var. œdipus Fr.
— velutipes var. rufipesGill.
— platy-phylla Fr. Mycena lactea var. muscigena Schura
— galopus Fr. Canlharellus aurantiacus Wulf. Lactarius deliciosus L.
cupularis var. cyathula Fr. — vcllcreus Fr. Rnssula rosea Schœff.
— depallens var. vinosa Q. Oueletii Fr. emelica Schœff.
— décolora ns Fr. Marasmius prasiosmus Fr.
— oreades Boit. Nolanea mammosa Fr. Pholiola aurea Sow. Flammula gunimosa Lasch. Bolbitius titubans Br. Paxillus involutus Balsch.
— Alexandri Fr. Psalliota campestris L. Stropharia semiglobala Balsch. Hypholoma sublaleritium Schœff.
®U£
<.
— 142 —
Panœoluspapilionaceus Fr.
campanulatus var phalaenarum Fr. Boletus luteus L.
— flavusWith.
— granuiatusL.
— bovinus L.
— edulis L. lividus Bull.
Remarques
Le Bolbitius titabans abondait sur des tas de paille pourrie, qui couvraient la digue de l'étang des Rablais.
Le Paxillus Alexandri Fr. nous intéresse d'une façon spéciale. Il fut dédié par Fries à noire ancien confrère Paul Alexandre, qui l'avait re- cueilli aux environs d'Alençon. Après sa descrip- tions, Fries ajoute : •« Inter inuscos, in silvaticis « Gallice : P- Alexandre, qui monuit hune et cete- « ros a se missos etiam cl. Gillet deberi (1) ».
Gillet le décrit également en le dédiant à son collaborateur, mais il l'attribue au genre Lepista (2) dont la place dans la nomenclature, par suite de la couleur indécise des spores, varie avec les diffé- rents auteurs, et qui d'ailleurs est supprimé dans les ouvrages récents.
Il est hors de doute que la plante d'Alençon, par son chapeau déprimé au centre, à marge en- roulée,ses feuillets décurrents et ses dimensions,
(1) Hymeiwmyceles europxi, p. 401,
(2) Hyménomycètes de France, p. 196.
- 143 —
se rapproche beaucoup du P involutus, mais il est non moins certain que ses spores blanchâtres ne per- mettent pas de la laisser pics de celui-ci dans les Ochrosporées. C'est dans le genre Cliiocy.be, du groupe des Leucosporées, correspondant aux Paxillus par sa forme, qu'il convient de ranger P. Alexandri et le D1 Quélel me paraît abso- lument dans le vrai en l'assimilant au (llilocybc gilva Pers. (1). Les descriptions de Fries {C. gilva p. 95. P. Alexandri p. 401) examinées comparati- vement ne présentent que des différences insigni- fiantes de couleur, de viscosité, de feuillets plus ou moins décurrents, et en étudiant la plante avec ces textes sous les yeux, on reste indécis sur la détermination. Fries, après la description de C. gilva a d'ailleurs soin d'ajouter ces mots signi- ficatifs : « Respondet Paxillis » (2).
» »
Novembre est d'ordinaire doux et humide dans nos régions : moyennes de la température 7°o, de l'état hygrométrique de l'air 0.90, de la hauteur d'eau tombée 43 mra. Aussi la végétation fongique ne s'arrête t elle pas, particulièrement sous bois,
(1) Flore mycologique de France, p. 243.
(2) Fries lui-même semblait hésitant sur la place qu'il devait donner à son Paxillus lepista (Cfr. Monographia Hymenomycetum Suecûe, vol, 11, p. 113. Aussi les auteurs qui l'ont suivi le rangent, comme Gillet et Cooke {Hand- book of Brilish Fungi, p. 199). dans le genre Lepisla, les autres (Bigeard et Guillemin) dans le genre Tricholoma.
- 144 —
où le feuillage des arbres entretient une douce fraîcheur, en même temps qu'il s'oppose à la dessi- cation et au refroidissement du sol. Le mycologue peut donc faire de fructueuses récoltes pendant le mois de novembre, et même les continuer plus tard si le thermomètre se maintient au-dessus de zéro. Ainsi le 2 décembre 1913 et le 6 décembre 1914, j'ai pu recueillir sur les pentes boisées de la Butte Ghaumont une trentaine d'espèces à cha- que excursion.
L'année 1913 fait exception à la règle : il y eut en novembre 18 jours de gelée. Elle commença le 3 avec — t°5, mais les 3 et 17 le thermomètre descen- dit à — 5°, le 19 à — 6° et le 28 à — 7°6; la moyenne de la température ne fut que de 3°4. Les recherches mycologiques ne pouvaient donc donner que d'assez maigres résultats. Cependant, le nombre de jours de pluie (11), la hauteur d'eau tombée (90 mm 9), l'état du ciel (temps couvert et brouillards fréquents) étant restés favorables aux Champi- gnons, nos espèces les plus rustiques ont continué à végéter dans les stations abritées, particulière- ment sous les Conifères. Les listes suivantes les font connaître ; on y remarquera l'absence com- plète de Bolets, que leur tissu spongieux rend plus sensibles à la gelée que toutes les autres espèces de nos régions.
Arçonnav s prairies d'Hauteelair {2 novembre)
Lepiota excoiiala Sch. Tricholoma l'ulvuni Bull.
— 145 —
Tricliolôma grammopodium Bull. Slrophària semi-globata Batsch. Panaeoluscampanulatus var. retirugis Fr.
Bois des Garennes à Champfleur (3 novembre)
Armillaria luteo-virens A. et S. Tricholoma aggregatum var. hortense Pers. Mycena galericulata Scop.
— var. livida Gill.
— var. i'ulva Gill- Lactarius cupularis var. cyathula F. Pholiota aurea Soav. Corlinarius acutus Pers. Hcbeloma longicaudum Pers.
— spoliatum Fr. Panaeolus papilionaceus Fr.
Bois et bruyères de la Noë-de-Gesnes (0 novembre)
Lepiota procera var. gracilior Gill.
— granulosa Batsch. Ilygrophorus coccineus Scbœlï'.
— miniatus Fr.
Collybia fusipes Bull.
— erythropus Pers. clusilis Fr.
Mycena pura var. violacca Cost. Omphalia rustica Fr. Cortinarius tabularis Fr.
— anomalus Fr. cinnamomeus L.
Calera tenera SchéelT. — pygmœoaïïinis Fr.
10
- 146 —
Galera rubiginosa Pers. Tubaria furfuracea Petr. Psilocybe fœtiisecii Fr. Psatbyrella gracilis Fr. Coprinus diaphanus Q.
Parc de Beau vais (6 novembre)
Tricholoma grammopodium B. Glilocybe maxima Fr.
— nebularis Balsch.
— infundibuliformis Schœff.
— vibecina Pers.
Parc d'Hauteclair (17 novembre)
Tricholoma pessundatum Fr. Collybia dryophila'Bull. Mycena capillaris Schum. Polyporus resinosus Fr. Ecchyna faginea Er.
Remarques
Polyporus resinosus Fr. et Ecchyna faginea n'avaient pas encore été signalés dans nos régions; ce dernier croissait en abondance sur un vieux tronc de hêtre au milieu de la futaie.
Parc de Vervaines (18 novembre) Granité. — Chênes, hêtres et surtout conifères
Lepiota granulosa Balsch. Tricholoma terreum Sch.
— 147 -
Tricliploma terreum var. argyraceum Bull. Glitocybe nebularis Batsch.
rivulosa var. pityopbylla.
— geolropa Bull, lenticulosa Gill.
— expallens Pers. Collybia protracta Fr.
— conigena Pers.
— dryophila Bull. Mycena denticulata Boit.
— tenuis Boit.
— pura var. rosea Cost.
— galericula var. calopus Fr.
— lactea Pers.
— — var. muscigcna Sclium.
— nivea Q.
— elegans Pers.
— corticola Schnm. Lactarius cupularis var. cyathula Fr. Cortinarius saturninus Fr. Hypholoma sublateritium Sclunelï'. Scie roder m a vulgare Fr.
Gcastcr bygromelricus Pers.
Bemarques
Le Collybia conigena trouvé à Vervaines et à Beauvais (voir plus loin) est bien le type décrit par Gillct (1) ; près de C conigena j'ai recueilli à Beauvais C. tenacella var. slolonifera. Quant au C. clavus ScluelT., caractérisé d'après Fries par son
;i) Gillet, Op. cit., p. 321 et 325.
— 148 —
pied plein et son chapeau rouge orangé vif (1), je ne L'ai pas encore rencontré, bien que Gillet le signale aux environs d'Alençon. Costantin et Dufour font des C. tenacella et C. clavus de simples variétés de conigcna (2).
Après la forte gelée du 28 novembre, le thermo- mètre a remonté et en décembre la température fut notablement plus élevée que clans le mois pré- cédent. Les maxima se tiennent entre 10° et 15°, les minima arrivent parfois jusqu'à 10°, la moyenne mensuelle est de 7C8 ; 3 jours de gelée et très faible ; le thermomètre n'est pas descendu au-dessous de —2°. L'humidité se maintient constante : 21 jours de pluie fournissant 16o"""4 d'eau, ciel presque toujours couvert- Ce temps doux et humide persiste encore aujourd'hui 15 janvier, où se terminent mes observations. Aussi j'ai pu recueillir le 13 décembre :
A Hauteclair :
Tricholoma scalpturatum Schœff., abondant sous
les Conifères, i'ieurotus ostrealus Jacq.
A Grogm :
Tricholoma scalpturatum Sclueff. Mycena proliféra Fr.
(1) Fuies, Op. cit., p. 123.
(2) Nouvelle Flore des Champignons, p. 21 et 23.
— 149 —
Mycena echinipes Lasch.
— hiemalis Osb. Claudopus variabilis Pers.
A la Noé-de-Gesnes :
(ilitocybe expallens Pers Laccaria laccata Scop. Mycena corlicola Schum.
Sous les sapins dans le parc de Beauvais .
Tricholoma nudum var. Iilacinum Q. Collybia conigena Pers.
— tenacella var. stolonifera Gill. Omphalia setipesFr.
Inocybe geophila var. fulva Cost. Geaster bygrometricus Pers. Lycoperdon purpuraceum Sch.
— gemmatum Fr.
— piriforme Sch.
Le 7 janvier, je retrouvais à Hauteclair les deux espèces précédemment citées avec Collybia meta- chroa var. dicolor Gill. sur des feuilles de peuplier et sous les sapins à Beauvais, Tricholoma nudum var. Iilacinum Q., Collybia conigena Pers , avec 1 lyplioloma fasciculare Iluds. et Odontia argula Fr. sur de vieux bois.
Le 11 janvier dernière excursion qui me permet de constater encore les espèces suivantes :
Sur du terreau dans la plaine de Mortsort à Alençon Psalliola campcslris var. praticola Cost.,
loG
très abondant, avec des spécimens dont le chapeau dépasse 20cm, — Tricholoma sordidam Fr. égale- ment abondant, mais au milieu des Graminées.
Dans un endroit très abrité près du parc de Bois d'Effre un exemplaire de Clitocybe gigantea Sow., mesurant : chapeau 27cn\ pied llcm de lon- gueur et 32mm d'épaisseur.
J'observai #en outre plusieurs Champignons subéreux qui, comme ceux de la première liste, rentrent dans la catégorie des espèces hibernales :
Polyporus abietinas Fr. — Sur un sapin dans le parc de Malèfre à Arçonnay. sous la forme Irpex fusco-violaceus ;
Physisporus ferruginosus Schrad. — Sur de vieux bois pourrissants, dans un jardin à Alençon;
Merulius papyrinus Bull. — Sur des vieux bois près le Tertre à Bérus;
Irpex canescens Bull, et Irpex obliquas Bull. — Ibid;
Odonlia membranacea Bull. — Ibid ;
Aiirieularia tremelloidcs Bull. — Sur une souche de Coudrier, près du parc de Bois d'Efiïe
SÉANCE OU 6 IV1ARS 1916
Présidence de M. Ligmer, vice-président
La séance est ouverte à 17 heures et demie et levée à 18 heures 45 minutes. Assistent à la séance : MM. Bigot, Chevkel, Drouet,
HoUARD, LlGXIER, MaZETIER.
' Le procès-verbal de la séance du 7 lévrier est lu et adopté sans observations.
Les ouvrages reçus depuis la dernière séance sont déposés sur le Bureau.
Nécrologie. — Le Président fait part du décès de M. le Dr Catois, archiviste de la Société, dont il faisait partie depuis 1879, c'est-à-dire depuis 36 ans. 11 avait rempli les fonctions de Bibliothécaire de 1897 à 1908, et avait présidé la Société en 1909.
M. le Dr Catois, professeur d'Histologie à l'École de Médecine de Caen, était Docteur ès-Sciences naturelles avec une thèse fort remarquable sur l'Histologie du cerveau des Poissons. C'était un des membres les plus assidus de nos séances, auxquelles il a apporté à plu- sieurs reprises des communications très intéressantes.
Comme notre confrère Noury, le Dr Catois était parti dès la mobilisation pour remplir son devoir de méde- cin militaire. Presque jusqu'à son dernier jour, il a assuré le service auquel il avait en dernier lieu été affecté, et il est morl lui aussi à ce champ d'honneur que la salle d'hôpital est pour le médecin.
La Société décide que l'expression des regrets que lui cause la mort de notre excellent collègue seront consi- gnés au Procès-Verbal,
— 152 —
Correspondance. — Le Secrétaire communique une circulaire de M. le Ministre prescrivant de soumettre au service local du contrôle de la Presse, les publica- tions de la Société.
Dépôt de Travaux. — Le Secrétaire donne lecture d'une note de M. l'abbé Letacq sur la présence de Limax gagaies Drap, dans l'Orne.
M. Drouet donne lecture d'un travail intitulé « Réflexions d'un Octogénaire sur la Météorologie ».
153 -
Abbé LEÏACQ. — Le Limax g-agates Drap, existe-t-il dans l'Orne ?
M. le Commandant Caziot, bien connu par ses nombreux travaux sur la Malacologie française, vient de publier dans les Annales de la Société Linnéenne de Lyon, t. LXII, 11115, pp. 43-65, un mémoire qui, par l'abondance et la précision des indications, continue dignement la tradition des précédents. Il a pour titre : La Faune terrestre lusitanienne.
L'auteur s'attache à montrer que les recherches récentes faites sur les Mollusques fournissent « des éléments à la solution du problème si pas- sionnant de l'Atlantide ». Il énumère, avec de nombreux détails sur leur distribution géogra- phique, les représentants de celle faune, dont quelques-uns sont restés cantonnés sur la bordure océanique, notamment en Bretagne, pendant que d'autres s'étendent plus ou moins vers l'Est. Par- mi ces derniers figurent Limax gagates Drap- {Milax Gray, Amalia Hey.) et Hélix fusea Mont-, signalés dans le Maine et la Basse-Normandie (1).
AI. Caziot reproduit toutes les notes que je donne sur les localités de VUelix fusca dans le Calvados, l'Orne et la Sarthe, mais pour le Limax gagates, que j'indique aux environs d'Alençon,en
(1) A..-L. Letacq, Manuel paur servir à l'étude des Mollus- ques du Maine et de la Basse-Normandie, Bull, de Mayenne" Sciences, uni, p. loi ; 1912, p. 1 04.
— 154 —
plusieurs points des régions normande et man- celle, il semble moins rassuré sur l'exactitude de mes renseignements. Il dit, en effet, dans une note, p. 53 : « On l'a signalé (L. gagalcs), en « dehors des départements littoraux, dans la « Haute-Garonne, l'Isère, le Rhône, les Vosges, « la Haute-Loire, l'Orne, le Gers et la Drôme, etc. « Plusieurs de ces indications nous paraissent « tout à fait douteuses. Elles auraient besoin d'être « sérieusement contrôlées. Les erreurs de déter- « mination sont faciles à commettre ».
Les erreurs de détermination sont faciles à com- mettre, d'accord. Il est cependant des cas où elles ne sont guère probables : ainsi Limax gagates se distingue à sa cuirasse chagrinée, gibbeuse, comme bilobée ; ces caractères, visibles à l'œil nu, faciles à constater, ne permettent pas de le confondre avec les autres espèces du genre; il se reconnaît au premier coup d'œil.
Je ferai ensuite remarquer à M. Caziot que la présence de L. gagates aux environs d'Alençon n'est pas plus invraisemblable que celle à' Hélix fusca. La flore et la faune de nos régions ont bien des points de contact avec celles de la Bretagne: si nous ne possédons pas de plantes aussi carac- téristiques que E/ica lasitanica Rud., Dabœcia poli- folia Don., Cislus hirsutus Lam., Trichoman.es radicans L., cités comme termes de comparaison par M. Caziot, nous avons pourtant Ranunculus ololeacos Ll., Helianthemum guttatam Mil . Illeee- brum verticillatam L., Erica ciliaris L., Sibthorpia europsea L., Lathrma clandestin.ah., Hymenophyllum
— loo —
tanbrldgensf'. Sm„ Dicranum scottianum Turn., Orthotrichum phyllanthiim B. E., Madotheca porella Nées, Scapania resupinata Dum., Fossombronia DumortieriL\ndb-,RamaUna cuspidata Ach., Phys- cia aquila Ach., c[ui témoignent d'une façon très nette de l'influence du climat armoricain (1).
J'avais déterminé mes exemplaires de Limax gagates à l'aide des descriptions et des figures de Draparnaud, de Moquin-Tandon, de L.-E. Adams (The Collée tors Manual of Brit. Shells), de Lcssona et Pollonera (Monografia dei Limacidl italiarii), et je croyais bien ne m'être pas trompé. Cependant, com- me il s'agissait d'une espèce inconnue dans le Mai ne, indiquée en Normandie, aux environs de Vire seulement (2), je n'ai voulu rien publier sans la soumettre au savant malacologiste anglais, M. W. D. Rœbuch, dont personne ne songera à contester l'autorité. Or, M. Rœbuch a d'abord confirmé ma détermination par lettre, puis il a publié dans la Feuille des Jeunes Naturalistes, n° du 1"' mars 1910, sous le titre de Quelques Limaciens du département
i! A..-L. Letacq, Recherches sur la distribution géographi- que des Muscinées dans le département de l'Orne, et Catalogue des espèces recueillies dans celle région, Auch. G. Foix, 1885, in-S°. 60 p , Extr, de la Revue Botanique; Considérations sur la Géographie Botanique du département de l'orne. Annuaire Normand, 1895, p. 245-288. — E. Monguillon, Catalogue des Lichens de la Sarthe, Le Mans, Mondoyer, 1901, in-8", 110 p. et Suppl. 1915.
- E. Balle, Note sur les Limaciens observes aux environs de Vire, Bull. Soc. des Se. nal. d'Elbcuf, 1888.
— 156 —
de l'Orne, la liste des espèces que je lui avais com- muniquées et, parmi elles figure Limax gagates- La présence de cette espèce aux environs d'Alençon est donc établie d'une manière certaine et nous ne devons pas hésiter à l'inscrire dans notre faune. (1)
(1) Mon collègue et excellent ami M. GerbauLt m'a adressé au mois de juin dernier un exemplaire de Limax gagates recueilli dans son jardin à Fresnay-sur-Sarthe (noie ajoutée pendant l'impression).
— 157
A. BIGOT — Notice explicative de la feuille « FALAISE » du Service de la Carte géologique de France.
INTRODUCTION
La partie occidentale de la feuille est occupée par des roches paléozoiques, schistes et grès re- dressés et granité, qui constituent le Bocage; cette région est très accidentée, arrosée et boisée, avec pâturages et vergers. La partie orientale est for- mée par des calcaires et des argiles, appartenant aux terrains secondaires, dont les couches hori- zontales masquent le prolongement vers l'E. des formations du Bocage- Celles-ci s'insinuent par les vallées dans la région adjacente, et percent de place en place le manteau jurassique. Inverse- ment, des témoins de l'ancienne extension des terrains secondaires s'observent sur les forma- tions du Bocage très loin de la limite générale de ces terrains (Cénomanien du Mont Pinçon, Lias de Sainte-Honorine). Les terrains secondaires dé- terminent deux régions : l'une, àl'YV., continuela Campagne de Caen; elle est formée comme elle de plateaux mollement ondulés, reposant sur les cal- caires Bajociens et Balhoniens, décalcifiés dans le Cinglais; c'est une région de production de cé- réales, colza, betterave sucrière et délevage de chevaux. Elle est suivie à l'E. par le Pays d'Auge, bord d'un plateau formé d'argiles oxfordiennes, recouvertes par des calcaires cénomaniens. avec
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manteau d'argile à silex; il est fortement découpé par de nombreuses vallées, riches en pâturages, plantés d'arbres à fruits, et produit abondamment cidres réputés et lait servant à la fabrication de fromages renommés.
DESCRIPTION DES TERRAINS
a2 Les Alluvions Modernes ont un dévelop- pement en rapport avec l'importance des vallées dont elles occupent le fond plat.
A Dépôts de remblayage des vallées sèches, très développés dans la région des cal- caires; entraînés par le ruissellement, ils s'accu- mulent dans les vallées asséchées par l'enfonce- ment des nappes d'eau. Ils se relient aux allu- vions anciennes et aux dépôts meubles sur les pentes de la période actuelle, qui sont formés de pierrailles roulées et de limons jaunâtres.
a la Alluvions anciennes. — Elles sont for- mées de couches de galets provenant des roches qui affleurent dans le bassin actuel des cours d'eau autour desquels on les rencontre. Dans la vallée de l'Orne, elles occupent plusieurs terrasses élagées entre le niveau actuel de la rivière et la cote 81 ; elles renferment des galets et des blocs de granité (voir feuille Caen). Dans la vallée de la Dives et de ses affluents, on distingue deux ni- veaux : le niveau supérieur atteint dans la butte de Canon l'altitude de 80 mètres (60 mètres au- dessus du niveau de la Dives), il ne renferme que des galets de silex du Crétacé et quelques galets
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de grès tertiaire, dans une gangue argileuse; les dépôts du niveau inférieur descendent jusqu'au niveau des cours d'eau actuels, dont ils s'écartent peu ; ils sont sableux, renferment surtout <\cs galets de calcaire bathonien et grès anciens (Ber- nières-d'Àilly, Qaétiéville), parfois cimentés en bancs discontinus (Condé-siir-Ifs). Les galets qui surmontent le Jurassique au N. de Yillers-Bocage sont peut-être plus anciens, de même que les sables qui surmontent le Trias aux Moutiers-en- Cinglais.
alb Limons des plateaux. — Ils n'existent que sur les calcaires jurassiques, dont ils représentent une formation résiduelle, et donnent une grande richesse agricole aux régions de la Campagne de Falaise sur laquelle ils sont développés- Ils se relient sur les pentes à des dépôts de ruisselle- ment qui se confondent eux-mêmes avec les dépôts meubles À.
Argile à silex. — Celle qui provient de la décalcification du Cénomanien couronne les pla- teaux du Pays d'Auge (C4). Sur la rive gauche de la Laize, la décalcification a transformé le Bajocien et le Vésulien en une argile jaunâtre, avec nom- breux silex, dans laquelle il est impossible de séparer ce qui revient à chacun des deux hori- zons; des lambeaux de cette argile à silex d'ori- gine jurassique (Jiv-m), s'observent autour d'Ussy et sur le Précambrien au S. de la zone bocaine. L'argile à silex au S. d'Evrecy résulte de la décal- cification du Bajocien inférieur (Jn); au contraire, les plaquettes de silex des environs de Saint-
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Aignan-de-Cramesnil doivent être rattachées au Bradfordien (J,). Cette décalcification a atteint également le Lias. Le fer de ces argiles s'est con- centré en nodules de limonite, qui ont donné lieu aux Rotours (La Mare), à Ghampcerie et aux Mi- nières d'Ouiliy à des exploitations analogues à celles de la région de Rànes (feuille Alençon).
e Grès Tertiaires. — Représentés à Sainte- Marguerite de-Viette par des poudingues, épais d'environ 1 mètre, formés de galets peu roulés de silex de l'argile à silex, cimentés par un quartzite lustré très dur: ces poudingues se développent sur la feuille de Bernay, où ils sont associés à des grès rapportés au Thanétien. Le sol de la foret de Gouffern, près du Bourg-Saint-Léonard, est jonché de blocs tabulaires de grès, avec parties silicifiées, tabulures dues à des racines; ils sont du même âge que les grès à Sabalites des Bois de la Cochère, sur la feuille Alençon (Luté- tien)-
c4 Le Génomanien forme le sommet des Buttes du Pays d'Auge, où il peut atteindre une épais- seur d'une quarantaine de mètres, et la Forêt de Gouffern. Le niveau supérieur à Acanthoceros Rhotomagense ne paraît pas avoir été conservé dans les limites de la feuille : la surface du Géno- manien, décalcifiée, a été transformée en argile a silex; les couches les plus élevées sont for- mées de calcaires jaunâtres, caverneux, durs, avec moules de Pélécypodes et Acantlioceras Man- telli (Coudehard), exploités par cavages à Crout- tes ; au-dessous, la plus grande partie de l'étage
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esl à l'état de calcaires tendres, plus on moins glauconieux, avec silex cornus, rares, et de sables renfermant de nombreux fossiles, surtout «les Brachiopodes, Terabratalq biplicala, Rhynchonella dimidiala (Le Billot, Butte de l'Egreffin : la base est formée d'une argile glauconieuse, vert foncé, ('paisse de '.\ à 4 mètres, avec quelques nodules phosphatés. Un lambeau de quelques centaines de niches carrés, épais de 2 à 'À mètres, existe au Mont Pinçon, à l'W . d'Harcourt, vers 350 mètres d'altitude, en plein massif ancien; il renferme des fossiles caractéristiques, Janira quinquecoslata, Aleciryonia carinata; son affleurement est presque entièrement caché par des éboulis d'ampélites siluriennes.
J:i Oxfordien Coralligène. — Représenté par un calcaire jaunâtre, plus ou moins oolithique, de 4 à 5 mètres de puissance, avec débris de Polypiers et d'Oursins: il n'affleure que sur une faible distance sur la rive droite de la Vie.
J- Oxfordien. —Il forme le soubassement des hautes collines de la rive droite de la Dives, au- dessous du Cénomanien, donl il n'est séparé par les assises coralligènes qu'au N. E. de la feuille. Il esl, constitué par une niasse (''paisse d'argiles, donl il esl 1res difficile de délimiter la base, mais qui atteint au moins (il! mètres depaisseur Les conclies les plus élevées sont formées, autour de Champeaux et de Croutles, par des sables roux et grès ferrugineux (Calcareous grit), développés sur la feuille Bernax autour de \ imouliers, et qui appartiennent à la zone à Cardloceras cordatum;
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au dessous, ou constate l'existence de couches à Alectryonia gregarea, Liogryphea dilatata, puis, tout à fait à la base des argiles calcaires et des marnes avec une forme de L dilatata, mais l'étu- de de ces niveaux est impossible par suite du défaut de carrières, de la présence de nombreux éboulis et de l'abondance de la végétation-
J1 Callovien. - Il forme un large talus entre la Dives et le pied des collines oxfordiennes. Il est impossible dans l'état actuel des affleurements de distinguer les trois zones signalées dans la notice de la première édition. Les couches termi- nales sont rarement visibles : elles sont formées de calcaires roux , avec Rhynchonella spathica (Butte de i'Egreffin), mais comme il est impossible de suivre celte ligne de repère, la séparation tra- cée sur la carte entre le Callovien et l'Oxfordien inférieur (couches à Pelloceras athlela) est très approximative. Au-dessous des couches termina- les, qui représentent le Callovien ferrugineux à Slrphrorcras coronaiam de la Saillie, l'étage dont l'épaisseur est d'une quarantaine de mètres, est constitué par des argiles avec lits de calcaires marneux, très argileuses à la base, où elles con- tiennent Mdcrocrpftdlilcs macrocephalus . Dans les Buttes de Goull'ern. la partie inférieure du Callo- vien, seule représentée, s'amincit progressive ment vers l'W. par suite de sou ra\ i ne nient avanl le dépôt du Cénomanien. Les Brachiopodes soûl ordinairement abondants à ce niveau (Zeilleria obovala).
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Ji Bradfordien supérieur. Il forme une partie du sous-sol de la Campagne de Falaise el d' argentan ; son épaisseur aux environs d'Argen- tan a été estimée à I."» à 20 moires : il est essentiel- Lemenl constitué par des calcaires à grain gros- sier, qui ont une tendance à se diviser en pla- quettes, des sables calcaires, les uns cl les autres formés de fragments de coquilles triturés, dispo- sés en général en stratification entrecroisée (faciès de charriage) ; les Bryozoaires sont parfois très abondants (Occagnes), mais l'horizon est généra- lement moins fossilifère que sur k feuille Cacn, sauf quand il existe des lits argileux, qui renfer- meut de nombreux Brachiopodes (Zeilleria digona, Terebratala intermedia, Eudesia cardlum). La sur- face du dernier banc au-dessous du Callovien est durcie, perforée, et porte des Huîtres adhérentes. On a rapporté à ce niveau, plutôt qu'à l'oolilhe miliaire, des couches avec plaquettes et rognons de silex, qui forment le sommet du plateau des Monts d'Ëraines; d'après de Caumonl, c'est dans ces plaquettes qu'auraient été trouvées la plupart des empreintes de Cycadées et de Fougères, signa- lées dans la première édition de la feuille. Des plaquettes de silex, avec débris de Brachiopodes et de Crinoïdes, occupent la même position aux environs de Saint-Aignan-de-Cramesnil.
Ju Oolithe Miliaire. --Le développement im portanl de ce faciès à la hase du Bradfordien est en relation avec le voisinage d'anciennes crêtes siluriennes, favorables à l'établissemenl de for- mations zoogènes et des sédiments qui eu déri-
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vent : il est possible que les dépôts de ce faciès qui reposent sur les terrains anciens embrassent alors une partie du Vésulien. Cet horizon comprend des calcaires cL des sables oolithiques, pouvant atteindre 40 mètres d'épaisseur Monts d'Eraines), des calcaires pisolithiques Tiuii), des calcaires en gros bancs, pouvant être exploités comme pierre de taille durci Fel) ou tendre I Mont de Gris} ) et sur les récits anciens des calcaires générale ment durs, avec galets des roches sous-jacentes, Polypiers disséminés, Terebralula maxillaia, grands Pélécypodes (Aubry en-Exrnes). L'horizon est or- dinairement très peu fossilifère (Anabacla cornpia- nata, Macrodon hirsonense). 11 porte généralement des sols peu fertiles, souvent plantés de sapins.
Jni Vésulien. --Il est partout sous le faciès cal- caire. Epais de 35 mètres environ au N. de la feuille, il s'amincit vers le S., peut être parce qu'il est en partie représenté par le faciès précé- dent. Il est formé de calcaires crayeux et de bancs d'excellente pierre de taille tendre, analogue à la pierre de Gaen, exploitée soulerrainement à Quilly, Saint-Pierre-Canivet. En approchant des bandes de grès siluriens, les calcaires deviennent plus durs. Les fossiles sont peu abondants (Par kinsonia, Pinna Cadomensis, GervUlia pernoides). La pailie supérieure du Vésulien renferme des rognons de silex bruns et noirs. Il n'a pas été possible de distinguer ces argiles à silex(Jm) des argiles à silex provenant de la décalcification du Bajocien (Ji\ .
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Jn Bajocien. — fa 'I étage conserveau N. delà feuille (May, E\ recj . W . «lu Cinglais) Les divisions cl les caractères décrits dans la notice de la feuille Caen. Le niveau si typique de l'oolithe ferrugi- neuse(Jivb) sépare L'oolithe blanche (JYvc)de la Ma lière (Jm). La matière, ('paisse de 7 à -S mètres dans les environs d'Evrecy, s'amincit cl devient très fossilifère sur Le récif de Ma> (voir feuille Caen l : elle est forméed'un calcaire marneux, gris, avec silex ; elle esl souvent décalcifiée, ainsi que l'oolithe ferrugineuse, qui est alors remplacée par un sable d'oolithes de limonite, avec de nombreux fossiles silicifiés (La Gaine). Des Bret- tev il le sur-Laize, l'oolithe ferrugineuse disparaît, la mâlière est très amincie; en s'avançant vers le S., le Bajocien esl formé par des calcaires blancs, durs, épais de 2 à '■*> mètres, dans lesquels on peut distinguer (Falaise et tranchée de Vignats) : 1° un niveau supérieur, avec de nombreux moules de fossiles, surtout des Trigonies et Coeloceras lin- guiferum, Cosmoceras Garanti, très nombreuses Acanthoihyris spinosa; 2° un niveau inférieur,